Maroc:
Hassan II, Agent duMossad
Selon
les documents des "Archives Nationales"
d'Israël récemment ouvertes au publique,
et selon les révélations faites par
Nahum Goldman (ancien président - en
même temps, pendant plus de vingt ans -
du Congrès Juif Mondial et de
l'Organisation Sioniste Mondiale) dans
son livre "Le paradoxe juif" ,
et selon les révélations de
Mohamed Hassanein Heikal dans un article
publié dans la revue libanaise "Achiraa",
et selon les révélations du professeur
Israël Shahak dans son livre "The open
secrets":
le despote Hassan II n'a - en réalité
été qu'un vulgaire espion au service du
Mossad juif israélien!
L'ironie du sort est qu'il y a même
eu, en secret, - comme on vient de
l'apprendre - une une parallèle
concurrence et une précipitation - "Harouala"
- entre le gauchiste enjuivé caviar
Ben Barka et la
crapule despote Hassan II pour servir
Israël et le Mossad: le premier pour
s'emparer du pouvoir, le deuxième pour "l'éternellement"
conserver!Et puis il y a aussi le
"bourgeois" istiqlalien Balafrej qui
s'est aussi volontairement mis aux
service du Mossad juif.
###
Dès le début des années 60,
Hassan II
et les services secrets israéliens ont tissé
des liens. Ils débutèrent avec la question
de l'exode des juifs marocains vers Israël
pour s'étendre à une coopération plus
étroite.
L' histoire
des relations entre l'un des services
secrets les plus criminels du monde,
le Mossad israélien, et le Hassan II remonte aux premières années
de l'indépendance du Maroc.
A l'époque,
Israël, "état" bandit colonial façonné par
la mafia juive mondiale au lendemain de
la Seconde Guerre mondiale, recherche à
tout prix des moyens de survivance dans
un environnement résistance arabe en ébullition et
forcément hostile.
L'Etat bandit est
conscient que son avenir dépend avant
tout de sa démographie et de sa capacité
à entretenir des relations stratégiques
avec nombre de dirigeants traîtres des
pays arbo-islamiques. Hassan II correspond aux
desseins des sionistes.
Selon le juif Agnès Bensimon, auteur du célèbre
« Hassan II et les Juifs », c'est parce
que les services secrets israéliens ont
fourni des renseignements très précis
quant à un complot visant à tuer le
prince héritier en février 1960 que les
relations entre le Maroc et Israël ont
débuté.
Mais, pour l'historien juif Yigal Bin-Nun,
c'est en 1963 que la coopération
officielle entre les deux pays a
commencé.
Quel intérêt pour
Hassan II ?
La rencontre est
arrangée en février 1963 chez Benhamou
lui-même, rue Victor Hugo à Paris, entre
l'agent Yaakov Karoz et le représentant
de Hassan II.
Les relations entre Hassan II et Israël
deviennent dès lors officielles. Hassan
II craignait que son trône ne soit
menacé par le panarabisme. Pour mieux
servir le Mossad, Il faisait
mine de sympathiser avec la vague
nassérienne qui submergeait le monde
arabe ; en réalité, il le faisait pour
ne pas se laisser distancer par
l'"opposition".
Selon l' ancien agent du Mossad, Yigal Bin-Nun,
Hassan II a voulu se rapprocher
d'Israël parce qu'il était attiré par ce
qu'on appelait alors le « miracle»
de l'occupation juive, comme -
auparavant - il a été fasciné par le l'
occupation française au Maroc .
Beaucoup de petits despotes - tel que
Hassan II - nostalgiques du
colonialisme, de la loi da jungle, de
l'occupation et de grand banditisme à
grand échelon royal, étaient fascinés
par la capacité ce petit Etat criminel
bandit à écraser toute résistance et à «fleurir le désert», selon
l'expression consacrée.
L'inexistence
des relations israélo-arabes était
propice à un rapprochement entre Hassan
II et les dirigeants israéliens,
d'autant plus que Ben Gourion avait
décidé d'opter pour la politique dite
des Etats périphériques : il fallait
développer une ceinture d'Etats vassales
lointains mais dociles.
L'intrusion du Mossad au Maroc s'est
faite par des voyages clandestins de
nombreux agents du Mossad et de leur
chef Isser Harel, entre 1958 et 1960.
Le
premier eut lieu le 1er septembre 1958.
Les autorités de Hassan II gardèrent
cette visite dans un secret total, préparant ainsi le terrain à
"l'accord" conclu entre le
Palais et Israël favorisant l'exode des
Juifs du Maroc pour aider Israël dans
son occupation à mieux vaincre
démographiquement ses victimes
Palestiniens Musulmans et Chrétiens.
Les officiers et agents de Hassan II
se rendirent clandestinement en Israël
et des politiques et militaires
israéliens firent durant de longues
années le chemin inverse.
Les archives nationales d'Israël
regorgent de documents historiques qui
retracent ces liens. Hassan II a souvent demandé aux Israéliens
de les renseigner sur les Etats arabes
favorables à un renversement de la
monarchie alaouite.
Israël a aussi
soutenu Hassan II dans sa "Guerre des
Sables" avec l'Algérie en lui livrant des
blindés. Des officiers de Tsahal et du
Mossad ont formé et encadré la jeune
armée royale et les services de sécurité
dont le célèbre Cab-1, l'embryon de la
DST.
En retour, et malgré l'envoi - en guise
de camouflage - de
troupes au Golan jugé "anecdotique",
Hassan II n'a eu de cesse de "normaliser"
l'existence de l'Etat d' occupation juif auprès du
monde arabe, en jouant par exemple un
rôle capital dans l'accord de
capitulation et de la neutralisation de l'Egypte qui coûta la vie
au traître Anouar
Sadate, ou encore d'ouvrir à Rabat et à
Tel-Aviv des antennes diplomatiques.
Jusqu'aujourd'hui Israël a continue à
aider "technologiquement" le
régime alaouite pour se maintenir au
pouvoir.
......
Le secret et les
tabous ont toujours entouré les
relations entre la monarchie au
Maroc et l'Etat d'occupation Israël. Leurs liens sont souvent passés
sous silence. Pourtant, ils existent
bel et bien…
Drôle de jeu auquel ils se livrent. Un
couple qui semble avoir fait sien
l’adage « pour vivre heureux, vivons
cachés ».
Dernière polémique en
date, les accusations portées
à l’encontre du maire de Marrakech,
Omar Jazouli, affirmant que ce
dernier aurait signé un accord de
coopération, le 22 février 2007 à
Marseille, avec le maire de la ville
israélienne de Haïfa, Yona Yahav.
Le gran quotidien marocain Attajdid
a carrément lancé un appel implicite
à l’intifada.
Arguant des
exactions croissantes des Israéliens
contre les Palestiniens, les
Islamistes marocains refusent toute
normalisation avec l’Etat hébreu. Et
ce ne sont pas les seuls.
Dès lors qu’il s’agit de
l’Etat d'occupation juif occupante
et usurpateur, en tant qu’entité
politique, aucune des personnes
concernées n’admettra publiquement
et ouvertement avoir un lien, de
quelque nature que ce soit, avec
Israël.
Et pour cause. Entre un
conflit - relatif à l'occupation
juive de la Palestine, entre juifs
occupants d'un coté et musulmans et
chrétiens résistants de l'autre - vieux de
plus de près de 60 ans, un islamisme
résistant, des peuples arabo-islamiques
se développe rapidement et le
contexte pour le régime de Hassan II
- qui continue sans lui - ne se prête pas vraiment à
la franchise.
Pourtant, Mohamed VI et le Mossade continuent à
entretenir des relations très
étroites.
Visites de ministres israéliens au
Maroc, travail de lobbying auprès de
la communauté internationale…
Sur le
plan diplomatique, Mohamed VI [en
tant que "président du Comité Al Qods"!!!]
- qui a hérité de son père cette
relation "amoureuse" et illégitime
avec le Mossad - affiche
ainsi de manière plus ou moins
ouverte, en fonction de la situation
en Palestine, au Moyen-Orient et de
la conjoncture politique
internationale en général, sa
volonté de "normaliser" ses relations
avec Israël qui ne sont déjà que
plus que normales! Le « bon élève »
Mohamed VI est tout sauf
désobéissant aux directives de ses
maîtres juifs.
.......
Sur
le plan commercial, les relations
alaouites-israéliennes semblent
poursuivre paisiblement leur petit
bonhomme de chemin, narguant la
colère du peuple marocain. On estime à plus
d’une centaine les entreprises
israéliennes opérant plus ou moins
au grand jour sur le territoire
marocain, notamment dans le domaine
agricole.
Et les entrepreneurs israéliens
défricheraient le terrain pour leurs
compatriotes diplomates juifs.
Côté
israélien, les derniers chiffres
publiés par The Israeli Export and
International Cooperation Institute
font état, pour le premier trimestre
2006, de 46 firmes israéliennes qui
auraient exporté au Maroc pour un
total de 2 millions de dollars, soit
une augmentation de 23,5% des
exportations par rapport à la même
période en 2005.
Business is
business, a-t-on coutume de dire
dans la tradition alaouite enjuivée.
La
communauté juive au Maroc ne compte
plus aujourd'hui que 4.000 membres concentrés
essentiellement à Casablanca.
Cette communauté
est pour beaucoup dans
les liens actuels, et pas seulement
économiques, entre les deux pays.
Si André Azoulay est le plus connu
des agents du Mossad au Maroc, il y
a aujourd'hui des milliers d'agents
secrets du Mossad qui
travaillent activement au Maroc pour
asseoir et encrer le pouvoir juif au
sur notre pays occupé dans tous les
domaines et secteurs de notre vie
politique, économique, culturelle et
sociale. A notre époque de l'Intrnet
le
site "www.dafina.net" (qui se définit
comme le net des Juifs du Maroc),
est le filet électronique que le
Mossad utilisent pour le
recrutement des jeunes recrus
marocaines marocains aux service
d'Israël: en commençant à leur faire
écumer les célèbres boîtes de nuit
de Tel-Aviv et avec l'aide de quelques
"agences de
voyage" du Mossad, à Casablanca notamment,
qui proposent discrètement à leurs
clients des séjours tous frais
compris à partir de 10.000 dirhams.
Le statut et le réseau social de ces
"touristes" marocains d’un nouveau
genre leur facilite également
l’entrée sur le territoire
palestinien occupé.
Certains "Marocains" choisissent même
de s’installer dans l’Etat
d'occupation juive.
Ainsi, c’est avec une note de
suffisance non dissimulée que le
quotidien israélien Yediot Aharonot,
sous la plume de Yaakov Lappin,
rapporte dans l’édition du 21
février 2007 l’histoire de Fayçal.
G, un jeune Casablancais de
confession musulmane résident à
Tel-Aviv. Fayce -pseudonyme choisi
pour l’occasion- serait arrivé en
Israël en 1997 pour étudier à
l’Université de Tel-Aviv après des
études secondaires dans un lycée
juif de Casablanca.
Fayçal travaille actuellement pour
une société de NTIC à Tel Aviv et se
dit déterminé à renouveler son visa
étudiant - expiré voilà deux ans -
malgré les réticences du ministère
de l’Intérieur israélien.
L’histoire de Fayçal, racontée en
intégralité par Béni Issembert, un
journaliste israélien d’origine
française, a été publiée en France
aux Editions Ram sous le titre
"Fayce, le Je de la paix"!!!!
produit du régime alaouite!
Ici
et là, des supports de presse
rapportent quant à eux des expulsions de prostituées marocaines
musulmanes d’Israël qui y vendraient
clandestinement leur chair le soir
après leur journée de travail dans
des usines et des ateliers.
L’association islamiste Mouvement
Unicité et Réforme (MUR) dénonce
carrément une « filière de
prostitution marocaine en Israël ».
Réseau mafieux qui, selon une
organisation djihadiste
palestinienne, emploierait près de
600 jeunes filles maroco-musulmanes
dans des villes israéliennes et des
colonies juives, notamment en
Cisjordanie.
Le
"scoop" a même été repris par le
quotidien arabe londonien Al Quds Al
Arabi.
Voilà à quelle honteuse et
humiliante situation ce régime
"alaouite" juif nous a mené.
En
1956, le sultan Mohamed V sacralisé par les juifs, est de
retour. “pas un seul ministère ne se
constitue sans un juif” rappelle Serge Berdugo, l'exemple le
plus significatif étant celui du Dr Benzaquen. Des juifs sont à
l'Assemblée constituante, à l'OCP, dans les partis
nationalistes.
1956 l'activisme du Mossad est relançé .
Robert Assaraf le rappelle, c'est sous l'ombrelle des services
israéliens que Mohamed Laghzaoui, alors chef de la Sûreté
nationale, signe avec le représentant au Maroc du Congrès juif
mondial un accord organisant exode des juifs vers la Palestine
occupée.
Ayant soutenue activement
l'occupation colonialiste
française, les juifs sont pris de
panique à l'aube de l'indépendance et
leur exode vers la Palestine
occupée fut exacerbée par l'adhésion du
Maroc, en 1958, à la Ligue arabe et à
son très explicite corollaire, le Bureau
de boycott arabe contre Israël. Car les
juifs ont peur d'un Maroc indépendant et
appartenant à sa nation arabo-islamique.
Ils sont pour un Etat JUIF dans une
Palestine qu'ils occupent et contre un
Etat ISLAMIQUE libre dans un Maroc
libéré!
.....
En 1956, le sultan Mohamed V sacralisé
par les juifs, est de retour. “pas un
seul ministère ne se constitue sans un
juif” rappelle Serge Berdugo, l'exemple
le plus significatif étant celui du Dr
Benzaquen. Des juifs sont à l'Assemblée
constituante, à l'OCP, dans les partis
nationalistes.
1956 l'activisme du Mossad est
relancé. Robert Assaraf le rappelle,
c'est sous l'ombrelle des services
israéliens que Mohamed Laghzaoui, alors
chef de la Sûreté nationale, signe avec
le représentant au Maroc du Congrès juif
mondial un accord organisant exode des
juifs vers la Palestine occupée.
Ayant soutenue activement
l'occupation colonialiste
française, les juifs sont pris de
panique à l'aube de l'indépendance et
leur exode vers la Palestine
occupée fut exacerbée par l'adhésion du
Maroc, en 1958, à la Ligue arabe et à
son très explicite corollaire, le Bureau
de boycott arabe contre Israël. Car les
juifs ont peur d'un Maroc indépendant et
appartenant à sa nation arabo-islamique.
Ils sont pour un Etat JUIF dans une
Palestine qu'ils occupent et contre un
Etat ISLAMIQUE libre dans un Maroc
libéré!
.....
Selon Simon Lévy l'arrivée au Maroc de
Nasser, lors de la Conférence africaine
de Casablanca en 1961, déclencha une
vague de panique parmi les juifs restés
au pays, qui s'enferment dans leurs
mellahs.
Selon Simon Lévy, Misgueret
(organisation clandestine fondée par le
Mossad) organisa avec la collaboration
personnelle de Hassan II l' attribution
des passeports collectifs qui sont
distribués directement à l'Agence juive,
bateaux de la Comanav, cars de la CTM et
avions de la RAM étant réquisitionnés la
nuit ou hors des heures de service
normal. “Beaucoup sont partis la queue
entre les pattes”, averti Simon Lévy.
Cinquante dollars américains par
personne au départ est le prix fixé,
comme l'expose Agnès Bensimon dans
Histoire d'une émigration secrète. 500
000 dollars ont été directement versés à
Hassan II à Genève, sous la couverture
du HIAS, poursuit Robert Assaraf.
“Hassan baâ Lihoud bzraâ”, dit la rue
marocaine en référence à un accord
agricole passé avec les Etats-Unis -
dirigés aussi par le lobby juif. Hassan
II a-t-il vendu “ses” juifs ? Non!
En fait Hassan II a vendu la Palestine
aux juifs!
Au total, quelque 100 000 juifs sont
partis entre 1961 et 1967, dont plus
d'un tiers pour la seule année 1963.
A la suite de la
Guerre des Six jours en 1967, le reste des juifs au Maroc
prit panique en observant la
réaction nationaliste fervente du
peuples marocain. C'est aussi le temps
du réveil du peupla marocain avec le
boycottage des médecins, des commerçants
et surtout des avocats juifs au Maroc.
La lutte de la résistance contre
l'occupation juive doit être totale ou
pas! Le Maroc est aussi devenu une
Palestine occupée... cette fois ci
...par les juifs!
Les aveux d'un espion du
Mossad au Maroc
Ci-dessous, témoignage publié dans un journal marocain:
« Hoche », l'agent
du réseau
de la Misgeret
« Faire partir les gens ». C'est avec
sobriété qu'il décrit l'émigration clandestine des juifs du
Maroc vers Israël. Il ne semble pas prendre la mesure de ce qui
s'est passé, ni en évaluer l'importance. Il souhaite pourtant
garder l'anonymat : une peur, ou plutôt une prudence héritées
des années où il a travaillé comme agent actif de la branche du
Mossad qui s'occupait de « l'évacuation ».
Il accepte qu'on
l'appelle « Hoche », l'un des nombreux noms de code qu'il a dû
porter à cette époque.
Hoche est né à Fès en 1932. Fils d'un militaire juif
"français"
(« nous, on n'est pas des Français du décret Crémieux ») et
d'une mère juive "marocaine", il fait son service militaire pour « voir
du pays ». De retour au Maroc après être passé par l'Indochine,
l'Egypte et le Liban, il est recruté, par l'intermédiaire de
l'un de ses amis, pour faire partie du Mossad et aider à évacuer
les juifs du Maroc vers Israël.
« Je devais garder le secret
absolu. On devait jurer sur la Torah [la bible juive, c'est sur
cette même bible, l'"Ancien Testament" que les
Francs-Maçons prêtent sermon] qu'on ne dévoilerait rien
de nos activités ; c'était un véritable rituel, une cérémonie où
l'on ne voyait pas le colonel de l'armée israélienne qui
supervisait tout ça ».
En 1955, il est envoyé un mois et demi en
Israël pour participer à un stage de formation collectif.
« On
nous a mis dans des camps isolés et clandestins, dont personne
ne connaissait l'existence. On nous apprenait à nous battre et à
nous défendre, à mener les opérations sans jamais nous faire
repérer par la police. Nous étions une cinquantaine en tout et
nous ne devions pas nous parler, ni connaître nos vrais noms ».
Il se souvient que Moshé Dayan et Isser Harel sont venus les
voir pour leur parler et les encourager. De retour au Maroc, il
est affecté à « l'Etat-major », à Casablanca, dont les réunions
se déroulent dans un appartement de l'immeuble Liberté.
C'est là qu'il reçoit les premiers ordres : superviser les
opérations d'évacuation toutes les deux semaines environ, sans
intervenir lui-même, sauf en cas de problème. « Nous arrivions
la nuit sur une plage isolée. Nous attendions que le bateau nous
envoie des signaux lumineux pour lui renvoyer un message codé.
Les gens qui voulaient partir venaient de partout, de Marrakech,
d'Essaouira. On en a fait des choses… ». Mais l'événement dont
il est le plus fier s'est déroulé une nuit où il a utilisé sa
voiture personnelle et a refusé de la faire entrer trop avant
vers la plage, de crainte que quelqu'un ne note le numéro de sa
plaque d'immatriculation et ne découvre son identité. Cette
nuit-là, le reste des voitures des agents du Mossad a été
encerclé par des Marocains - « les Arabes », comme les appelle Hoche - qui avaient observé le va-et-vient des bateaux et des
véhicules et qui pensaient qu'il s'agissait de contrebandiers.
Ils avaient donc bloqué la sortie en l'obstruant à l'aide de
gros rochers. Il se trouve que cette nuit est celle qu'a choisie Isser Harel, le chef du Mossad en Israël, pour voir comment se
passait l'émigration clandestine au Maroc. Sans la voiture de
Hoche à l'extérieur, Harel était découvert. Hoche et le chef du
Mossad se sont donc faufilés jusqu'au véhicule et ont réussi à
se diriger vers l'aéroport où Harel est parti pour la France,
puis pour Israël.
Mais après le démantèlement du réseau de la Misgeret, Hoche
décide de s'installer en Israël après un séjour de quelques mois
en France. Il effectue un stage au ministère de la Défense
israélien pendant deux ans mais est très vite confronté à la
réalité de la société israélienne de l'époque : « J'étais suivi
par une Polonaise, alors, moi évidemment, qui venais du Maroc…
Aujourd'hui, il paraît que ça a changé. Mais je peux vous dire
que pour les juifs d'Afrique du Nord, ce n'était pas facile. Un
jour, on m'a même dit: « Ici, on n'aime pas les Noirs ». C'est
comme ça qu'ils appelaient les sépharades ». Hoche perd
l'illusions d'une vie paisible en Israël et s'installe en
France.
Et ce ne
sont pas seulement Hassan II et Ben Barka Barka
qui se prostituent au service du Mossad. En donnant
l'exemple, cette prostitution
a fait des bébés ...
Les
services secrets israéliens recrutent leurs agents parmi des Marocaines,
particulièrement douées et efficaces.
Espionnes
"marocaines"
du Mossad

Par:
Mouna Izddine
Maroc Hebdo
International N° 750 du 22 au 28 juin 2007
http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_750/PDF/Page30a34.pdf

Teint doré, petite coupe à
la garçonne, look exotic-chic, yeux pétillants, regard charmeur, démarche
gracieuse et élocution parfaite. Sous ses airs légers et désinvoltes de
métropolitaine bien dans sa peau, Nabila F., la quarantaine épanouie, cache
remarquablement son jeu. Nabila est, comme on l'appelle dans le jargon du renseignement, un officier
traitant. C'est ce qui ressort des révélations d'une certaine Jocelyne Baini,
sur le site www.doubtcom.com.
Polyglotte, instruite, intelligente, perspicace et discrète, c'est l'une des
recrues étrangères hautement opérationnelle d'une des plus puissantes agences de
renseignement dans le monde, le Mossad israélien. Chargé, à côté du Shabak (ex
Shin Bet, sécurité générale intérieure) et de l'Aman (renseignement militaire),
de la sécurité extérieure (renseignement, opérations clandestines et lutte
anti-terroriste). Nabila chapeaute un réseau de 12 agents secrets en jupons, toutes Marocaines
comme elle, dont sa sœur, engagée à l'âge de 12 ans. Repérée en décembre 2001
par le «sayan» Albert M., un agent dormant du Mossad établi au Maroc, dans une
soirée mondaine à Casablanca, celui-ci lui présentera quelques mois plus tard à
Paris, Joseph B., chasseur de têtes pour les services secrets israéliens. Nabila,
diplômée en sciences politiques et en langues étrangères, hésitante au début,
finira par accepter de travailler comme «katsa». Autrement dit, comme officier
de renseignement, pour le compte de l'Institut pour les renseignements et les
affaires spéciales, moyennant une rémunération initiale alléchante de 70.000
euros par an. Mais pas seulement. Car, en plus d'un salaire fixe, elle s'est vu proposer,
comme nombre d'agents secrets, d'autres émoluments et avantages en nature: prime
pour certaines opérations à risque élevé, passeports de plusieurs pays
occidentaux, voiture et appartement personnel dans une métropole de son choix,
ouverture d'un compte bancaire en Suisse, quelques bijoux précieux et vacances
annuelles vers sa destination préférée. Et, bien sûr, augmentation de salaire
avec l'expérience et les années passées au service de l'agence. Tous les
ingrédients de la motivation étaient là. Tests psychologiques, entraînement au combat, à la filature, à la résistance à
la torture, maniement des armes légères, perfectionnement en informatique, cours
de linguistique… Nabila suit une formation intensive et pointue en espionnage
pendant plusieurs mois dans la région de Haïfa. Jonglant avec les passeports et
les identités. Imitant à merveille les multiples accents orientaux. Au gré des
missions, elle est tour à tour journaliste marocaine, beurette bénévole dans
l'humanitaire, enseignante tunisienne d'arabe classique. Comédienne belge
d'origine libanaise, assistante de direction libyenne. Ou encore organisatrice
émiratie d'événements artistiques. Nabila apprend vite et fait montre d'une
telle efficacité qu'elle se voit à son tour confier le recrutement de nouveaux
agents féminins.
Nous sommes en 2003. Meir Dagan poursuit alors la politique d'ouverture du
Mossad, entamée en l'an 2000, sous la direction d'Ephraïm Halevy (1998-2002),
alors que la seconde Intifada battait son plein. Et que la communauté
internationale dénonçait massivement les exactions croissantes de l'Etat hébreu
contre le peuple et les dirigeants palestiniens. Plus que jamais, Israël a besoin d'être informé de tout ce qui peut, de près ou
de loin, attenter à son existence, sa sécurité ou sa pérennité. Le Mossad
s'essaie même au recrutement en ligne (www.mossad.gov.il). Les attentats du 11
septembre 2001 finissent de convaincre l'Institut (créé initialement en 1951
sous David Ben Gourion pour faciliter l'Aliyah, le retour vers le jeune Israël
né en mai 1948) de la priorité de renforcer ses antennes périphériques.
Notamment et surtout dans les nations et auprès des faiseurs d'opinion (hommes
et institutions) et des centres de décision politico-économiques arabes et
musulmans. Le mieux est d'embaucher des gens du cru, des autochtones. Et,
pourquoi pas, des femmes. Enrôlées de gré (en échange de contreparties
conséquentes) ou, comme le prétend Nima Zamar, dans Je devais aussi tuer ( Albin
Michel, 2003), de force (chantage, viol, menaces…). Attirant peu les soupçons et les méfiances, le “sexe faible” dispose en plus
d'un arsenal inné redoutable. Enveloppe charnelle qui s'avère parfois plus
efficace et plus pointue que n'importe quel équipement d'artillerie lourde.
Oeillades suggestives, balconnet plongeant, danse lascive, paroles coquines,
alcool et autres paradis artificiels aidant, et voilà, à l'usure, le plus
récalcitrant des hommes dans vos filets, le corps en feu et la langue déliée.
Autant de “bombes anatomiques au service des Services” à dissimuler et disperser
ici et là, en fonction des besoins et des missions du moment.

Mordechaï
Vanunu.
Aujourd'hui basé à Tel-Aviv, le Mossad emploierait quelque 1.500 personnes
depuis ses quartiers généraux, dont près de 20% de femmes. L'Institut s'est déjà, par le passé, assuré de l'efficacité de ses agents
féminins, dont certaines ont réussi d'admirables faits d'armes. Parmi les plus
célèbres des James Bond girls du Mossad, Cindy, de son vrai nom Cheryl Hanin
Bentov. Cette dernière est parvenue à piéger Mordechaï Vanunu, israélien
d'origine marocaine converti au christianisme, et ancien technicien à la
centrale nucléaire de Dimona (construite au début des années 60 dans le désert
du Neguev). Celui-ci avait révélé au Sunday Times, le célère quotidien
britannique, l'existence d'ogives nucléaires dans les sous-sols de la même
centrale. Pour avoir accepté, le 30 septembre 1986, l'invitation à Rome de cette
belle plante croisée dans une rue londonienne, Mordechaï Vanunu, traître pour
les uns, héros pour les autres, se retrouvera, drogué, kidnappé puis expédié
clandestinement en bateau vers Israël. Avant d'être incarcéré pendant 18 ans à
la prison de Shikma, près d'Ashkelon.

Ephraim
Halevy.
Autre preuve de la place grandissante de la gent féminine au cœur des services
secrets israéliens, sous Shabtai Shavit (1990-1996), le numéro deux du Mossad
n'était autre qu'une femme, Aliza Magen. Ceci étant, quelles femmes s'allier dans le monde arabo-musulman?
Au sein de ce dernier, Israël connaît bien le Maroc. Et sait
aussi que les Marocaines peuvent faire preuve d'une détermination et d'une
efficience étonnantes dans les causes qui leur tiennent à cœur. Qui ne se
souvient pas des sacrifices consentis pour la cause palestinienne et l'identité
arabe (5 ans dans les geôles israéliennes, 7 ans de guerre civile au Liban) par
les sœurs Rita et Nadia Bradley? Mais comment faire pencher la balance de son
côté? En y mettant le prix fort, les services secrets israéliens parient qu'ils
pourront au moins s'adjoindre la coopération précieuse de quelques-unes d'entre
elles, fut-elle ponctuelle. C'est ainsi que l'agent Nabila, désormais chasseuse de tête et formatrice, voit
sa prime grimper. Elle rentre un certain temps au Maroc. Histoire de repérer des
filles du pays correspondant au plus près aux critères exigés par les services
d'espionnage israéliens. Elle en cueille une dizaine, jeunes, jolies et
coquettes, de milieux socio-culturels différents. Parmi lesquelles Widad, Asmae,
Majdouline, Noura, Laïla, Hanane, Siham ou encore Nawal et Karima.
Argent, alcool, sexe, drogue? Certains agents recruteurs s'adressent aux réseaux de trafic humain, comme c'est
le cas d'après les témoignages de repenties, de mineures russes vendues parfois
par leurs propres parents à la mafia locale. Avant d'être exploitées par le
crime organisé au Moyen-Orient et ailleurs puis forcées à collaborer avec le
Mossad. Nabila, elle, a ses propres procédés. Elle détecte les faiblesses des
unes et des autres, leur faisant miroiter mille et une promesses en échange de
leur collaboration. Certaines rêvent d'une vie luxueuse, d'argent facile et
d'horizons cléments. D'autres ne demandent qu'une petite aide pour leur famille
démunie ou espèrent rencontrer un étranger qui leur assurerait une existence
décente. Quelques-unes contractent sans le savoir des mariages de complaisance (zawaj
orfi) avec des ressortissants des monarchies pétrolières, avant de se rendre
compte, une fois sur place, du véritable but de leur venue. Avec sérieux et discipline, Nabila enseigne à ses protégées, les rudiments de la
parfaite petite espionne: se fondre dans la masse, faire preuve d'empathie, tout
en restant réservée et vague sur sa personne. Quitte à s'inventer un tout autre
vécu pour brouiller les pistes. En parallèle, les jeunes mercenaires affûtent leurs armes de séduction: cours de
culture générale, de maintien et de bonnes manières, séances de perfectionnement
en cuisine et en danse orientale, diètes amincissantes, shopping dans des
enseignes de luxe…
Les voilà fin prêtes. De Casablanca à Damas, en passant par Bagdad, le Caire,
Washington, Paris et Nairobi, Nabila et son staff se lancent dans des missions
plus ou moins périlleuses, chacune sous une couverture différente. Les moins
instruites sont affectées à des postes de domestiques, de filles au pair ou de
masseuses. Les plus agiles et les plus jolies embauchées comme danseuses dans
des boîtes de nuit huppées, tandis que les plus futées sont introduites dans des
ONG internationales. Les cibles de ces Mata Hari en herbe sont claires: députés,
diplomates, ministres, activistes, hommes d'affaires, magistrats. Hauts gradés
de la police, de l'armée et de la gendarmerie. Ou encore journalistes influents
et experts en géostratégie ou en terrorisme (entre autres) exerçant dans les
pays arabes et limitrophes ou en dehors.
Les objectifs aussi sont bien définis: obtenir des renseignements auprès de ces
notables -à leur insu ou par chantage- sur leurs positions (et leur degré
d'implication idéologique et matérielle), entre autres, quant à l'Etat hébreu et
sa politique. Ses relations avec les pays arabo-musulmans, la situation au
Proche et au Moyen-Orient, la légitimité des régimes arabes actuels auprès de
leurs populations. Ou encore leur opinion par rapport à la montée de l'islamisme
dans le monde. Autant d'informations précieuses qui aideront par la suite la
division Recherche et Etudes du Mossad (l'un de ses 8 départements) à rédiger
ses rapports, remis au final au Premier ministre en personne. Noura, Hanane et Majdouline sont ainsi chargées d'impliquer d'influentes
personnalités américaines d'origine arabe, antisionistes, dans des scandales
sexuels, en prenant soin de filmer leurs ébats avec ces derniers. Siham, pour sa
part, se voit confier la fonction de fournisseur attitré de stupéfiants pour
l'équipe. Tandis qu'Asmae, avec quatre de ses acolytes, décroche un job dans un
club de nuit à Beyrouth fréquenté par des fonctionnaires hauts placés. Avec ses
amies, elles réussissent à approcher Georges Frem (mort en 2006), député et
ministre de l'Industrie au sein du gouvernement Hariri.
Asmae entre également en contact à Chypre avec un Israélien dénommé Berel et un
Syrien, Marwan. Ces deux hommes la chargent avec Yakatserina Shasternick,
originaire de la ville de Minsk (Biélorussie), de dénicher de jolies filles pour
animer des dîners à l'Hôtel Phoenicia de Beyrouth. Un établissement réputé
depuis des décennies, comme un lieu de rencontre pour des trafiquants d'armes et
des agents secrets du monde entier. Karima, jeune casablancaise de confession
hébraïque, s'occupe pour sa part de la filature d'un citoyen arabo-américain
proche de l'administration Bush à Washington.
Lors de sa dernière mission, Nabila devait pour sa part séduire de riches
businessmen américains d'origine arabe, défenseurs avoués du processus de paix
en Palestine, et vérifier si ceux-ci l'étaient effectivement. Il est aussi
arrivé à la jeune Marocaine, assistée de certaines de ses consoeurs d'Europe
Centrale, d'Asie ou d'Afrique de l'Ouest, de collaborer avec la CIA dans le
cadre d'opérations communes. Ou avec d'autres services secrets de pays amis
d'Israël ou n'ayant pas de contacts normalisés avec l'Etat hébreu. Nabila
travaillera-t-elle un jour avec la division des opérations spéciales du Mossad,
connue sous le nom Action, l'unité chargée des éliminations physiques de cibles
sensibles, des opérations paramilitaires et de sabotage? Certains services
secrets soupçonnent en tout cas ce petit bout de femme d'avoir fait partie,
alors qu'elle officiait aux Emirats Arabes Unis, du même groupe d'agents turcs
et saoudiens, auteurs présumés du meurtre et de la mutilation, le 24 septembre
1980, du journaliste libanais pro-indépendantiste (de la revue Al Hawadess)et
anti-syrien, Salim el Laouzi. Nabila n'est pas dupe. Elle sait qu'elle risque sa vie avec ce métier de l'ombre
dont elle a peur de ne plus pouvoir se passer. Et que ses recruteurs ne
viendront pas à sa rescousse si elle tombe dans les filets de leurs ennemis.
Mata Hari n'a-t-elle pas été fusillée par la France en 1917, cette nation même
pour laquelle elle se disait espionne? Et, le 18 mai 1965, Kamil Amin Tabet,
l'agent israélien Elie Cohen, n'a-t-il pas été pendu sur la place publique à
Damas? Et que dire des ratés de plus en plus fréquents du Mossad, sachant que, à
titre d'exemple, pour la seule année 1996, les Egyptiens ont démantelé 7 réseaux
d'espionnage israéliens… contre 20 pour les 15 années précédentes? Jusqu'où
Nabila et ses collègues seraient-elles prêtes à aller? Une chose est sûre: fichées par Interpol et de nombreux services secrets à
travers le monde, Nabila F. et sa douzaine de collaboratrices, se sont
aujourd'hui, évaporées dans la nature. Envolées vers d'autres cieux, repenties
ou... en quête d'autres proies?
Pas
seulement Hassan II et Ben Barka:
maia aussi Belafrej et Allal El Fassi
Balafrej,
Ben Barka et Israël

Balafrej serrant la
main à son chef du Mossad Jo Golan
Selon les révélations Yigal Bin-Nun,
l'ex agent du Mossad, les relations
entre Balafrej et l'organisation
criminel juive étaient "très harmonieuses
et ont
toujours existé entre son pays et
Israël, tous partis confondus. Je
dois à l’occasion informer le fils
de l’ancien Premier ministre
marocain de quelques détails trouvés
dans de nombreuses archives
concernant les relations amicales
qu’entretenait son père Ahmed Balafrej avec la communauté juive
locale, avec les émissaires
d’organismes juifs internationaux et
avec des Israéliens. Mehdi Ben Barka sollicita de l’aide
[du Mossad] aux Israéliens pour
prendre le pouvoir par la force au
Maroc et instaurer un régime
progressiste. Balafrej a
de tout temps servi docilement le
Palais. Lors d’une rencontre avec
Golan à Paris en février 1959, il
s’est plaint devant son ami
israélien que par sa conduite
irresponsable, Ben Barka risquait
d’entraîner une scission au sein de
la nation marocaine."
"En
effet, Balafrej avait entretenu des
relations très amicales avec Jo
Golan, (en photo serrant la main à
Balafrej) qui n’était nullement un
membre de la communauté juive locale
comme le prétend Anis Balafrej, mais
[un agent du Mossad] et
un Israélien, [officiellement] conseiller de Nahum
Goldman, président du Congrès Juif
Mondial [et l'un des grands
responsables du Mossad]. À ce titre il rencontra
maintes fois Ahmed Balafrej qu’il
rencontra souvent à New York avant
l’indépendance du Maroc. Le 15 août
1955, Balafrej déclara à Golan et à
Alexandre Easterman, du même
organisme, qu’il était favorable au
droit à la libre circulation des
Juifs marocains. En juillet 1956, c’est Balafrej qui conseilla à Golan et à
Easterman de rencontrer son ami
Allal Alfassi à Fès au domicile
d’Ahmed Mekouar, « la conscience de
l’Istiqlal », afin de trouver une
solution au problème de l’évacuation
du camp de transit de réfugiés juifs
près d’Eljadida, qui voulaient
émigrer en Israël. En décembre 1957,
il invita un autre délégué du CJM,
Maurice Perlzweig au Maroc et lui
déclara son accord au libre départ
de Juifs du Maroc, mais à condition
que cela ne se transforme pas en
émigration de masse. Dans ce sens,
il s’entretint avec Golan et Gerhart
Riegner en novembre 1957.
Durant
ses deux mandat comme ministre des
Affaires Etrangères, d’avril 1955 à
mai 1958, au moins trois hauts
fonctionnaires juifs servirent
Balafrej dans le département
économique, entre autres Georges
Berdugo un autre agent du Mossad au
Maroc. Lors d’une visite dans une
synagogue le Yom Kippour il déclara
solennellement que les musulmans
marocains ne pouvaient en aucun cas
prétendre avoir des droits sur le
Maroc plus que ses sujets juifs."
"Balafrej a participé au moins à deux
reprises (en octobre 1958 et en mai
1961) aux Conférences de Florence
pour une paix israélo-arabe
organisées par Jo Golan. Selon les
rapports d’André Chouraqui, délégué
de l’Alliance Israélite Universelle,
alors que les Israéliens voyaient en
lui « un conservateur éclairé ».
"Dans
une lettre datant d’octobre 1958
envoyée du Maroc par Golan à son
président Goldman, il relate la
visite au Maroc d’un certain Anouar
Sadat, membre des jeunes officiés
qui avaient renversé la monarchie en
Egypte. Sadat essaya d’établir des
relations d’affinités idéologiques
entre les partis politiques
marocains et le nassérisme panarabe.
Il rencontra une certaine sympathie
chez Mohamed Hassan Ouazzani, mais
fut confronté à une opposition
flagrante de la part de Ben Barka et
aussi de Balafrej qui s’identifiait
avec un « occident musulman» plutôt
qu’avec le panarabisme
anti-monarchique nassérien."
"D’après
le témoignage de Jo Golan, Ben Barka
non seulement effectua un voyage
secret en Israël, mais a aussi reçu
[en tant qu'agent du Mossad]
un salaire mensuel de la part du
Congrès Juif Mondial CJM, malgré quelques réticences de
la part du ministère des Affaires
Etrangères à Jérusalem. Ces
relations idylliques avec Israël
commencèrent à ternir lorsque Ben
Barka parla ouvertement de prendre
le pouvoir par la force au Maroc et
demanda non seulement de l’argent,
mais aussi des armes à Israël, lors
de sa rencontre avec Yaaqov Caroz,
le bras droit de Isser Harel chef du
Mossad."
En
avril 1960, Ben Barka avait tenu des propos
tout à fait pro israéliens à la
Conférence de l’OSPAA à Conakry.
Ben Barka était enchanté
par le modèle de développement
israélien [fondé sur l'invasion,
l'occupation la colonisation et le
vol des terres et de tout un pays].
[Afin de se convertir au judaïsme
commr le fit Moulay Hafid] Ben barka demanda à ses
interlocuteurs de l’ambassade
d’Israël à Paris des livres pour
apprendre l’hébreu, des
comptes -rendus hebdomadaires ou
quotidiens de la presse hébraïque
ainsi que de la documentation
concernant le développement rural et
agricole en Israël afin de s’en
inspirer au Maroc. Il demanda aussi
d’envoyer des stagiaires marocains
de son parti à l’Institut
Afro-asiatique de la Histadrut à
Tel-Aviv."
Les
officiels israéliens étaient pour le
moins surpris par les propos
venimeux de Ben Barka contre la
monarchie marocaine à la solde du
féodalisme. Le leader de
l’opposition ne daigna même pas
demander à ses interlocuteurs de
garder en secret ses intentions. Les
Israéliens essayèrent de le
persuader de contenir ses projets
belliqueux, de collaborer avec ses
adversaires [qui sont, eux aussi,
des agents du Mossad] et de ne pas s’aventurer
dans une lutte armée contre le
Palais qui risquait d’échouer."
"Ben Barka
a aussi commis des erreurs en
faisant un excès de zèle pour servir
le Palais au début de
l’indépendance, lorsqu’il pensait
que bientôt le Palais n’aurais plus
qu’un pouvoir symbolique. Voulant
asseoir trop vite son pouvoir, il se
débarrassa parfois de ses ennemis
par des moyens trop violents
[assassinats], et pas
seulement dans le cas de Abbas Messaadi."
Ben Barka affichait, au moins
jusqu’au début de son deuxième exil,
une grande admiration pour Israël. Ses relations avec des
officiels israéliens ont de loin
précédé ceux que le Mossad avait
entretenu officiellement avec
Mohammed Oufkir et avec Hassan II à
partir de février 1963."!!
MOSSAD
,
une
agence criminelle
De l’espion Eli Cohen à 007 (ou OSS 117),
entre réalité et fiction, la figure de
l’agent secret alimente les fantasmes du
public. Les services du Mossad, sans doute
en raison de leur excellence, exercent un
véritable pouvoir de fascination. En
témoignent le succès du film israélien «Tu
marcheras sur l’eau » qui relate les
tribulations d’un agent à la poursuite d’un
ancien SS, ou encore le classement parmi les
meilleures ventes du livre de Gordon Thomas,
« Histoire secrète du Mossad ». Comment
s’organisent les services secrets israéliens
? Quels en sont les missions et les défis?
Sont-ils aujourd’hui aussi performants que
par le passé? Tentative de décryptage.
Les vedettes de cherbourg
En décembre
1969, Israël dérobe à Cherbourg huit
vedettes
achetées à la France, mais mises sous
embargo par le général de Gaulle.
Objet
de mythes et de polémiques, le Mossad a
récemment occupé le devant de la scène, avec
le réexamen du dossier de Jonathan Pollard
,
incarcéré depuis plus de vingt ans aux
États-Unis pour espionnage au profit
d’Israël, ou la controverse sur le film
Munich.
Il a été en effet reproché à Steven
Spielberg de donner une image des services
secrets israéliens éloignée de la réalité.
Le Mossad n’est pas né
ex nihilo.
Le Vengeur
(Fayard) montre le rôle joué par les
différentes organisations clandestines de
renseignements (le groupe Stern, les
Brigades juives…) et leur influence.
Celles-ci ont servi de terreau culturel,
intellectuel et technique.
Eli Cohën
En 1951, David Ben Gourion, chef du premier
gouvernement de l’État d’Israël, fédère ces
organisations et fonde le Mossad. Il fixe au
nouvel Institut sa directive prioritaire :
« Pour notre État qui, depuis sa création,
ne cesse d’être assiégé par ses ennemis, le
renseignement constitue la première ligne de
défense. (...) Nous devons apprendre à
analyser ce qui se passe autour de nous. »
Placés sous l’autorité du Premier ministre,
les services secrets respectent, à l’instar
de l’armée, les commandement du
judaïsme.
« Chaque exécution doit être sanctionnée par
le Premier ministre en exercice et se
dérouler dans les règles »,
fait observer un connaisseur du dossier.
Meir Dagan
D’emblée, l’une des forces du Mossad repose
sur les compétences de ses recrues.
Originaires de la diaspora, elles maîtrisent
plusieurs langues et sont capables de se
fondre dans les régions où elles sont
envoyées. Basé à Tel-Aviv, le quartier
général comporte huit départements, dont le
plus impressionnant, celui de la « guerre
psychologique », est chargé de la
propagande.
Il s’agit de créer chez l’ennemi
de la méfiance ou de la peur, ou encore de
véhiculer de fausses rumeurs pour brouiller
les pistes. Comme l’explique le
propagandiste, le tueur professionel à gage et
l'escroc juif Simon Wiesenthal dans
Les
"Assassins sont parmi nous"
(Stock), la poursuite des
allemands nazis a
été l’un des fers de lance du Mossad,
constitutif de son identité.
Wiesenthal a lui-même
participé au kidnapping d’Adolf Eichmann en
1960, l’une des plus célèbres réussites du
Mossad. Cette opération a beaucoup contribué
à la popularité - auprès des juifs de son chef Rafi Eitan,
actuellement leader du Parti des retraités
en Israël.
Autre mission fondamentale:
ramener vers Israël les Juifs originaires de
pays où l’alyah n’est pas autorisée [l’alyah
est le devoir "religieux" des juifs d'émigrer
vers Israël].
Dans
"Hassan II et les Juifs"
(Seuil), Agnès Bensimon raconte ainsi les
activités clandestines de l’Institut au
Maroc pour défendre les communautés juives
et organiser leur départ en Israël,
"officiellement" interdit, au début des années
1960. On y apprend que les services secrets
israéliens entretenaient des relations
privilégiées avec Hassan II qui était le
véritable agent du Mossad au Maroc!
Le Mossad agit dans le cadre de
différents mouvements clandestins juifs dans
tous les pays où vivent des juifs et
dans "les zones à risques".
Certains espions
sont restés célèbres, comme Eli Cohen qui a
payé de sa vie le fait d’avoir infiltré le
gouvernement syrien dans les années 1960.
Les missions des services secrets israéliens
sont donc très larges, et les effectifs
énormes, car tous les juifs dans tous les pays
sont potentiellement des agents du Mossad.
Les types d’agents sont
très divers, de même que leurs appellations.
À la tête de l’Institut, il y a le
memuneh,
autrement dit le directeur. Les
katsa
sont les agents d’opération
auxquels appartenait Ben Barka, à ne pas
confondre avec les agents dormants, qui ne
sont sollicités qu’en cas d’absolue
nécessité. Les
bat leveyha
sont les agents féminins. Selon le lieu où ils opèrent, les
espions portent des noms différents:
dardasim
en Chine,
falach
au Liban,
nativ
en ex-Union soviétique, ou
jumper
quand ils travaillent à l’étranger pour une
mission brève.
Les
kidon,
âgés de 20 à 30 ans, sont les « tueurs »
professionnels dont le nombre au sein du Mossad
est plus de 400 tueurs hommes et plus de 150
tueurs femmes.
Enfin, l’une des grandes forces du
Mossad sont les
sayanim
qui _ qui contrairement à Ben Barka, ne
reçoivent aucun salaire.
Ces volontaires juifs, au nombre de plus de trois millions
de juifs
dans le monde entiers, mettent occasionnellement
leurs compétences professionnelles ou
personnelles
(médecins, loueurs de voitures…etc...) au service
du Mossad. N’importe qui peut être
sayanim,
à condition d’être juif. Sans eux, les vrais
agents ne pourraient opérer.
Prévenir les attaques
des résistants
Au fil des années, le Mossad s’est équipé de
réseaux d’écoute et de systèmes d’analyse de
plus en plus performants, notamment d’un
logiciel unique en son genre baptisé «
Promis ».
Ce programme permet de surveiller
des individus d’une façon qui n’avait jamais
été possible auparavant. Dans son
"Histoire secrète du Mossad"
(Nouveau Monde), Gordon Thomas explique que
« ce système a la capacité d’amasser et de
croiser des informations à une échelle
totalement inaccessible aux facultés
humaines, offrant un nouvel outil de
surveillance des groupes de résistance ».
Prévenir les attaques de la résistance contre
l'occupation juive en Palestine ou leurs cibles à l’étranger est
l’une des missions prioritaires des services
de renseignements israéliens.
Pour ce faire,
ses agents sont implantés partout dans le
monde. En raison de la "menace" qu’elles
représentent, les nations et organisations
arabes font l’objet d’une surveillance
particulière.
Le Mossad se targue d’avoir
une très bonne connaissance du monde
musulman. Plusieurs dizaines d’instituts de
recherche sur le Moyen-Orient, crées par le
Mossad se sont
développés ces dernières années, notamment
aux États-Unis.
Un livre témoigne de cette
réalité :
"L’Infiltrée : une femme au cœur des réseaux
terroristes islamistes"
(Grasset), écrit en 2003 par une Juive
irakienne du Mossad, qui a préféré conserver
l’anonymat. Après avoir vécu en Israël, elle
s’est installée aux États-Unis où elle s’est
intéressée au Moyen-Orient pour le compte
d’une organisation à but non lucratif. Elle
a ainsi étudié de près la mouvance
terroriste, ce qui l’a finalement menée à
infiltrer divers groupes. Très critique à
l’égard des autres agences de
renseignements, elle souligne les nombreux
dysfonctionnements des services de sécurité
américains dans leur lutte contre
l’islamisme.
Si le Mossad a acquis une réputation
d’excellence à l’échelle internationale
grâce à la réussite de nombreuses opérations
(affaire des vedettes de Cherbourg1,
assassinats de plusieurs membres du groupe
terroriste
Septembre
noir…), certains ratés ont entaché son
image. Comme, en 1974, l’élimination par
erreur d’Ahmad Boushiki, dont la
ressemblance était frappante avec Ali Ahmad
Salameh, cerveau du massacre des athlètes
israéliens aux jeux Olympiques de 1972.
Autre exemple : en septembre 1997, deux
agents chargés d’injecter un poison à l’un
des leaders politiques du Hamas, Khalid
Meshaal, seront appréhendés à la frontière
jordanienne munis de passeports canadiens.
Le royaume hachémite n’accepte de les
relâcher qu’à condition que soit libéré le
Cheikh Ahmed Yasin, fondateur du Hamas.
Ces
différents échecs ont abouti à une crise au
sein des services
de renseignements israéliens.
Auraient-ils
réellement perdu de leur efficacité ?
Frédéric Ploquin, auteur des
"Carnets intimes de la DST "(Fayard) connaît bien le monde du
renseignement.
« Le Mossad semble aujourd’hui moins
performant que le Shin Beth, le service de
la sécurité intérieure, de la même façon que
la DGSE
(Direction générale de la sécurité
extérieure)
est moins performante que la DST
(Direction de la surveillance du territoire),
explique-t-il.
Toutefois, l’un
des atouts des services secrets israéliens,
c’est de travailler de manière artisanale et
humaine, à l’inverse de la CIA qui fait
presque exclusivement appel à des machines.
Or on ne peut pas tout obtenir avec des
écoutes téléphoniques, le contact humain
reste fondamental. »
Des méthodes
contestées, mais...
De sombres accusations de corruption ont
également terni la réputation du Mossad.
Victor Ostrovsky, ancien officier du Mossad entre 1984
et 1986, aujourd’hui réfugié au Canada, a
fait des révélations choc dans son livre
"Un Agent des services secrets israéliens
parle"
(Presses de la Cité). Il raconte comment
certains crimes sont maquillés, et accuse le
Mossad d’avoir attiré l’homme d’affaires
Robert Maxwell - lui-même juif - vers les îles Canaries pour
l’assassiner sur son yacht. Selon lui, le
célèbre magnat juif de la presse britannique
aurait financé une partie des activités de
l’Institut, en détournant les fonds de
pension de son personnel. Il l’accuse
également d’échapper à tout contrôle.
Dagan, Sharon & Halévy
Il y dénonce
ses méthodes musclées (chantage, sabotage,
kidnapping, falsifications, privation de
sommeil, aveuglement provisoire par bandage
des yeux, compression des parties
génitales…). Mais comme l’expliquent
Ian Black et Benny Morris dans
"Israel’s Secret Wars"
(Hamish Hamilton, non traduit),
« Le Mossad est certes le seul service de
renseignements à disposer encore
officiellement d’une unité d’assassinat. »
Aux yeux de ce spécialiste,
Meir Dagan,
l’actuel directeur, est l’un des plus
criminels
que l’organisation ait connus.
Yitzhak Hofi, directeur entre 1974 et
1982, avait instauré d'étroites relations
avec les services secrets égyptiens, comme
l’explique Eliahu Ben Elissar, ancien
ambassadeur d’Israël en France, dans
"Désespoirs de paix"
(Ramsay).
Le Mossad a joué un rôle capital dans la
guerre contre et en en Irak et contribué à la traque de
Saddam Hussein, dont ils avaient planifié
l’assassinat.
Deux facteurs ont contribué à
un durcissement ces dernières années : la
seconde Intifada, avec la mise en place
d’une cellule spéciale pour mener la
bataille de l’information, et les attentats
du 11-Septembre.
Les services secrets israéliens, malgré leurs
échecs, sont toujours considérés parmi les
plus violents et les plus criminels du monde au
point de vue d'efficacité criminelle, puisque le
Mossad est le seul organisme officiel d'un état
dans le monde entier et dans l' histoire de l'
humanité à officiellement exercer les procédés
des exterminations physique des opposants ou des
des résistants à son état!
Et c'est à la lumière de tout cela et dans ce
contexte qu'il faut juger la gravité de la
collaboration de Mohamed VI, de son père, de son
régime ainsi que de Ben Barka ou de Belafrej
avec le Mossad.
Une question qui se pose est: pourquoi l'espion
Ben Barka s'est-il aussi laissé recruter par une
agence de l'ancien agence de renseignement
Est-soviétique? Une explication possible est que
le KGB et sa filiale tchèque
StB étaient - à 90%
- composés de
personnels juifs fidèles à Israël. N'oublions
pas que l'Union Soviétique fut le premier état à
reconnaître Israël et que les premières
fournitures d'armes à Israël son justement
venues de la "chécoslovaquie ".
Si Hassan II pouvait espionner sur les régimes
arabes et leurs "sommets", Ben Barka pouvait
fournir aux acheteurs de ses services des
informations relatives aux opposants
"progressistes" et "nationalistes" du
Tiers-Monde qui pouvaient également intéresser
les états de l'Est. Ceci permettait également à
Ben Barka d'avoir un double salaire pour une
même information!
|