
II - Les mythes du vingtième siècle
En 1941, Itzhac Shamir commit << un crime
impardonnable du point de vue moral : prôner une alliance
avec Hitler, avec l'Allemagne nazie contre la
Grande-Bretagne. >>
Source : Bar Zohar, "Le prophète
armé : Ben Gourion". (Fayard. Paris . 1966, p. 99)
Lorsque commença la guerre contre Hitler la
quasi-totalité des organisations juives s'engagea aux
côtes des alliés et même quelques-uns des plus
éminents dirigeants, comme Weizmann, prirent position en
faveur des alliés, mais, le groupe sioniste allemand, qui
pourtant, à l'époque, était très
minoritaire, prit une attitude inverse et, de 1933 à 1941
s'engagea dans une politique de compromis et même de
collaboration avec Hitler. Les autorités nazies, en même
temps qu'elles persécutaient les juifs, par exemple, en un
premier temps, en les chassant des fonctions publiques, dialoguaient
avec les dirigeants sionistes allemands et leur accordaient un
traitement de faveur en les distinguant des juifs
"intégrationistes" auxquels ils faisaient la chasse.
L'accusation de collusion avec les autorités
hitlériennes ne s'adresse pas à l'immense
majorité des juifs qui n'avaient même pas attendu la
guerre pour lutter - les armes à la main - en Espagne, de 1936
à 1939, dans les Brigades internationales, contre le fascisme,
et qui, jusque dans le ghetto de Varsovie créèrent un
"Comité juif de lutte" et surent mourir en combattant, mais
à la minorité fortement organisée des dirigeants
sionistes qui, pendant huit ans (1933-1941) pactisèrent avec
les nazis.
Leur préoccupation unique de créer un État juif
puissant et même leur vision raciste du monde, les rendaient
beaucoup plus anti-anglais qu'anti-nazi.
Après la guerre ils devinrent, comme Menahem Beghin ou Itzhac
Shamir, des dirigeants de premier plan dans l'État
d'Israël.
*
En date du 5 septembre 1939 - deux jours après la
déclaration de guerre de l'Angleterre et de la France à
l'Allemagne - M. Chaïm Weizmann, Président de l'Agence
Juive, écrivit à M. Chamberlain, Premier Ministre de Sa
Majesté le Roi d'Angleterre, une lettre par laquelle il
l'informait que <<nous Juifs, sommes au côté de
la Grande Bretagne et combattrons pour la
Démocratie >> en précisant que
<< les mandataires des Juifs étaient prêts
à passer immédiatement un accord pour permettre
l'utilisation de toutes leurs forces en hommes, de leurs techniques,
de leur aide matérielle et de toutes leurs
capacités >>. Reproduite dans le Jewish
Chronicle du 8 - 9 - 1939, cette lettre constituait une
authentique déclaration de guerre du monde juif à
l'Allemagne et posait le problème de l'internement de tous les
Juifs allemands dans les camps de concentration comme
<< ressortissants d'un peuple en état de guerre
avec l'Allemagne >>.
*
Les dirigeants sionistes ont fait preuve, à l'époque du
fascisme hitlérien et mussolinien, d'un comportement
équivoque allant du sabotage de la lutte antifasciste à
la tentative de collaboration.
L'objectif essentiel des sionistes n'était pas de sauver des
vies juives mais de créer un État juif en Palestine. Le
premier dirigeant de l'État d'Israël, Ben Gourion,
proclame sans ambages, le 7 décembre 1938, devant les
dirigeants sionistes du "Labour ": << Si je savais
qu'il est possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les
amenant en Angleterre, et seulement la moitié d'entre eux en
les transportant en Eretz Israël, je choisirai la
deuxième solution. Car nous devons tenir compte non seulement
de la vie de ces enfants, mais aussi de l'histoire du peuple
d'Israël. >>
Source : Yvon Gelbner, "Zionist policy and the fate of
European jewry", dans Yad Vashem studies. Jerusalem.
vol. XII, p. 199.
<< Le sauvetage des juifs en Europe ne figurait pas en
tête de liste des priorités de la classe dirigeante.
C'est la fondation de l'État qui était primordiale
à leur yeux. >>
Source : Tom Segev. Le septième million. Ed.
Liana Levi, Paris, 1993, p. 539.
<< [...] Devons-nous aider tous ceux qui en ont
besoin sans tenir compte des caractéristiques de chacun ?
Ne devons-nous pas donner à cette action un caractère
national sioniste et tenter de sauver en priorité ceux qui
peuvent être utiles à la Terre d'Israël et au
judaïsme ? Je sais qu'il peut sembler cruel de poser la
question de cette façon, mais nous devons malheureusement
établir clairement que si nous sommes capables de sauver
10 000 personnes parmi les 50 000 personnes qui peuvent
contribuer à la construction du pays et à la
renaissance nationale ou bien un million de juifs qui deviendront
pour nous un fardeau ou au mieux un poids mort, nous devons nous
restreindre et sauver les 10 000 qui peuvent être
sauvées -- malgré les accusations et les appels du
million de laissés-pour-compte. >>
Source : Memorandum du Comité de sauvetage
de l'agence juive. 1943. Cité par Tom Segev. (op. cit)
Ce fanatisme inspire, par exemple, l'attitude de la
délégation sioniste à la conférence
d'Évian, en juillet 1938, où 31 nations
s'étaient réunies pour discuter de l'absorption des
réfugiés d'Allemagne nazie : la
délégation sioniste exigea, comme seule solution
possible, d'admettre deux cent mille juifs en Palestine.
L'État juif est plus important pour eux que la vie des
juifs.
L'ennemi principal, pour les dirigeants sionistes c'est
l'"assimilation". Ils rejoignent en ceci la préoccupation
fondamentale de tout racisme, y compris hitlérien : la
pureté du sang. C'est pourquoi, en fonction même de
l'antisémitisme systématique qui les animait
jusqu'à poursuivre le dessein monstrueux de chasser tous les
juifs d'Allemagne puis d'Europe lorsqu'ils en furent les
maîtres, les nazis considéraient les sionistes comme des
interlocuteurs valables puisqu'ils servaient ce dessein.
De cette collusion existent les preuves. La
"Fédération sioniste d'Allemagne" adresse au
parti nazi le 21 juin 1933, un mémorandum déclarant
notamment :
<< Dans la fondation du nouvel État, qui a
proclamé le principe de la race, nous souhaitons adapter notre
communauté à ces nouvelles structures... notre
reconnaissance de la nationalité juive nous permet
d'établir des relations claires et sincères avec le
peuple allemand et ses réalités nationales et raciales.
Précisément parce que nous ne voulons pas sous-estimer
ces principes fondamentaux, parce que nous aussi nous sommes contre
les mariages mixtes, et pour le maintien de la pureté du
groupe juif... Les Juifs conscients de leur identité, au nom
desquels nous parlons, peuvent trouver place dans la structure de
l'État allemand, car ils sont libérés du
ressentiment que les Juifs assimilés doivent
éprouver ; ... nous croyons en la possibilité de
relations loyales entre les Juifs conscients de leur
communauté et l'État allemand.
Pour atteindre ses objectifs pratiques, le sionisme espère
être capable de collaborer même avec un gouvernement
fondamentalement hostile aux Juifs... La réalisation du
sionisme n'est gênée que par le ressentiment des Juifs
à l'extérieur, contre l'orientation allemande actuelle.
La propagande pour le boycott - actuellement dirigée contre
l'Allemagne - est, par essence, non sioniste... >>
Source : Lucy Dawidowicz "A Holocaust reader" p.
155.
Le Mémorandum ajoutait << qu'au cas où
les Allemands accepteraient cette coopération les sionistes
s'efforceraient de détourner les Juifs, à
l'étranger, d'appeler au boycott
anti-allemand. >>
Source : Lucy Dawidowicz : "The war against jews (1933 -
1945)" Ed. Penguin books.1977 p.231- 232.
Les dirigeants hitlériens accueillent favorablement
l'orientation des chefs sionistes qui, par leur souci exclusif de
constituer leur État en Palestine, rejoignent leur
désir de se débarrasser des juifs. Le principal
théoricien nazi, Alfred Rosenberg, écrit :
<< le sionisme doit être vigoureusement soutenu
afin qu'un contingent annuel de Juifs allemands soient
transportés en Palestine. >>
Source : A. Rosenberg : "Die Spur des Juden im Wandel
der Zeiten" Munich 1937. p. 153.
Reinhardt Heydrich, qui fut plus tard le "Protecteur" en
Tchécoslovaquie, écrivait en 1935, alors qu'il
était chef des Services de Sécurité S.S. dans
Das Schwarze Korps, organe officiel du S.S. un article sur
"l'Ennemi visible", où il opérait des distinctions
entre les Juifs : << Nous devons séparer
les Juifs en deux catégories : les sionistes et les
partisans de l'assimilation. Les sionistes professent une conception
strictement raciale, et, par l'émigration en Palestine, ils
aident à bâtir leur propre État juif ... nos bons
voeux et notre bonne volonté officielle sont avec
eux. >>
Source : Hohne. "Order of the Death` s Head" p. 333.
<< Le Betar allemand reçut un nouveau
nom : Herzlia. Les activités du mouvement en Allemagne
devaient obtenir bien sûr l'approbation de la Gestapo ; en
réalité, Herzlia agissait sous la protection de cette
dernière. Un jour, un groupe de SS attaqua un camp
d'été du Betar. Le chef du mouvement se plaignit alors
auprès de la Gestapo et, quelques jours plus tard, la police
secrète annonça que les SS en question avaient
été punis. La Gestapo demanda au Betar quelle
compensation lui semblait la plus adéquate. Le mouvement
demanda que la récente interdiction qui leur avait
été faite de porter des chemises brunes soit
levée ; la requête fut
satisfaite. >>
Source : Ben-Yeruham, "Le livre de Betar" T. II, p.
350.
Une circulaire de la Wilhelmstrasse indique :
<< les objectifs que s'est donnés cette
catégorie (de Juifs qui s'opposent à l'assimilation et
qui sont favorables à un regroupement de leurs
coreligionnaires au sein d'un foyer national), au premier rang de
laquelle se trouvent les sionistes, sont ceux qui s'écartent
le moins des buts que poursuit en réalité la politique
allemande à l'égard des Juifs >>.
Source : Lettre circulaire de Bülow-Schwante à
toutes les missions diplomatiques du Reich. ndeg. 83. 28
février 1934.
<< Il n'y a aucune raison, écrivait
Bulow-Schwante au Ministère de l'Intérieur, d'entraver,
par des mesures administratives, l'activité sioniste en
Allemagne, car le sionisme n'est pas en contradiction avec le
programme du national-socialisme dont l'objectif est de faire partir
progressivement les Juifs d'Allemagne. >>
Source : Lettre ndeg. Z U 83-21. 28/8 du 13 avril
1935.
Cette directive confirmant des mesures antérieures
était appliquée à la lettre. En vertu de ce
statut privilégié du sionisme dans l'Allemagne nazie,
la Gestapo de Bavière, le 28 janvier 1935, adressait à
la police cette circulaire << les membres de
l'organisation sioniste, en raison de leur activité
orientée vers l'émigration en Palestine, ne doivent pas
être traités avec la même rigueur qui est
nécessaire pour les membres des organisations juives
allemandes (assimilationistes) >>.
Source : Kurt Grossmann : "Sionistes et non-sionistes
sous la loi nazie dans les années 30" Yearbook. Vol. VI, p.
310.
<< L'organisation sioniste des juifs allemands avait
une existence légale jusqu'en 1938, cinq ans après
l'avènement d'Hitler...
La "Jüdische Rundschau" (journal des
sionistes allemands) parut jusqu'en 1938. >>
Source : Leibowitz, "Israël et Judaïsme". Ed.
Desclée de Brouwer, 1993. p.116
En échange de leur reconnaissance officielle comme seuls
représentants de la communauté juive, les dirigeants
sionistes offraient de briser le boycott que tentaient de
réaliser tous les antifascistes du monde.
Dès 1933 commença la collaboration
économique : deux compagnies furent
créées : la "Haavara Company", à Tel-Aviv,
et la "Paltreu", à Berlin.
Le mécanisme de l'opération était le
suivant : un juif désirant émigrer déposait
à la Wasserman Bank de Berlin, où à la Warburg
Bank de Hambourg, une somme d'un minimum de 1 000 livres sterling.
Avec cette somme, les exportateurs juifs pouvaient acheter des
marchandises allemandes à destination de la Palestine, et
payaient la valeur correspondant en livres Palestiniennes, au compte
de la Haavara, à la Banque Anglo-palestinienne, à
Tel-Aviv. Quand l'émigrant arrivait en Palestine, il recevait
l'équivalent de la somme qu'il avait déposée en
Allemagne.
Plusieurs futurs premiers ministres d'Israël
participèrent à l'entreprise de la "Haavara", notamment
Ben Gourion, Moshé Sharret (qui s'appelait alors Moshé
Shertok), Madame Golda Meir qui l'appuya depuis New York, et Levi
Eshkol, qui en était le représentant à
Berlin.
Source : "Ben Gourion et Shertok," dans "Black": L'accord de
la "haavara". p. 294. Cité par Tom Segev, op.cit. p. 30 et
595)
L'opération était avantageuse pour les deux
parties : les nazis réussissaient ainsi à briser
le blocus (les sionistes parvinrent à vendre des marchandises
allemandes même en Angleterre) ; et les sionistes
réalisaient une immigration "sélective", telle qu'ils
la désiraient : seuls pouvaient immigrer des
millionnaires (dont les capitaux permettaient le développement
de la colonisation sioniste en Palestine). Conformément aux
buts du sionisme il était plus important de sauver de
l'Allemagne nazie des capitaux juifs, permettant le
développement de leur entreprise, que des vies de juifs
miséreux, ou inaptes au travail ou à la guerre, qui
eussent été une charge.
Cette politique de collaboration dura jusqu'en 1941
(c'est-à-dire pendant 8 ans après l'arrivée
d'Hitler au pouvoir). Eichmann faisait la liaison avec Kastner. Le
procès Eichmann découvrit, pour une part au moins, les
mécanismes de ces connivences, de ces "échanges" entre
juifs sionistes "utiles" à la création de l'État
juif (personnalités riches, techniciens, jeunes gens aptes
à renforcer une armée, etc...) et une masse de juifs
moins avantagés abandonnée aux mains d'Hitler.
Le Président de ce Comité, Ytzhak Gruenbaum
déclarait le 18 janvier 1943 : "Le sionisme passe avant
tout...
<< Ils vont dire que je suis antisémite,
répondit Gruenbaum, que je ne veux pas sauver l'Exil, que je
n'ai pas "a warm yiddish heart" [...] Laissons-les dire ce qu'ils
veulent. Je n'exigerai pas de l'Agence juive qu'elle alloue la somme
de 300 000 ni de 100 000 livres sterling pour aider le judaïsme
européen. Et je pense que quiconque exige de telles choses
accomplit un acte antisioniste >>.
Source : Gruenbaum : "Jours de destruction", p. 68.
C'était aussi le point de vue de Ben Gourion :
<< La tâche du sioniste n'est pas de sauver le
"reste" d'Israël qui se trouve en Europe, mais de sauver la
terre d'Israël pour le peuple juif. >>
(Cité par Tom Segev. op. cit. p. 158.)
<< Les dirigeants de l'Agence juive s'entendaient
sur le fait que la minorité qui pourrait être
sauvée devait être choisie en fonction des besoins du
projet sioniste en Palestine. >>
Source: Idem p. 125.
Hannah Arendt, l'un des plus éminents défenseurs de
la cause juive par ses études et ses livres, assistant aux
débats, leur a consacré un livre : "Eichmann
à Jérusalem". Elle y a montré (p. 134 - 141)
la passivité et même la complicité des "conseils
juifs" (Judenrat), dont les deux tiers étaient dirigés
par des sionistes.
D'après le livre d'Isaiah Trunk : "Judenrat" (Ed.
Mac Millan New York 1972) : << Selon les calculs
de Freudiger, cinquante pour cent des juifs auraient pu se sauver
s'ils n'avaient pas suivi les instructions des Conseils
juifs. >> (p. 141).
Il est significatif que lors de la célébration du
50ème anniversaire du soulèvement du ghetto de Varsovie
le chef d'État israélien demanda à Lech Walesa
de ne pas donner la parole à Marek Edelman, chef adjoint de
l'insurrection et l'un des survivants.
Marek Edelman avait en effet donné au journal israélien
"Haaretz", en 1993, à Edward Alter, une interview dans
laquelle il rappelait quels avaient été les
véritables instigateurs et héros du "Comité
juif de lutte" du ghetto de Varsovie : des socialistes du
Bund, antisionistes, des communistes, des trotskistes, les Mihal
Rosenfeld et les Mala Zimetbaum, avec Edelman, et une minorité
de sionistes de gauche du Poalei Zion et du Hashomer
Hatzaïr.
Ceux-là luttèrent contre le nazisme les armes à
la main comme le firent les juifs volontaires des Brigades
internationales d'Espagne : plus de 30% des Américains de
la Brigade Abraham Lincoln étaient des juifs que
dénonçait alors la presse sioniste parce qu'ils se
battaient en Espagne au lieu de venir en Palestine.
Source : "Jewish Life" d'avril 1938, p. 11.
Dans la brigade polonaise Dombrowski, sur 5.000 Polonais, 2.250
étaient juifs.
Ces juifs héroïques luttèrent, sur tous les fronts
du monde avec toutes les forces antifascistes. Mais les dirigeants
sionistes, dans un article de leur représentant à
Londres, intitulé : "Les Juifs doivent-ils participer aux
mouvements antifascistes ?" répondaient :
"NON !..." et fixaient l'objectif unique: "La construction de la
terre d'Israël."
Nahum Goldmann, Président de "l'Organisation sioniste
mondiale" puis du "Congrès juif mondial" raconte, dans son
Autobiographie, sa rencontre dramatique avec le Ministre des
Affaires étrangères tchèques, Édouard
Bénès, en 1935, reprochant aux sionistes d'avoir
brisé le boycott d'Hitler par la "Haavara" (les accords de
transfert) et le refus de l'Organisation sioniste mondiale
d'organiser la résistance contre le nazisme.
<< Dans ma vie, j'ai dû prendre part à de
nombreux entretiens pénibles, mais je ne me suis jamais senti
aussi malheureux et honteux que pendant ces deux heures. Je sentais,
de toutes les fibres de mon être, que Bénès avait
raison >>.
Source : Nahum Goldmann. Autobiographie, op, cit. p. 157-158.
Ibidem p. 260.
Misant sur son opposition à l'Angleterre, les dirigeants
sionistes avaient pris contact avec Mussolini dès 1922. Il les
avait reçus après sa marche sur Rome d'octobre 1922, le
20 décembre 1922.
Source : Ruth Bondy, "The Emissary : a life of Enzo
Sereni" (p. 45).
Weizmann fut reçu par Mussolini le 3 janvier 1923, et une
autre fois le 17 septembre 1926 ; Nahum Goldmann,
Président de l'Organisation sioniste mondiale, s'entretint, le
26 octobre 1927, avec Mussolini qui lui dit :
<< Je vous aiderai à créer cet
état juif. >> (Nahum Goldmann :
Autobiographie op. cit. p. 170).
Cette collaboration constituait déjà un sabotage de la
lutte antifasciste internationale. Elle subordonnait toute la
politique sioniste au seul dessein de construire un État Juif
en Palestine. Elle se poursuivit pendant la guerre, même au
moment où la persécution hitlérienne des juifs
européens était la plus atroce.
Au moment de la déportation des juifs de Hongrie, le
Vice-Président de l'organisation sioniste, Rudolf Kastner,
négocia avec Eichmann sur cette base : si Eichmann
permettait le départ en Palestine de 1684 juifs "utiles" pour
la construction du futur État d'Israël (capitalistes,
techniciens, militaires, etc...) Kastner promettait à Eichmann
de faire croire aux 460.000 juifs hongrois qu'il ne s'agissait pas
d'une déportation à Auschwitz, mais d'un simple
transfert.
Le juge Halevi rappelle lors du procès d'Eichmann que Kastner
est intervenu pour sauver l'un de ses interlocuteurs nazis :
l'un des exécuteurs de Himmler, le Standartenführer Kurt
Becher. Le témoignage de Kastner, au Procès de
Nuremberg, le fit échapper au châtiment.
Le Juge est formel : << Il n'y eut ni
vérité, ni bonne foi dans le témoignage de
Kastner... Kastner s'est parjuré sciemment, dans son
témoignage devant cette Cour, lorsqu'il a nié qu'il
était intervenu en faveur de Becher. En outre, il a
caché ce fait important : sa démarche en faveur de
Becher était faite au nom de l'Agence juive et du
Congrès juif mondial... Il est clair que la recommandation de
Kastner ne fut pas faite en son nom personnel, mais aussi au nom de
l'Agence juive et du Congrès juif mondial... et c'est pourquoi
Becher fut relâché par les
Alliés. >>
Après le jugement, l'opinion israélienne fut
ébranlée. Dans le journal "Haaretz" le Dr Moshé
Keren écrivait, le 14 juillet 1955 :
<< Kastner doit être inculpé de
collaboration avec les nazis... >> Mais le journal du
soir "Yediot Aharonoth" (23 juin 1955) expliquait pourquoi il
ne pouvait en être ainsi... << Si Kastner est mis
en jugement, c'est le gouvernement tout entier qui risque un
effondrement total devant la nation, par suite de ce que ce
procès va découvrir. >>
Ce qui risquait d'être découvert c'est que Kastner
n'avait pas agi seul mais avec l'accord des autres dirigeants
sionistes qui siégeaient, au moment du procès, dans le
gouvernement. La seule façon d'éviter que Kastner parle
et que le scandale éclate, c'est que Kastner disparaisse. Il
mourut en effet opportunément, et le gouvernement
israélien introduisit un recours devant la Cour Suprême
pour le réhabiliter. Ce qu'il obtint.
Cette politique de collaboration atteignit son point culminant en
1941, lorsque le groupe le plus extrémiste des sionistes, le
"LEHI" ("Combattants pour la libération d'Israël")
dirigé par Abraham Stern et, après sa mort, par un
triumvirat dont faisait partie Itzak Shamir, commit
<< un crime impardonnable du point de vue moral :
prôner une alliance avec Hitler, avec l'Allemagne nazie, contre
la Grande-Bretagne. >>
Source : Bar Zohar. "Ben Gourion, le Prophète
armé" (Fayard. Paris 1966. p. 99)
M. Eliezer Halevi, syndicaliste travailliste connu, membre du
Kibboutz Gueva, révèle dans l'hebdomadaire "Hotam" de
Tel-Aviv (daté du 19 août 1983) l'existence d'un
document signé par M. Itzak Shamir, (qui s'appelait alors
Yezernitsky) et Abraham Stern, remis à l'Ambassade
d'Allemagne, à Ankara, alors que la guerre en Europe fait
rage, et que les troupes du Maréchal Rommel sont
déjà sur le sol égyptien. Il y est dit
notamment : << En matière de conception,
nous nous identifions à vous. Pourquoi donc ne pas collaborer
l'un avec l'autre ?>>. "Haaretz" dans son
édition du 31 janvier 1983, cite une lettre marquée du
mot "secret", envoyée en janvier 1941 par l'ambassadeur
de Hitler à Ankara, Franz Von Papen, à ses
supérieurs, racontant les contacts avec les membres du groupe
Stern. Y est ajouté un mémorandum de l'agent des
services secrets nazis à Damas, Werner Otto Von Hentig, sur
les pourparlers avec les émissaires de Stern et de Shamir,
où il est dit notamment que << la
coopération entre le mouvement de libération
d'Israël et le nouvel ordre en Europe sera conforme à
l'un des discours du chancelier du IIIe Reich dans lequel Hitler
soulignait la nécessité d'utiliser toute combinaison de
coalition pour isoler et vaincre l'Angleterre >>, il y
est dit encore que le groupe Stern est
<< étroitement lié aux mouvements
totalitaires en Europe, à leur idéologie et à
leur structures. >> Ces documents se trouvent au
Mémorial de l'holocauste (Yad Vachem) à
Jérusalem, classés sous le numéro E234151-8.
L'un des chefs historiques du groupe Stern, M. Israël Eldad,
confirme, dans un article publié dans le quotidien de
Tel-Aviv, le Yediot Aharonoth, du 4 février 1983,
l'authenticité de ces pourparlers entre son mouvement et les
représentants officiels de l'Allemagne nazie. Il affirme sans
ambages que ses collègues avaient expliqué aux nazis
qu'une identité d'intérêts entre un nouvel ordre
en Europe selon la conception allemande et les aspirations du peuple
juif en Palestine représentée par les combattants pour
la liberté d'Israël (le groupe Stern) est probable.
Voici les principaux passages de ce texte intitulé :
Principes de base de l'Organisation militaire nationale (NMO) en
Palestine (Irgun Zevaï Leumi) concernant la solution de la
question juive en Europe et la participation active du NMO à
la guerre aux côtés de l'Allemagne.
<< Il ressort des discours des dirigeants de
l'État national-socialiste allemand qu'une solution radicale
de la question juive implique une évacuation des masses juives
de l'Europe. (Judenreines Europa).
Cette évacuation des masses juives de l'Europe est la
condition première de la solution du problème juif,
mais cela n'est possible que par l'installation de ces masses en
Palestine, dans un État juif, avec ses frontières
historiques.
Résoudre le problème juif de façon
définitive, et libérer le peuple juif, c'est l'objectif
de l'activité politique et des longues années de lutte
du "mouvement pour la liberté d'Israël" (Lehi) et de son
Organisation militaire nationale en Palestine (Irgun Zevaï
Leumi).
Le NMO, connaissant la position bienveillante du gouvernement du
Reich envers l'activité sioniste à l'intérieur
de l'Allemagne, et les plans sionistes d'émigration estime
que :
1) Il pourrait exister des intérêts communs entre
l'instauration, en Europe, d'un ordre nouveau, selon la conception
allemande, et les véritables aspirations du peuple juif telles
qu'elles sont incarnées par Lehi.
2) La coopération entre l'Allemagne nouvelle et une nation
hébraïque rénovée (Völkisch Nationalen
Hebraertum) serait possible.
3) L'établissement de l'État historique juif sur une
base nationale et totalitaire, et lié par un traité au
Reich allemand pourrait contribuer à maintenir et à
renforcer, dans l'avenir, la position de l'Allemagne au
Proche-Orient.
A condition que soient reconnues, par le gouvernement allemand, les
aspirations nationales du "Mouvement pour la liberté
d'Israël" (Lehi), I'Organisation militaire nationale (NMO) offre
de participer à la guerre aux côtés de
l'Allemagne.
La coopération du mouvement de libération d'Israël
irait dans le sens des récents discours du Chancelier du Reich
allemand, dans lesquels Monsieur Hitler soulignait que toute
négociation et toute alliance devait contribuer à
isoler l'Angleterre et à la battre.
D'après sa structure et sa conception du monde, le NMO est
étroitement lié avec les
mouvements totalitaires européens. >>
Source : Le texte original, en allemand, se trouve, en
Appendice ndeg. 11, dans le livre de David Yisraeli : "Le
problème palestinien dans la politique allemande, de 1889
à 1945", Bar Ilan university, Ramat Gan. Israël, 1974, p.
315-317.
Selon la presse israélienne, qui a publié une
dizaine d'articles sur ce sujet, à aucun moment les nazis
n'ont pris au sérieux les propositions de Stern, de M. Shamir
et de leurs amis.
Les pourparlers ont subi un coup d'arrêt lorsque les troupes
alliées ont arrêté en juin 1941,
l'émissaire d'Abraham Stern et Itzak Shamir, M. Naftali
Loubentchik, au bureau même des services secrets nazis à
Damas. D'autres membres du groupe ont poursuivi des contacts
jusqu'à l'arrestation, par les autorités britanniques,
de M. Itzhak Shamir, en décembre 1941, pour "terrorisme et
collaboration avec l'ennemi nazi."
Un tel passé n'empêche pas Itzhak Shamir de devenir
Premier Ministre et d'être, aujourd'hui encore, le chef d'une
puissante "opposition", la plus acharnée à maintenir
l'occupation de la Cisjordanie. C'est qu'en réalité,
les dirigeants sionistes, en dépit de leurs rivalités
internes, poursuivent le même objectif raciste : chasser
par la terreur, l'expropriation ou l'expulsion, tous les autochtones
arabes de Palestine, pour en rester les seuls conquérants et
les seuls maîtres.
Ben Gourion déclarait :
<< Beghin appartient incontestablement au type
hitlérien. C'est un raciste disposé à
détruire tous les Arabes dans son rêve d'unification
d'Israël, prêt, pour réaliser ce but sacré,
à user de tous les moyens. >>
Source : E. Haber, "Menahem Beghin, the man and the
legend" Ed. Delle Book. New York, 1979, p. 385.
Le même Ben Gourion n'a jamais cru à la
possibilité d'une coexistence avec les Arabes. Moins il y aura
d'Arabes dans les limites du futur État (d'Israël), mieux
cela vaudra. Il ne le dit pas explicitement, mais l'impression qui se
dégage de ses interventions et de ses remarques est
nette : une grande offensive contre les Arabes ne briserait pas
seulement leurs attaques mais aussi réduirait au maximum le
pourcentage de la population arabe dans l'État
<< (...) On peut l'accuser de racisme, mais alors on
devra faire le procès de tout le mouvement sioniste, qui est
fondé sur le principe d'une entité purement juive en
Palestine. >>
Source : Bar Zohar (op. cit) p. 146.
Au Procès d'Eichmann à Jérusalem, le
Procureur Général Haïm Cohen rappelait aux
juges : << Si cela ne coïncide pas avec votre
philosophie, vous pouvez critiquer Kastner... Mais qu'est-ce que cela
a à voir avec la collaboration ?... Il a toujours
été dans notre tradition sioniste de
sélectionner une élite pour
organiser l'immigration en Palestine... Kastner n'a rien fait
d'autre. >>
Source : "Court record" 124/53. Jérusalem district
court.
Ce haut magistrat invoquait en effet une doctrine constante du
mouvement sioniste : il n'avait pas pour objectif de sauver des
juifs mais de construire un État juif fort.
Le 2 mai 1948, le Rabbin Klaussner, chargé des Personnes
déplacées, présentait un Rapport devant la
Conférence juive américaine :
<< Je suis convaincu qu'il faut forcer les gens
à se rendre en Palestine... Pour eux un dollar
américain leur apparaît comme le plus grand des
objectifs. Par le mot "force", c'est un programme que je
suggère... Il a déjà servi, et très
récemment encore. Il a servi pour l'évacuation des
juifs de Pologne, et dans l'histoire de "l'Exodus"...
Pour appliquer ce programme, il faut, au lieu de fournir du confort
aux "personnes déplacées", leur créer le plus
d'inconfort possible... Dans un second temps, une procédure
faisant appel à la Haganah pour harceler les
juifs. >>
Source : Alfred H. Lilienthal dans "What price
Israël". Chicago 1953, p. 194 - 195.
Les variantes de cette méthode d'incitation et même
de coercition furent multiples.
En 1940, pour soulever l'indignation contre les Anglais qui avaient
décidé de sauver les Juifs menacés par Hitler,
en les accueillant dans l'Ile Maurice, le navire qui les
transportait, ayant fait escale dans le port de Haïffa, le 25
décembre 1940, les dirigeants sionistes de la "Hagannah" (dont
le chef était Ben Gourion), n'hésitèrent pas
à faire exploser le navire, entraînant la mort de 252
Juifs et de membres anglais de l'équipage.
Source : Dr. Herzl Rosenblum, directeur de "Yediot Aharonoth
", en fait révélation en 1958, et la justification en
est donnée dans "Jewish Newsletter" N.Y. Novembre 1958.
Autre exemple : L'Irak :
la communauté juive (110.000 personnes en 1948) était
bien enracinée dans le pays. Le grand Rabbin d'Iraq, Khedouri
Sassoon, avait déclaré : << Les
Juifs et les Arabes ont joui des mêmes droits et
privilèges depuis mille ans et ne se considèrent pas
comme des éléments séparés dans cette
nation. >>
Alors, commencèrent les actions terroristes
israéliennes, en 1950, à Bagdad. Devant les
réticences des Juifs irakiens à s'inscrire sur les
listes d'immigration vers Israël, les services secrets
israéliens n'hésitèrent pas, pour convaincre les
Juifs qu'ils étaient en danger, à jeter contre eux des
bombes... L'attaque contre la synagogue Shem-Tov tua trois personnes
et en blessa des dizaines >>. Ainsi commença
l'exode baptisé: "Opération Ali Baba".
Source : "Ha'olam hazeh". 20 avril et 1er juin 1966. et
"Yediot Aharonoth " du 8 novembre 1977.
Il y a là une doctrine constante depuis que
Théodore Herzl avait remplacé la définition du
juif non plus par sa religion, mais par sa race.
L'article 4b de la loi fondamentale de l'État d'Israël
(qui n'a pas de Constitution), et qui définit la "Loi du
retour" (5710 de 1950) stipule : << est
considéré comme juive une personne née d'une
mère juive, ou convertie. >> (Critère
racial ou critère confessionnel).
Source : Klein : "L'État juif ", éd.
Dunod. Paris. p. 156.
Ceci était dans la droite ligne de la doctrine fondatrice
de Théodore Hertzl. Il ne cesse d'y insister dans ses
"Mémoires" (Diaries) Dès 1895, il précise
à un interlocuteur allemand (Speidel), << Je
comprends l'antisémitisme. Nous, les Juifs, nous sommes
restés, même si ce n'est pas de notre faute, des corps
étrangers dans les diverses nations. >>.
Source : "Diaries" p. 9.
A quelques pages de là il est plus explicite encore :
<< Les antisémites deviendront nos amis les plus
sûrs, les pays antisémites nos
alliés. >>
Source : "Diaries" p. 19.
Le but était en effet commun : rassembler les Juifs
dans un ghetto mondial.
Les faits ont donné raison à Théodore
Hertzl.
Les Juifs pieux, comme d'ailleurs beaucoup de chrétiens,
répétaient chaque jour : << L'an
prochain à Jérusalem >>., Ils faisaient
de Jérusalem non pas un territoire déterminé,
mais le symbole de l'Alliance de Dieu avec les hommes, et de l'effort
personnel pour la mériter. Mais le "Retour" ne se produisit
que sous l'impulsion des menaces antisémites en provenance des
pays étrangers.
Le 31 août 1949, s'adressant à un groupe
d'Américains en visite en Israël, Ben Gourion
déclarait : << Bien que nous ayons
réalisé notre rêve de créer un État
juif, nous en sommes encore au début. Il n'y a aujourd'hui que
900 000 Juifs en Israël, tandis que la majorité du peuple
juif se trouve encore à l'étranger. Notre tâche
future est d'amener tous les Juifs en Israël. >>
L'objectif de Ben Gourion était d'amener en Israël
quatre millions de Juifs entre 1951 et 1961. Il en vint 800 000. En
1960 il n'y avait, pour l'année, que trente mille
immigrés. En 1975-76 l'émigration hors d'Israël
dépassait l'immigra-tion.
Seules les grandes persécutions, comme celles de Roumanie,
avaient donné une certaine impulsion au "Retour".
Même les atrocités hitlériennes ne
réussirent pas à exaucer le rêve de Ben
Gourion.
Parmi les victimes juives du nazisme qui se sont
réfugiées à l'étranger entre 1935 et
1943, à peine 8,5% sont allées s'installer en
Palestine. Les États-Unis limitèrent leur accueil
à 182 000 (moins de 7%), l'Angleterre à 67 000 (moins
de 2%). L'immense majorité, c'est-à-dire 75%, trouva
refuge en Union Soviétique.
Source : "Institute for Jewish affairs" de New York, repris
par Christophe Sykes dans "Crossroads to Israël", Londres, 1965,
et par Nathan Weinstock, Le sionisme contre Israël, p.
146.
<< Ce tribunal représente une continuation des
efforts de guerre des nations alliées. >>
Source : Robert H. Jackson, Procureur
général des États-Unis (séance du 26
juillet 1946)
Le 8 août 1945, les dirigeants américains, anglais,
français et russes, se réunirent à Londres pour
mettre au point << la poursuite et le châtiment
des grands criminels de guerre des puissances européennes de
l'Axe, >> en créant un
<< Tribunal militaire international >>
(article I, a).
Les crimes étaient définis au Titre II, article 6.
1 - "Crimes contre la paix" concernant ceux qui étaient
responsables du déclenchement de la guerre.
2 - "Crimes de guerre" pour la violation des lois et coutumes
de la guerre.
3 - "Crimes contre l'humanité" c'est-à-dire
essentiellement contre les populations civiles.
La constitution d'une telle juridiction appelle déjà
quelques remarques :
1 - Ce n'est pas un tribunal international puisqu'il n'est
constitué que par les vainqueurs et que, par
conséquent, ne seront retenus que les crimes commis par les
vaincus... Comme le reconnaîtra, avec juste raison, le
Procureur général des États-Unis, Robert H.
Jackson, qui présidait l'audience du 26 juillet 1946 :
<< Les Alliés se trouvent encore techniquement
en état de guerre avec l'Allemagne... En tant que tribunal
militaire, ce tribunal représente une continuation des efforts
de guerre des nations alliées. >>
2 - Il s'agissait donc d'un tribunal d'exception constituant le
dernier acte de la guerre, et excluant, par son principe même,
toute responsabilité des vainqueurs -- d'abord, dans le
déclenchement de la guerre. L'on excluait d'avance tout rappel
de ce qui en fut la source première : à Nuremberg
l'on ne posa pas la question de savoir si le Traité de
Versailles, avec toutes ses conséquences, en particulier la
multiplication des faillites, et surtout le chômage, n'avait
pas permis l'ascension d'un Hitler par l'assentiment d'une
majorité du peuple allemand. Par exemple, en imposant à
l'Allemagne vaincue de 1918, (la seule loi du plus fort faisant
déjà figure de "droit") de payer, à titre de
réparation, 132 milliards de marks-or (l'équivalent de
165 milliards de francs or) alors qu'à cette époque la
fortune nationale de l'Allemagne était évaluée
à 260 milliards de marks or.
L'économie allemande s'en trouva ruinée et le peuple
allemand réduit au désespoir par la faillite,
l'effondrement de la monnaie, et surtout le chômage, qui
permirent l'ascension de Hitler en lui donnant les plus faciles
arguments pour soutenir son mot d'ordre majeur : annuler le
Traité de Versailles avec son cortège de misère
et d'humiliation.
La meilleure preuve est la montée parallèle du
chômage et des succès du "Parti national-socialiste" aux
différentes élections :
|
Dates |
Voix obtenues |
% |
Sieges |
Nb de chomeurs |
|---|---|---|---|---|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Dates |
Voix obtenues |
% |
Sieges |
Nb de chomeurs |
|---|---|---|---|---|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Puis lorsque Hitler obtint, avec ses alliés politiques, la
majorité absolue au Reichstag, l'aide apportée à
son réarmement par les hommes du dollar, de la livre et du
franc. Non seulement la "Caisse centrale de propagande" du parti
d'Hitler était alimentée par la banque allemande
Schreider, mais, le réarmement fut largement financé
par les grands trusts américains, anglais et
français.
Ce fut le cas du Consortium chimique américain Dupont de
Nemours et du trust anglais Imperial Chemicals Industry, qui
subventionnaient l'I.G. Farben avec laquelle ils
s'étaient partagés le marché mondial de la
poudre, et de la Banque Dillon de New-York qui subventionnait
le Vereinigte Stahlwerke, trust allemand de l'acier. D'autres
étaient subventionnés par Morgan ou Rockfeller,
etc...
Ainsi la Livre et le Dollar participèrent-ils au complot qui
porta Hitler au pouvoir.
Pour la France, sur une demande adressée au Ministre de
l'Économie nationale, par le Sénateur Paul Laffont, sur
les quantités de minerai de fer exportées en Allemagne
depuis 1934, la réponse fut la suivante :
<< Les quantités de minerai de fer (Ndeg. 204 du
tarif des douanes) exportées à destination de
l'Allemagne au cours des années 1934, 1935, 1936 et 1937, sont
consignées dans le tableau ci-après :
|
Année |
Quantités (en quintaux métriques) |
|---|---|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Source : Journal officiel de la République
française du 26 mars 1938.
Mais ni les dirigeants des groupes Dupont de Nemours, Dillon,
Morgan, Rockfeller, ni François de Wendel, ne furent
interpellés à Nuremberg sur le chapitre consacré
au "complot contre la paix".
Note : Les États-Unis produisirent près de
135.000 tonnes d'agents chimiques toxiques durant la guerre,
l'Allemagne 70.000 tonnes, le Royaume-Uni 40.000 tonnes et le Japon
7.500 tonnes.
*
L'on invoque souvent les imprécations de Hitler et des
principaux dirigeants nazis contre les communistes et les juifs.
En particulier le chapitre XV du second volume de "Mein Kampf"
où Hitler évoque le passé : celui de la
guerre des gaz initiée par les Anglais lors de la
Première guerre mondiale, chapitre qui s'intitule :
"Le droit de légitime défense":
<< Si l'on avait, au début et au cours de la
guerre, soumis une seule fois douze ou quinze mille de ces
Hébreux corrupteurs du peuple aux gaz toxiques que des
centaines de milliers de nos meilleurs travailleurs allemands de
toute origine et de toute profession ont dû endurer sur le
front, le sacrifice de millions d'hommes n'eût pas
été vain. Au contraire, si l'on s'était
débarrassé à temps de ces quelques douze mille
coquins, on aurait peut-être sauvé l'existence d'un
million de bons et braves Allemands pleins
d'avenir. >>
Dans un discours devant le Reichstag, le 30 janvier 1939, il dit
aussi :
<< Si les milieux juifs internationaux de la finance
à l'intérieur et à l'extérieur de
l'Europe devaient réussir à précipiter une
nouvelle fois les peuples dans une guerre mondiale, le
résultat ne serait pas la bolchevisation de la terre avec pour
corollaire la victoire du judaïsme, mais l'anéantissement
(Vernichtung) de la race juive en Europe.....
Car l'époque où les peuples non juifs étaient
livrés sans défense à la propagande est
révolue. L'Allemagne national- socialiste et l'Italie fasciste
possèdent désormais les institutions qui permettent,
chaque fois qu'il est nécessaire, d'éclairer le monde
sur les tenants et les aboutissants d'une question que de nombreux
peuples pressentent instinctivement, sans pouvoir se l'expliquer
scientifiquement.
Les juifs peuvent bien poursuivre leur campagne de harcèlement
dans certains États, protégés qu'ils sont par le
monopole qu'ils exercent sur la presse, le cinéma, la
propagande radiophonique, les théâtres, la
littérature, et j'en passe. Pourtant, si ce peuple devait
réussir une nouvelle fois à précipiter des
millions de personnes dans un conflit totalement absurde pour elles,
bien qu'il puisse être profitable aux
intérêts juifs, alors se manifesterait
l'efficacité d'un travail d'explication qui a permis en
quelques années, dans la seule Allemagne, d'abattre
complètement (restlos erlegen) le
judaïsme. >>
Source : I.M.T. Vol. XXXI, p. 65.
Le 30 janvier 1941, Hitler dit à l'ensemble des juifs
d'Europe qu'ils <<auraient fini de jouer leur rôle, en
cas de guerre généralisée >>.
Puis dans un discours du 30 janvier 1942, il aurait
déclaré que la guerre verrait <<l'annihilation
du judaïsme en Europe >>.
Le testament politique d'Hitler publié par le Tribunal
Militaire International de Nuremberg abonde dans ce sens. On y lit
notamment :
<< Mais je n'ai laissé subsister aucun doute
là-dessus si ces comploteurs internationaux du monde de
l'argent et de la finance se remettent à traiter les peuples
d'Europe en paquets d'actions, ce peuple qui est le vrai responsable
de ce conflit meurtrier aura à rendre des comptes : les
juifs ! (Das Judentum!)
Je n'ai laissé personne dans l'incertitude du sort qui attend
celui par qui des millions d'enfants des peuples aryens d'Europe
devraient mourir de faim, des millions d'hommes adultes devraient
périr et des centaines de milliers de femmes et d'enfants
seraient brûlés et succomberaient aux bombardements dans
leur ville. Même si ce doit être avec des moyens plus
humains, le coupable devra expier sa faute. >>
Hitler parle de détruire une "influence"; Himmler parle plus
directement de détruire des personnes.
Voici, par exemple, ce que disait Himmler dans un discours
adressé à des commandants des forces navales à
Weimar, le 16 décembre 1943 :
<< Quand n'importe où, j'ai été
forcé de donner dans un village l'ordre de marcher contre des
partisans et contre des commissaires juifs, alors, j'ai
systématiquement donné l'ordre de faire
également tuer les femmes et les enfants de ces partisans et
commissaires. >>
Plus tard, parlant devant des généraux, le 5 mai
1944, à Sonthofen, il ajoutait :
<< Dans ce conflit avec l'Asie, nous devons prendre
l'habitude d'oublier les règles du jeu et les moeurs en usage
au cours des guerres européennes passées, bien qu'elles
nous soient devenues chères et conviennent mieux à
notre mentalité. >>
Cette sauvagerie n'était malheureusement pas l'apanage
d'un seul camp.
Le 4 septembre 1940, Hitler déclare au "Sportpalast":
<< Si l'aviation anglaise jette trois ou quatre mille
kilogs de bombes, nous en jetterons cent, cent cinquante, deux cents,
trois cents, quatre cents mille kilogs et plus encore en une seule
nuit. >>
Ceci constitue une folle exagération des possibilités
de bombardement stratégique de la Luftwaffe, mais montre quel
degré de haine contre les peuples l'on soulevait dans les deux
camps.
En réponse, Clifton Fadiman, éditeur du magazine
hebdomadaire "New Yorker", et figure de proue des "Writers War
Board", agence littéraire semi-officielle du gouvernement,
demandait en 1942, aux écrivains << de susciter
une haine ardente contre tous les Allemands et pas seulement contre
les dirigeants nazis. >>
Ces propos soulevant une controverse, Fadiman poursuivit :
<< la seule façon de se faire comprendre des
Allemands est de les tuer. Et encore je pense qu'ils ne comprendront
pas. >>
En avril 1942, faisant l'éloge d'un livre de De Sales
"The making of tomorrow" ("Préparer demain") il
développe sa conception raciste et il écrit:
<< l'actuelle agression nazie n'est pas l'oeuvre d'un
groupe de gangsters mais plutôt l'expression finale des plus
profonds instincts du peuple allemand. Hitler est l'incarnation de
forces plus grandes que lui. L'hérésie qu'il
prêche est vieille de 2.000 ans. Quelles est cette
hérésie ? Ni plus ni moins que la rébellion
contre la civilisation occidentale qui commence avec Arminius... les
dimensions de cette guerre apparaissent alors avec une grande
clarté... >>
Il approuvait la suggestion d'Hemingway :
<< la seule solution finale (the only ultimate
settlement) serait de stériliser les nazis, au sens
chirurgical du mot >>.
Il ridiculisait Dorothy Thomson qui faisait une distinction entre les
nazis et les autres Allemands.
Ce n'était pas une opinion isolée. Après le
discours d'Hitler au "Sportpalast" le "Daily Herald" de
Londres publiait un article du Révérend C.W.Wipp
déclarant :
<< le mot d'ordre doit être : "les
balayer" et, pour cela, concentrer notre science dans la
découverte de nouveaux et plus terrifiants explosifs... Un
Ministre de l'Évangile ne doit peut-être pas se laisser
aller à de tels sentiments, mais je dis franchement que, si je
le pouvais, je rayerais l'Allemagne de la carte. C'est une race
diabolique qui a été la malédiction de l'Europe
pendant des siècles. >>
Heureusement des protestations s'élevèrent, contre de
telles aberrations en Angleterre où le peuple, pas plus que le
peuple allemand et sa haute culture, ne pouvaient être
confondus avec des dirigeants sanguinaires et des aboyeurs de la
haine et de la mort.
Dès le mois de janvier 1934, le dirigeant sioniste Wladimir
Jabotinsky déclarait au journal juif "Natscha
Retsch" :
<< Nos intérêts juifs exigent
l'anéantissement définitif de l'Allemagne, le peuple
allemand dans sa totalité représente pour nous un
danger. >>
Churchill, pour sa part, confia à Paul Reynaud, le 16 mai
1940 :
<< Nous affamerons l'Allemagne. Nous démolirons
ses villes. Nous brûlerons ses récoltes et ses
forêts. >>
Source : Paul Baudouin, "Neuf mois au gouvernement". La Table
Ronde, 1948, p. 57.
En 1942, le Ministre Britannique Lord Vansittart,
véritable apôtre de la haine, pour justifier la terreur
des bombardements britanniques :
<< Les seuls bons Allemands sont les Allemands
morts ; donc, que les bombes pleuvent ! >>
En juillet 1944, Winston Churchill adressait à son chef
d'État-major, le général Hastings Imay, un
mémorandum de quatre pages où il proposait le projet
suivant :
<< Je veux que vous réfléchissiez
très sérieusement à cette question des gaz
asphyxiants ...
Il est absurde de prendre en compte la moralité dans cette
affaire alors que tout le monde les a mis en oeuvre (les gaz
asphyxiants) durant la dernière guerre sans qu'il y ait
protestation de la part des moralistes ou de l'Église. D'un
autre côté, à cette époque-là, le
bombardement de villes ouvertes était considéré
comme interdit ; aujourd'hui tout le monde le pratique comme une
chose qui va de soi. Il s'agit tout simplement d'une mode, comparable
à l'évolution de la longueur des jupes des
femmes....
Je veux qu'on examine froidement combien ça paierait
d'utiliser des gaz asphyxiants... On ne doit pas se laisser lier les
mains par des principes niais,...
Nous pourrions inonder les villes de la Ruhr et bien d'autres villes
en Allemagne de telle sorte que la majorité de la population
requerrait des soins médicaux constants... Il faudra attendre
peut-être quelques semaines ou même quelques mois avant
que je vous demande d'inonder l'Allemagne de gaz asphyxiants et, si
nous le faisons, allons-y carrément. En attendant je voudrais
que cette question soit examinée froidement par des gens
sensés et pas par une équipe en uniforme de chanteurs
de psaumes rabat-joie comme on en croise ici et
là. >>
Source : "American heritage" ndeg. d'août - septembre
1985.
Ni Churchill, ni Staline, ni Truman ne furent assis au banc des
criminels de guerre.
Pas plus d'ailleurs que ne furent mis en cause les auteurs des plus
ignobles appels au crime. Pour n'en citer que deux exemples parmi les
plus délirants: l'appel à un "génocide", cette
fois au vrai sens du mot, lancé en 1942, par le livre du Juif
américain Theodor Kaufman : "Germany must perish"
("l'Allemagne doit périr") dont la thèse
maîtresse est la suivante : <<les Allemands (quel
qu'ils soient : antinazis, communistes, ou même
philosémites) ne méritent pas de vivre. En
conséquence, dit-il, après la guerre on mobilisera
20.000 médecins pour stériliser chacun 25 allemands ou
allemandes par jour, de sorte qu'en trois mois il n'y ait plus en
seul allemand capable de reproduire, et qu'en 60 ans la race
allemande soit totalement éliminée. >>
Ce fut une aubaine pour nourrir l'antisémitisme :
Hitler fit lire des extraits de ce livre par tous les postes de
radio. Ou encore "l'Appel à l'Armée Rouge",
publié par l'écrivain soviétique Ilya
Ehrenbourg, en octobre 1944 :
<< Tuez, tuez ! Chez les Allemands, il n'y a pas
d'innocents, ni parmi les vivants, ni parmi ceux à
naître ! Exécutez les Instructions du camarade
Staline en écrasant pour toujours la bête fasciste dans
son antre. Brisez par la violence l'orgueil des femmes germaniques.
Prenez-les en butin légitime. Tuez, tuez, vaillants soldats de
l'Armée Rouge, dans votre assaut
irrésistible. >> (Cité par l'Amiral
Doenitz, "Dix ans et 20 jours", p. 343-44).
Ceux-là non plus ne figuraient pas parmi les accusés de
Nuremberg, pas plus que les chefs d'État qui les avaient
couverts.
Ni les responsables anglo-américains du bombardement de
Dresde, qui fit 200.000 victimes civiles, et sans aucun
intérêt militaire, puisque l'Armée
soviétique avait dépassé ses objectifs.
Ni le coupable, Truman, de l'Apocalypse atomique d'Hiroshima et de
Nagasaki qui fit 300.000 victimes civiles, là aussi sans
nécessité militaire puisque la reddition du Japon
était déjà décidée par
l'Empereur.
Ni Beria et Staline, par exemple, qui rejetaient sur les Allemands le
massacre de milliers d'officiers polonais à Katyn.
*
Les méthodes de la procédure relevaient des mêmes
principes (ou plutôt de la même absence de principes) que
le choix des accusés parmi les seuls vaincus.
Le statut de ce tribunal est ainsi défini
* Article l9 : le Tribunal ne sera pas lié par les
règles techniques relatives à l'administration des
preuves. Il adoptera et appliquera autant que possible une
procédure rapide (la version anglaise dit :
"expéditive") et non formaliste, et admettra tout moyen qu'il
estimera avoir une valeur probante.
* Article 21 : le Tribunal n'exigera pas que soit
apportée la preuve des faits de notoriété
publique, mais les tiendra pour acquis. Il considère
également comme preuves authentiques les documents et rapports
officiels des gouvernements des Alliés.
Tel est le monstre juridique, dont les décisions doivent
être canonisées et tenues pour critères d'une
intouchable vérité historique, selon la loi
Gayssot-Fabius du 13 juillet l990.
Ce texte insère en effet dans la loi sur la liberté de
la presse de 1981, un article 24 bis, disant : Seront punis des
peines prévues par le sixième alinéa de
l'article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens
énoncés à l'article 23, l'existence d'un ou
plusieurs crimes contre l'humanité tels qu'ils sont
définis par l'article 6 du statut du tribunal militaire
international annexé à l'accord de Londres du 8
août 1945 et qui ont été commis soit par les
membres d'une organisation déclarée criminelle en
application de l'article 9 dudit statut, soit par une personne
reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française
ou internationale.
Le tribunal pourra en outre ordonner :
1. L'affichage de sa décision dans les conditions
prévues par l'article 51 du Code pénal;
2. La publication de celle-ci ou l'insertion d'un communiqué
dans les conditions prévues par l'article 51-1 du Code
pénal, sans que les frais de publication ou d'insertion
puissent excéder le maximum de l'amende encourue.
*
Une telle procédure du Tribunal de Nuremberg souleva des
objections même chez les juristes américains du plus
haut niveau : ceux de la Cour Suprême
A commencer par le Juge Jackson qui en fut le Président.
L'historien anglais David Irving, qui reconnaît l'avoir d'abord
mal jugé, apporte ce témoignage :
<< Des juristes de renom, dans le monde entier, eurent
honte de la procédure de Nuremberg. Certainement, le Juge
Robert H. Jackson, Président américain des accusateurs
avait honte de ces procédés ; cela est
évident dans son "journal personnel" que j'ai lu.
<< J'ai eu le privilège d'avoir accès
aux "Mémoires" (du juge Jackson) à la
Bibliothèque du Congrès... Peu de temps après
que Robert H. Jackson ait reçu du Président Truman la
tâche de diriger les juges américains, au procès
de Nuremberg (mai 1945), il eut connaissance des plans
américains sur le bombardement par bombes atomiques, il se
trouva mal à l'aise dans la tâche qui lui était
confiée : poursuivre, au nom d'une nation, des actes
qu'elle a elle-même commis, car il était conscient que
les États-Unis allaient commettre un crime plus grand
encore. >> (33.9392 et 9394).
Se référant au livre d'Alpheus Thomas Mason sur Harlan
Fiske Stone : "Pilier de la loi" (Harlan Fiske Stone
était Chief Justice of the Supreme Court of United States),
l'avocat Christie cite la page 715 de ce livre, ou Stone écrit
au Directeur du magazine "Fortune" que, non seulement il
désavoue une telle procédure, mais considère
qu'il s'agit d'un "lynchage à grande échelle"
(high-grade lynching party in Nuremberg). (5. 995-996) p. 716.
Le juge Wennerstrum, de la Cour Suprême des États-Unis,
Président de l'un des tribunaux (23.5915 - 5916) fut si
dégoûté par la procédure qu'il refusa sa
nomination et retourna en Amérique où il exposa au
"Chicago Tribune" ses objections : 60% des membres de la
direction du procès étaient juifs, les
interprètes également.
<< Quant aux principaux accusés :
Höss, Streicher, Pohl, ils ont été
torturés. >> (23.5919)
En vertu des statuts de Nuremberg, acceptant comme preuves toutes les
déclarations des alliés, le rapport soviétique
sur Katyn, accusant les Allemands du massacre de 11.000 officiers
polonais a été accepté comme "preuve
authentique", indiscutable, le 8 août 1945, par les
vainqueurs.
Source : Document URSS 54, dans le volume 39 du T.M.I. (p.
290 . 32)
Le Procureur général soviétique, le
Général Rudenko put dire que, d'après l'article
21 du Statut du Tribunal de Nuremberg << il ne saurait
faire l'objet de contestation. >> (XV, p. 300).
Le 13 avril 1990 la presse internationale annonçait que le
crime de Katyn avait pour auteur Beria et les autorités
soviétiques. Le Professeur Naville, de l'Université de
Genève, examinant les cadavres, avait trouvé dans leurs
poches des documents de 1940 prouvant que l'exécution avait eu
lieu à cette date. En 1940 la région de Smolensk
était occupée par les soviétiques.
*
Pour nous en tenir à notre thème : "Les mythes
fondateurs de l'État d'Israël", nous nous attacherons
à examiner l'une des contrevérités qui exercent
encore, après plus d'un demi-siècle, le plus de ravages
dans le monde actuel et pas seulement au Proche-Orient : "le
mythe des 6 millions de Juifs exterminés" devenu un dogme
justifiant, sacralisant (comme l'implique le mot même
d'"Holocauste") toutes les exactions de l'État d'Israël
en Palestine, dans tout le Proche-Orient, aux États-Unis et,
à travers les États-Unis, dans toute la politique
mondiale, en les plaçant au-dessus de toute loi
internationale.
Le Tribunal de Nuremberg a officialisé ce chiffre, qui n'a
cessé, depuis lors, de servir à manipuler les opinions
publiques, dans la presse, écrite ou parlée, dans la
littérature et le cinéma, et jusque dans les manuels
scolaires.
Or, ce chiffre ne s'appuie que sur deux témoignages :
celui de Hoettl et un autre de Wisliceny.
Voici ce que déclara le premier :
<< En avril 1944, dit aux juges de Nuremberg,
I'Obersturmbannführer Dr Wilhelm Hoettl, chef du bureau adjoint
de la section IV de l'Office central de sécurité du
Reich, le S.S. Obersturmbannführer Adolf Eichmann que je
connaissais depuis 1938 eut un entretien avec moi dans mon
appartement à Budapest... Il savait qu'il était
considéré comme criminel de guerre par les Nations
Alliées puisqu'il avait des milliers de vies juives sur la
conscience. Je lui demandais combien il y en avait et il me
répondit que, bien que le nombre fût un grand secret, il
me le dirait parce que des renseignements qu'il possédait, il
était arrivé à la conclusion suivante :
dans les différents camps d'extermination environ 4 millions
de juifs avaient été tués alors et que deux
millions avaient trouvé la mort d'une autre
manière.>>
Source : Procès de Nuremberg, tome IV, p. 657.
Et le second :
<< Il (Eichmann) disait qu'il sauterait en riant dans
la tombe, car l'impression d'avoir cinq millions de personnes sur la
conscience serait pour lui la source d'une extraordinaire
satisfaction. >> (Op. cit.).
De ces deux témoignages, M. Poliakov lui-même
dit :
<< Il serait possible d'objecter qu'un chiffre si
imparfaitement étayé doit être
considéré comme suspect. >>
Source : Revue d'Histoire de la seconde guerre mondiale,
oct. 1956.
Le journal hébraïque de New York "Der Aufbau" du 30 juin
1965 signale qu'à cette date 3 millions et 375.000 personnes
avaient effectué des demandes de "réparation" au titre
des dommages subis au temps de la domination d'Hitler.
Ajoutons que le principal "témoignage", le plus complet et le
plus précis, est celui de Hoettl, agent de l'Intelligence
Service.
Source : la revue anglaise "Week end" du 25 janvier 1961,
portant sur sa couverture le portrait de Hoettl, avec cette
légende :
<<"Histoire d'un espion" plus étrange que la
fiction : cet ami de dirigeants nazis avait pour patron un homme
des services secrets britanniques.>>.
Confirmant les objections des grands juristes de la Cour
Suprême des États-Unis et de bien d'autres, sur les
anomalies juridiques du "Tribunal de Nuremberg" nous donnerons
seulement, à titre d'exemples, les violations des
règles constantes de la procédure de tout procès
véritable :
1 - L'établissement et la vérification de
l'authenticité des textes produits;
2 - L'analyse de la valeur des témoignages et des
conditions dans lesquelles ils furent obtenus;
3 - L'examen scientifique de l'arme du crime pour
établir son fonctionnement et ses effets.
Les textes fondamentaux, décisifs pour établir ce que
pouvait être "la solution finale" sont d'abord les
ordres d'extermination attribués aux plus hauts
responsables : Hitler, Goering, Heydrich, Himmler, et les
directives données pour leur exécution.
D'abord la directive de Hitler sur l'"extermination".
Malgré les efforts des théoriciens du
"génocide" et de "l'Holocauste", il n'en fut
jamais trouvé aucune trace : Madame Olga Wormser-Migot
écrit dès 1968 :
<< Pas plus qu'il n'existe d'ordre écrit en
clair d'extermination par les gaz à Auschwitz, n'existe
d'ordre de les cesser en novembre 1944. >>Elle
précise : << ni au procès de
Nuremberg, ni au cours des procès de zone, ni au procès
de Höss à Cracovie, d'Eichmann en Israël, ni au
procès des commandants de camps, ni de novembre 1966 à
août 1975, au procès de Francfort (accusés
d'Auschwitz de seconde zone) n'a été produit le fameux
ordre signé de Himmler, du 22 novembre 1944, sur la fin de
l'extermination des juifs par les gaz, l'ordre de mettre fin à
la "Solution finale". >>
Source : Olga Wurmser-Migot. "Le système
concentrationnaire nazi". P U F 1968. 544 et p. 13.
Le Docteur Kubovy, du "Centre de Documentation" de Tel-Aviv,
reconnaît, en 1960 : << il n'existe aucun
document signé par Hitler, Himmler ou Heydrich parlant
d'exterminer les juifs... le mot "extermination" n'apparaît pas
dans la lettre de Goering à Heydrich concernant la solution
finale de la question juive. >>
Source : Lucy Dawidowicz, "The war against the jews"
(1975) p. 121.
Après un colloque tenu à la Sorbonne, à
Paris, en février 1982, pour combattre les travaux critiques
des "révisionnistes", Raymond Aron et François Furet
avaient dû déclarer, au cours de la conférence de
presse qui suivit la rencontre : << malgré
les recherches les plus érudites, on n'a jamais pu trouver un
ordre d'Hitler d'exterminer les Juifs. >>
En 1981, c'est l'aveu de Laqueur :
<< Jusqu'à aujourd'hui on n'a pas trouvé
d'ordre écrit de Hitler en vue de détruire la
communauté juive européenne et, selon toute
probabilité, cet ordre n'a jamais été
donné >>.
Source : Walter Laqueur : "The terrible secret",
Francfort-sur-le-Main., Berlin., Vienne. 1981, p. 190.
Malgré tout cela il s'est trouvé, à
l'instigation de Vidal-Naquet et de Léon Poliakov, d'autres
historiens pour signer la déclaration suivante :
<< (...) Il ne faut pas se
demander comment techniquement, un tel meurtre de masse a
été possible. Il a été possible
techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de
départ obligé de toute enquête
historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous
appartenait de la rappeler simplement : il n'y a pas,
il ne peut pas y avoir de débat sur
l'existence des chambres à gaz. >>
- Il ne faut pas se demander...
- le point de départ obligé ...
- Il ne peut pas y avoir de débat...
Trois interdits, trois tabous, trois limites définitives
à la recherche.
Un tel texte marque une date effectivement "historique" dans
l'histoire de l'histoire : le "fait" qu'il s'agit
d'établir est posé, avant toute recherche et toute
critique, comme vérité absolue et intangible
interdisant, par trois impératifs rédhibitoires, toute
recherche et toute critique de ce qui a été une fois,
au lendemain d'une victoire, jugé par les vainqueurs.
L'histoire doit pourtant, si elle entend respecter un statut
scientifique, être une perpétuelle recherche, remettant
en cause même ce que l'on croyait aussi définitivement
établi que le postulat d'Euclide ou les lois de Newton.
En voici un exemple notoire :
<< Le Comité International d'Auschwitz
prévoyait, en novembre 1990, de remplacer la plaque
commémorative à Auschwitz, qui indiquait "4 millions de
morts" par une autre portant la mention "plus d'un million de morts".
Le docteur Maurice Goldstein, Président de ce comité,
s'y opposa. >>
Source : "Le Soir", Bruxelles, du 19-20 octobre 1991, page
16.
En fait, le docteur Goldstein ne contestait nullement la
nécessité de changer les anciennes plaques, mais il
souhaitait que la nouvelle plaque ne comporte pas de chiffre, tant il
savait qu'il serait probablement nécessaire à bref
délai de réviser une nouvelle fois à la baisse
le chiffre actuellement envisagé.
La plaque, à l'entrée du camp de Birkenau porta donc
cette inscription jusqu'en 1994.
<< Ici, de 1940 à 1945, quatre millions
d'hommes, de femmes et d'enfants ont été
torturés et assassinés par les génocides
hitlériens. >>
Grâce à l'action du Comité international du
Musée d'État que préside l'historien Wladislaw
Bartoszewski, et comprenant vingt-six membres de toutes
nationalités, le texte a été modifié dans
un sens moins éloigné de la
vérité :
<< Que ce lieu où les nazis ont assassiné
un million et demi d'hommes, de femmes,
d'enfants, en majorité des juifs de
divers pays d'Europe, soit à jamais pour l'humanité un
cri de désespoir et un avertissement. >>
Source : Article de Luc Rosenzweig, dans "Le Monde" du 27
janvier 1995.
Cet exemple montre que l'histoire, pour échapper au
terrorisme intellectuel des prédicateurs de la haine, exige
une perpétuelle "révision". Elle est
"révisionniste" ou bien elle est une propagande
déguisée.
Revenons donc à l'histoire proprement dite, critique,
"révisionniste", c'est-à-dire fondée sur
l'analyse des textes, la vérification des témoignages,
les expertises sur l'arme du crime.
Voici d'abord, ce qui, dans le programme du Parti
national-socialiste, concerne les juifs.
Le problème des juifs est abordé au point 4 du
Programme du Parti national-socialiste (N.S.D.A.P.)
<< Seuls peuvent posséder la nationalité
allemande ceux qui sont des citoyens à part entière.
Et, sont citoyens à part entière ceux qui ont du sang
allemand, sans discrimination confessionnelle. Donc, aucun juif ne
peut être citoyen à part
entière. >>
Staatsbürger désignait le citoyen et
Volksgenosse le citoyen à part entière en tant
que membre d'une communauté homogène.
Plus loin nous voyons au point 5 :
<< Celui qui ne possède pas la
nationalité allemande ne pourra vivre en Allemagne qu'en
qualité d'hôte (Gast) et devra se soumettre à la
législation en vigueur concernant le séjour des
étrangers. >>
Puis, au point 7, il est question de l'interdiction de
séjour dans le Reich, dans certaines conditions, de ceux qui
ne possèdent pas la nationalité allemande ; au
point 8, on exige l'arrêt de toute nouvelle immigration de
non-Allemands ainsi que l'expulsion immédiate des
non-Allemands entrés en Allemagne depuis le 2 août 1914.
Ce dernier point est visiblement dirigé contre les juifs de
l'Est, qui étaient arrivés en grand nombre dans le
Reich pendant et après le Première Guerre mondiale.
Le point 23 aborde également ce problème : il
stipule que les juifs n'auront pas le droit de travailler dans la
presse, et le point 24 affirme que le Parti lutte contre l'"esprit
matérialiste juif".
a - Les ordres d'Hitler sur l'extermination des juifs
Dans son livre "La destruction des juifs d'Europe" Raul
Hilberg, en 1961 dans la première édition, écrit
qu'il y eut deux ordres d'extermination donnés par
Hitler : l'un au printemps de 1941 (entrée en Russie) et
l'autre quelques mois plus tard.
Mais en 1985 << dans la deuxième édition,
révisée, toutes les référence aux ordres
ou aux décisions d'Hitler concourant à la "solution
finale" ont été systématiquement
supprimées >>
Source : "The Revised Hilberg". Simon Wiesenthal Annal
(Vol, 3.1986. p. 294)
L'édition de 1961, indiquait, à la page 171 :
<< Comment apparut la phase décrétant la
mort ? Essentiellement par deux décisions d'Hitler. Un
ordre a été donné au printemps de
1941. >>
Dans quels termes ces ordres ont-ils été
donnés ? Hilberg : << Selon le
Général Jodl, qui écrivit le document que je
cite, les termes étaient les suivants : Adolf Hitler a
dit qu'il voulait que les commissaires bolcheviks juifs soient
liquidés. C'est le premier point... Tel était le
contenu de l'ordre décrit par le Général
Jodl. >> (4-82)
Hilberg : << L'ordre était
oral. >>
Ainsi : Hilberg a dit que le Général Jodl avait
dit qu'Hitler avait dit...!
Dès ses premières diatribes antisémites et dans
"Mein Kampf", Hitler proclame sa volonté d'expulser les juifs
d'Allemagne. Nous ne retiendrons désormais des textes
allemands que ceux employant l'expression "solution finale" afin d'en
obtenir une définition précise.
Le 24 juin 1940, après la victoire sur la France, Heydrich
évoque dans une lettre à Ribbentrop, Ministre des
finances, "une solution finale territoriale" ("Eine
territoriale Endlösung").
Source : Gerald Flemming. "Hitler und die Endlösung."
Wiesbaden - Munich. 1982. p. 56.
Créer, hors de l'Europe, une "réserve" juive, et
Ribbentrop suggère alors le "projet Madagascar".
En juillet 1940, le responsable aux affaires juives, Franz
Rademacher, résume ainsi cette directive :
<< Tous les juifs hors
d'Europe ! >>
Source : Joseph Billig. "La solution finale de la
question juive." Paris, 1977. p. 58.
Cette "solution finale territoriale" répondait en effet
à la situation nouvelle de l'Allemagne dominant
désormais l'Europe : il ne suffisait plus d'expulser les
juifs d'Allemagne.
Le responsable de ce projet de "solution finale" par la
déportation de tous les juifs de l'Europe à Madagascar,
Rademacher, fait observer que la réalisation exigera quatre
ans et, au chapitre "Financement", il indique << La
réalisation de la solution finale (Endlösung)
proposée exige des moyens
considérables.>>
Source : N.G. 2586.
b - Lettre de Goering à Heydrich du 31 juillet 1941
Heydrich demande à Goering : << en
1939, vous m'avez donné l'ordre de prendre des mesures
concernant la question juive. Dois-je maintenant étendre la
tâche que vous m'avez confiée alors aux nouveaux
territoires dont nous nous sommes emparés en
Russie... >>
Là encore, rien sur l'assassinat des juifs. Il s'agit
seulement de leur transfert géographique, tenant simplement
compte des conditions nouvelles (33.93739374).[1]
La seule "solution finale" consistait donc à vider l'Europe de
ses juifs en les éloignant toujours plus jusqu'à ce que
la guerre (à supposer qu'on la gagne), permette de les mettre
tous dans un ghetto extérieur à l'Europe (comme le
projet de Madagascar en avait été la première
suggestion).
L'hypothèse du langage codé et secret est insoutenable
car, pour d'autres crimes, les documents existent en clair :
l'euthanasie, l'ordre de tuer les commandos britanniques, de lyncher
les aviateurs américains, d'exterminer la population
mâle de Stalingrad si on l'occupait. << Pour tous
ces crimes les documents sont là. Alors que dans ce seul cas
il n'y a rien, ni les originaux, ni les copies >>, ni,
ajoutons-le, les directives ou les commandes nécessaires
à l'exécution de si vastes directives. (33.9375-
9376).
<< En janvier 1942 Reinhard Heydrich, chef de la
Gestapo, avait informé les dirigeants de Berlin que le
Führer avait décidé l'évacuation de tous
les juifs vers les territoires de l'Est, remplaçant ainsi la
déportation au-delà des mers antérieurement
projetée. >> (34-9544)
Dans une note qui circula en mars 1942, dans le bureau de Heydrich
les ministres étaient informés que les juifs d'Europe
devaient être concentrés à l'Est
<< en attendant qu'après la guerre ils puissent
être envoyés dans un territoire éloigné,
tel que Madagascar, qui serait leur foyer
national.. >> (34- 9545 - 9546).
Poliakov note : << jusqu'à son abandon le
"Plan Madagascar" fut parfois
désigné par les dirigeants allemands sous le nom
de "solution finale" de la "question
juive">>.
Source : Poliakov. "Le Procès de Jérusalem"
Paris. 1963, p. 152.
Pour maintenir à tout prix la thèse de
l'extermination physique, il fallut donc trouver un subterfuge :
<< Solution finale du problème juif fut une des
phrases conventionnelles pour désigner le plan
hitlérien d'extermination des juifs
européens. >>
Source : Gerald Reitlinger. "La solution finale" p.
19.
Il n'est d'ailleurs donné aucune justification à cette
hypothèse d'un langage codé, qui permettait de faire
dire ce que l'on veut à n'importe quel document. En voici 2
exemples : Le premier, la lettre de Goering du 31
juillet 1941 (un mois après la lettre d'Heydrich citée
plus haut, la signification des mots aurait brusquement
changé!).
Par cette lettre Goering complète ses directives à
Heydrich : << En complément de la
tâche qui vous a été assignée par
décret du 24-1-1939, à savoir, d'obtenir pour la
question juive par la voie de l'émigration et de
l'évacuation la solution la plus avantageuse possible eu
égard aux circonstances, je vous charge par la présente
de procéder à tous les préparatifs
nécessaires... pour aboutir à une solution d'ensemble
(Gesamtlösung ) de la question juive dans la zone d'influence
allemande en Europe.... Je vous charge de soumettre rapidement un
projet d'ensemble (Gesamt-
entwurf) portant sur les mesures d'organisation et les dispositions
concrètes et matérielles pour réaliser la
solution finale à laquelle nous aspirons de la question juive.
(Endlösung der Judenfrage.) >>
Source : Hilberg (op. cit.) 2ème édition p. 401
(N.G. 2586 - E. P. S. 710)
Il est significatif que, citant ce document (à la page 108
de son livre), Reitlinger coupe le début concernant
l'émigration et l'évacuation, alors que cette lettre
prescrit une nouvelle extension des mesures d'évacuation
prises "eu égard aux circonstances" au temps où
Hitler ne dominait que la Pologne en janvier 1939 et même pas
encore la France, alors qu'en juillet 1941 il domine toute
l'Europe.
La signification du texte de Goering est pourtant parfaitement claire
dès le premier paragraphe : la politique
d'émigration ou d'évacuation des juifs,
pratiquée jusque là en Allemagne, doit s'étendre
désormais, en raison des conquêtes nouvelles, à
toutes les zones sous domination allemande en Europe. La "solution
d'ensemble" tient compte de la situation nouvelle. Elle ne pourra
être une "solution finale" qu'après la fin de la guerre,
où, en cas de victoire totale en Europe, y compris en Russie,
une évacuation finale, en Afrique ou ailleurs, permettra,
selon l'objectif constant d'Hitler << de vider l'Europe
de ses juifs >>.
En résumé, la directive de Goering à Heydrich,
à moins de vouloir arbitrairement l'interpréter en
fonction d'un schéma préconçu, ne fait
qu'appliquer à l'Europe ce qui, jusque là, ne pouvait
être appliqué qu'en Allemagne. Objectif sans aucun doute
inhumain et criminel, mais qui ne comporte à aucun moment
l'idée "d'extermination" que lui prête le Procureur de
Nuremberg, Robert M.W. Kempner en déclarant :
<< Par ces lignes, Heydrich et ses collaborateurs
étaient officiellement chargés du meurtre légal
(des juifs) >>.
Goering, ayant protesté contre la traduction anglaise du mot
allemand ("Gesamtlösung : solution d'ensemble) par
"solution finale" (Endlösung), amena le Procureur Jackson
à reconnaître la falsification et à
rétablir l'expression véritable.
Source : I.M.T., IX, 575.
Dès le 24 juin 1940 Heydrich avait informé Ribbentrop
de son désir de réaliser au plus tôt la "solution
finale". Il écrivait :
<< Le problème global posé par la
présence actuelle de quelques 3 millions 1/4 de juifs sur les
territoires placés aujourd'hui sous la souveraineté
allemande ne peut plus être résolu par
l'émigration : une solution finale territoriale
devient dès lors nécessaire. >>
Source : Pièce justificative ndeg. 464 du
procès d'Eichmann à Jérusalem.
A la même époque Himmler avait adressé
à Hitler un mémoire dont la conclusion
était : << J'espère voir le question
juive définitivment réglée grâce à
l'émigration de tous les juifs vers l'Afrique ou dans une
colonie. >>
Source : Vierteljahreshefte, 1957, 197.
Hitler se rallia à cette suggestion puisque le 10
février 1942, le responsable de la "Deutschland III", au
Ministère des Affaires étrangères, Rademacher
écrivait, dans une lettre officielle :
<< Entre-temps, la guerre contre l'Union
Soviétique nous a permis de disposer de nouveaux territoires
pour la solution finale. En conséquence, le Führer a
décidé de déplacer les juifs non pas vers
Madagascar, mais vers l'Est. Ainsi, il n'est plus besoin d'envisager
Madagascar pour la solution finale. >>
Source : Document N.G. 3933, du procès de la
Wilhelmstrasse, cité par Reitlinger. "The final solution" p.
79, où il "interprète" encore au sens de "fiction" ou
"camouflage" sans en donner la moindre justification.
L'expression originale est en réalité die
Gesamtlösung der Judenfrage ou la solution d'ensemble
totale sur laquelle il n'y aurait plus à revenir. Mais
Goering, qui l'employa pour la première fois dans le
1er paragraphe d'une lettre en date du 31-7-1941 par
laquelle il donnait à Heydrich l'ordre de la préparer
(P.S. 710 T. XXVI, p. 266) employa dans le dernier paragraphe
l'expression die Endlösung der Judenfrage et, dans
l'usage, ce fut celle-ci qui prévalut, mais dans le même
sens et non pas dans celui de liquidation du problème par la
liquidation de ceux qui en faisaient l'objet. Pris en flagrant
délit de traduction tendancieuse par Goering lui-même,
à Nuremberg le 20 mars 1946, le juge Jackson fut bien
obligé d'en convenir (T. IX, p. 552). Mais, de cet incident,
qui détruisait toute une théorie, la presse ne souffla
mot.
Le deuxième exemple de ce changement arbitraire du sens
des mots pour justifier une thèse est celui de la
conférence du "Grand Wannsee", tenue à Berlin le
20 janvier 1942.
Dès le début de la conférence Heydrich rappelle
qu'il vient d'être nommé << au poste de
responsable chargé de la préparation de la solution
finale de la question juive en Europe >>
(Endlösung der europäischen Judenfrage)... il sera
désormais responsable de l'ensemble des mesures
nécessaires à la solution finale de la question juive
sans considération de limites
géographiques >> (souligné
par moi R. G.).
Heydrich résume ensuite la politique anti-juive menée
jusque là :
- a - Le refoulement des juifs hors des sphères vitales au
peuple allemand.
- b - Le refoulement des juifs hors de l'espace vital du peuple
allemand.
Du fait de l'avancée foudroyante de l'armée allemande
sur le front de l'Est (Union Soviétique), Heydrich poursuit
donc, en fonction de cette situation nouvelle :
<< Avec l'autorisation préalable du Führer,
l'émigration a laissé place à une
autre possibilité de solution : l'évacuation des
juifs vers l'Est >> (souligné par
moi : R. G.).
<<On ne saurait cependant considérer ces actions que
comme des palliatifs, mais les expériences pratiques
déjà recueillies en ce domaine sont d'une importance
significative pour la future solution finale de la question
juive.>>
Source : N.G. 2586 G.
Cette solution définitive ne pouvait en effet être
réalisée qu'après la guerre et cette solution
est toujours cherchée dans la même voie :
l'expulsion de tous les juifs d'Europe. C'est ce que dit
expressément Hitler à l'ambassadeur à Paris,
Abetz : le Führer lui dit qu'il avait l'intention
d'évacuer tous les juifs d'Europe après la
guerre.
Source : "Documents on German Foreign Policy", 1918-1945.
Series D. Vol. X. p. 484.
Le texte de Wannsee (20 janvier 1942)
<< Au cours de la solution finale les juifs
seraient acheminés sous direction appropriée vers l'Est
pour utiliser leur travail. Ils seront séparés selon
les sexes. Les juifs capables de travailler seront conduits en
grosses colonnes dans les régions de grands travaux pour
construire des routes, et par conséquent sans aucun doute, un
grand nombre succombera par sélection naturelle.
Ceux qui finalement resteront, qui, sans aucun doute, constituent
l'élément le plus robuste, devront être
traités en conséquence car ils représentent une
sélection naturelle dont la libération doit être
considérée comme la cellule germinale d'un nouveau
développement juif. (comme le montre l'expérience de
l'histoire...) >> (13-3133).
Irving : << J'ai lu les comptes-rendus du
procès de la Wilhelm Strasse, le second, après celui de
Nuremberg. Il y en eut ensuite douze. Aucun d'entre eux n'apporte le
témoignage selon lequel on avait, à la
conférence de Wannsee, discuté de la liquidation des
juifs. >> (33-9372 - 9373)
Le Protocole de Wannsee est le compte rendu d'une conférence
qui eut lieu le 20 janvier 1942 et à laquelle
participèrent les Secrétaires d'État
administrativement intéressés à la solution de
la Question juive et les chefs des services chargés de
l'exécution. Il s'agit là d'un texte où il n'est
pas question de chambre à gaz ni d'extermination, mais
seulement de transfert de juifs dans l'Est européen.
Ce compte rendu présente d'ailleurs toutes les
caractéristiques d'un document apocryphe, si on s'en rapporte
à la photocopie qui en a été publiée dans
le livre de M. Robert N. W. Kempner, Eichmann und Komplizen,
p. 132 et suivantes (Europa Verlag 1961) : pas de cachet, pas de
date, pas de signature, caractères de machine à
écrire normaux sur un papier de format réduit,
etc...
De toutes façons, il n'y est pas question de chambres à
gaz.
Dans les versions françaises qui en ont été
données, on a par exemple traduit << die
Zurückdrängung der Juden aus dem Lebensraum des deutschen
Volkes >> par << l'élimination
des Juifs de l'espace vital du peuple allemand >> en
donnant dans le commentaire, au mot "élimination" le sens de
"extermination" alors qu'il s'agit du << refoulement
des Juifs hors de l'espace vital du peuple
allemand >>. On a procédé de même
en anglais et en russe.
Cependant, pour exprimer leur décision de refouler les Juifs
hors de ce qu'ils appelaient leur espace vital, les Allemands
employèrent plus volontiers d'autres expressions de même
sens, comme Ausschaltung (exclusion, éviction,
élimination) ou surtout Ausrottung (extirpation,
déracinement). C'est ce dernier mot qui a été
traduit par extermination qui, en allemand se dit Vernichtung.
Exemple : dans son discours de Posen devant les
Obergruppenführer (généraux de division des Waffen
SS) le 4 octobre 1943, Himmler a dit : << Ich
meine jetzt die Judenevakuierung, die Ausrottung des jüdischen
Volkes... Das jüdische Volk wird ausgerotten.
etc...>>. Précisant sa pensée dans la phrase
suivante, il emploie le mot Ausschaltung... (P.S. 1919, T.
XXIX p. 145). Autrement dit : << Je pense
maintenant à l'évacuation des Juifs, a l'extirpation du
peuple juif, etc... >> Mais dans le "Dossier Eichmann"
M. Billig traduit : << J'entends par là
l'évacuation des Juifs, l'extermination du peuple
juif >> (p. 55) et << évacuation
des Juifs, C'EST-A-DIRE extermination >> (p. 47).
Autre exemple : Dans une note du 16 décembre 1941, sur un
de ses entretiens avec Hitler (P. S. 1517, T. XXVII, p. 270)
Rosenberg emploie l'expression << Ausrottung des
Judentums >>. A l'audience du 17 avril 1946, l'Avocat
général américain Dodd traduit
<< Extermination des Juifs >> (Tome XI,
p. 562). Rosenberg protesta en vain. Mais, dans les discours des
nazis, l'expression << Ausrottung des
Christentums >> qui revient souvent, est chaque fois
traduite par << extirpation du Christianisme de la
culture allemande >> (Cf. Revue d'Histoire de la
Seconde guerre mondiale, 1er octobre 1958, p. 62). C'est
seulement quand il s'agit du judaïsme (Judentum) ou du peuple
juif (das jüdische Volk) que le mot "Ausrottung" signifierait
extermination.
La conférence de Wannsee, du 20 janvier 1942, où l'on a
prétendu, pendant plus d'un tiers de siècle, qu'y avait
été prise la décision "d'exterminer" les Juifs
européens, disparaît, à partir de 1984, de la
littérature même des plus farouches ennemis des
"révisionnistes". Sur ce point ils avaient dû, eux
aussi, "réviser" leur histoire : c'était au
Congrès de Stuttgart de mai 1984, où cette
"interprétation" fut abandonnée.
Source : Eberhard Jackerl et Jurgen Rohwer. "Der Mord an den
Juden im Zweiten Weltkrieg" ("Le meurtre des juifs pendant la
deuxième guerre mondiale")
Source : D.V.A.. 1985 p. 67.
En 1992, Yehuda Bauer écrit dans "The Canadian Jewish News" du
30 janvier que cette interprétation de Wannsee est "stupide"
(silly).
Enfin le plus récent porte-parole des historiens orthodoxes
antirévisionnistes, le pharmacien Jean-Claude Pressac,
confirme cette nouvelle révision de l'orthodoxie. Il
écrit, à la page 35 de son livre : "Les
crématoires d'Auschwitz" (CNRS éditions,
1993) :
<< Le 20 janvier, se tenait à Berlin la
conférence dite de Wannsee. Si une action de "refoulement" des
Juifs vers l'Est fut bien prévue avec l'évocation d'une
élimination "naturelle" par le travail, personne ne parla
alors de liquidation industrielle. Dans les jours et les semaines qui
suivirent, la Bauleitung d'Auschwitz ne reçut ni appel, ni
télégramme, ni lettre réclamant l'étude
d'une installation adaptée à cette
fin. >>
Et même, dans sa "Chronologie récapitulative" il
indique, à la date du 20 janvier 1942 :
<< Conférence de Wannsee sur le refoulement des
Juifs vers l'Est. >>p. 114)
"L'extermination" a été révisée : il
s'agit de "refou-lement".
Il est également remarquable que, dans tout ce livre qui se
donne pour objectif de "prouver" la thèse de l'extermination
il n'est pas question non plus du document qui, après celui de
Wannsee, était, disait-on, le plus décisif : la
lettre de Goering à Heydrich du 31 juillet 1941 dans laquelle
on affirmait que "solution finale" signifiait "extermination", et non
pas transfert hors d'Europe.
Lors du procès de Toronto, en 1988, il y eut aussi controverse
sur le rôle des "Einsatzgruppen", sorte de corps francs
désignés par le Haut commandement hitlérien pour
anéantir les groupes de partisans qui se formèrent
dès la foudroyante avance allemande sur Moscou, en 1941, et
qui, derrière l'armée allemande, se donnèrent
pour tâche de détruire les dépôts
d'essence, les centres de ravitaillement, et les moyens de
communication pour couper l'armée allemande de ses bases
arrières.
Cette résistance se révéla si efficace qu'Hitler
donna des ordres impitoyables aux "Einsatzgruppen" pour en abattre
les dirigeants, les commissaires politiques.
Parmi ces commissaires politiques de nombreux Juifs jouèrent
un rôle dirigeant dans lequel ils affrontaient la mort.
Au procès de Toronto, la participation de ces Juifs
héroïques à la résistance contre
l'hitlérisme, fut longuement évoquée.
L'avocat de Zündel, Christie, tint à faire
préciser le sens des ordres nazis à ce sujet, par
l'historien Hilberg.
Christie : l'ordre donné aux
Einsatzgruppen dit : Anéantir les commissaires
bolcheviks juifs ? et vous vous interprétez que cela
signifierait : " Anéantir le peuple juif et les
commissaires juifs " ? Est-ce exact ?
Hilberg : Exact.
Christie : Il était donc dit,
d'après vous-même, qu'il ne s'agissait pas de tuer les
juifs, mais les commissaires politiques judéo-bolcheviks.
Hilberg : L'ordre est donné à
Himmler de "résoudre le problème". (4-839)
Christie : Il s'agit du problème des
commissaires politiques judéo-bolcheviks. Ce qui ne signifie
pas : le problème juif... N'y avait-il pas une guerre
entre le communisme et le nazisme ?
Hilberg : Oui, et les commissaires
politiques, âme du système, devaient être
fusillés.
Christie : Cela ne signifie pas tuer les
juifs qui se trouvaient là. Hitler pensait-il que le
bolchevisme était d'origine juive et que tous les commissaires
étaient juifs ?
Hilberg : C'était de la
propagande.
Mais c'était l'intention depuis le début, depuis le 22
juin 1941.
Christie : Il s'agit donc d'un article de
foi pour vous ?
Hilberg : Non. Ce n'est pas un article de
foi, c'est une certitude.
Christie : Pouvez- vous me montrer le
second ordre de Hitler ?
Hilberg. : Je dis qu'il y a une directive
décisive d'Hitler exposée par Goering à Heydrich
le 31 juillet 1941... C'est le texte qui prépare la
conférence de Wannsee.
Christie : C'était un ordre ou une
lettre d'Hitler ?
Hilberg. : Non.
Christie : Vous avez écrit dans
votre livre : << Hitler a donné ce
deuxième ordre ? >> Est-ce exact ?
Hilberg : C'est exact
Christie revient sur la signification du mot
"resettlement" (transfert) à l'Est. << Est-ce que
cela signifie un ordre de tuer tous les juifs ? (4-855)
Hilberg : "Transfert" était le
synonyme de "déporter les juifs dans les camps de la
mort"?
Christie : N'y eut -il pas un plan de
déportation des juifs à Madagascar?
*
L'historien anglais David Irving, au procès de Toronto,
apporte sur la "solution finale" ces informations puisées
à la source.
<<... La solution finale du problème juif consistait
à les déporter en différents territoires. L'une
des hypothèses fut Madagascar, surtout après la
défaite de la France, mais la puissance des flottes
britannique puis américaine rendit ce projet impossible
à réaliser.
Le seul document que je possède est une conversation
téléphonique du Premier ministre, Lammers, avec le
Führer, au printemps 1942, et le Führer lui répondit
que la solution finale ne serait décidée
qu'après la fin de la guerre. >>
<< Heinrich Himmler écrit aux gauleiters que
le Führer, Adolf Hitler, lui avait donné l'ordre de
nettoyer l'Europe de ses juifs d'Ouest en Est, par étapes.
C'était évidemment un ordre de
déportation. >> (33-9351 et 9352).
Mais ceci ne comportait aucun ordre d'extermination des juifs.
Aucun ordre de ce genre n'a été donné, ni dans
les archives dans le monde, y compris dans les archives juives qui
ont coopéré avec moi. Je dois aussi souligner que, dans
les archives britanniques, où nous avions
déchiffré les codes allemands des unités S.S.
opérant sur le front de l'Est, même avec ces machines
anglaises à déchiffrer les codes nous n'avons
déchiffré aucun code où Hitler donne l'ordre de
tuer les juifs. >> Seuls ont pu le faire des
historiens prétendant lire entre les lignes et donnant libre
cours à leur indignation pour traduire (33-93.76).
*
L'avocat Christie cite la page 651 du livre d'Hilberg où il
est écrit : << En novembre 1944 Himmler a
décidé que pour toutes sortes de raisons pratiques, la
question juive était résolue. Le 25 du même mois
il ordonna le démantèlement de toutes les installations
de mort. >>
Source : Témoignage de Kurt Becher. 8 mars 1946. P.S.
3762.
Hilberg reconnaît que ce n'était pas un ordre de
Himmler (4-861 à 864) : << Becher l'a
présenté probablement de mémoire dans son
témoignage. Il n'avait donc pas besoin d'user du langage exact
employé par Himmler. >>
Une fois de plus Hilberg dit que Becher a dit, qu'Himmler avait
dit... (4.867)
Or voici qu'au terme de longues recherches historiques faites par des
savants de toutes origines sous la pression des critiques
révisionnistes, le Directeur de "L'Institut d'histoire du
temps présent" au Centre National de la Recherche
scientifique, Monsieur François Bedarida, résume ces
travaux sur "L'évaluation des victimes d'Auschwitz".
<< La mémoire collective s'est emparée du
chiffre de quatre millions - celui-là même qui, sur la
foi d'un rapport soviétique, figurait jusqu'ici à
Auschwitz sur le monument élevé à la
mémoire des victimes du nazisme, - cependant qu'à
Jérusalem le musée de Yad Vashem indiquait quant
à lui un total très au-dessus de la
réalité.
Pourtant, dès la fin de la guerre, la mémoire
savante s'était mise au travail. De ses investigations
patientes et minutieuses, il résultait que le chiffre de
quatre millions, ne reposant sur aucune base sérieuse, ne
pouvait être retenu.
Le tribunal, au demeurant, s'appuyait sur une affirmation
d'Eichmann, soutenant que la politique d'extermination avait
causé la mort de six millions de juifs, dont quatre millions
dans les camps. Si maintenant l'on s'en rapporte aux travaux les plus
récents et aux statistiques les plus fiables - c'est le cas de
l'ouvrage de Raul Hilberg, la "Destruction des juifs
d'Europe" (Fayard, 1988), on aboutit à environ un
million de morts à Auschwitz. Un total corroboré par
l'ensemble des spécialistes, puisque aujourd'hui ceux-ci
s'accordent sur un nombre de victimes oscillant entre 950.000 au
minimum et 1,2 million au maximum. >>
Source : "Le Monde", 23 juillet l990.
En fait, dans l'édition allemande de son livre, J.-C.
Pressac descendra une nouvelle fois ce chiffre à 600.000, et
la série des révisions n'est probablement pas
terminée.
L'on n'en continue pas moins, après avoir officiellement
réduit le nombre des victimes, à Auschwitz - Birkenau,
de 4 à 1 million, à répéter le chiffre
global: 6 millions de juifs exterminés, selon cette
étrange arithmétique : 6 - 3 = 6.
Que la "solution finale" du problème juif ne trouvera sa
solution qu'après la guerre c'est ce dont témoigne
aussi le "Dossier brun" (Braun Mappe) de l'été 1941. Le
paragraphe intitulé "Directives pour la solution de la
question juive" précise : << Toutes les
mesures concernant la question juive dans les territoires
occupés de l'Est ne devant être prises qu'après
la guerre, la question juive trouvera en Europe une solution
générale. >>
Source : P.S. 702. Henri Monneray. "La persécution des
juifs dans les pays de l'Est présentée à
Nuremberg" C.D.J.C. 1949.
Cette mise au point ne comporte aucune atténuation des
crimes d'Hitler, mais simplement le rappel d'une évidence qui
n'a pas échappé même aux plus acharnés
partisans de la thèse de l'"extermination": Hitler, dans les
deux dernières années de la guerre, après
Stalingrad, est aux abois : les alliés détruisent,
par leurs bombardements, ses centres de production de guerre,
désorganisent ses transports.
Il est acculé à mobiliser des effectifs nouveaux en
dégarnissant ses usines, et il n'aurait eu que cette obsession
fatale pour son effort de guerre, d'exterminer ses prisonniers et ses
juifs, au lieu des les employer, fût-ce dans des conditions
inhumaines, à travailler dans ses chantiers. Poliakov
lui-même, dans son "Bréviaire de la haine" (p.3)
souligne cette contradiction absurde : << Il est
tellement plus économique de les affecter aux travaux les plus
durs, les parquant, par exemple, dans une
réserve. >> Mme Hannah Arendt montre aussi ce
qu'avait de démentiel une telle opération :
<< Les nazis poussèrent carrément
l'inutile juqu'au nuisible quand, en pleine guerre, et malgré
la pénurie de matériaux de construction et de
matériel roulant, ils dressèrent d'énormes et
coûteuses entreprises d'extermination et organisèrent le
transport de millions de gens... la contradiction manifeste entre
cette façon d'agir et les impératifs militaires donne
à toute l'entreprise un air fou et
chimérique. >>
Source : Hannah Arendt. "Le système totalitaire"
Paris, 1972, p. 182.
Ce qui est encore plus étrange, c'est que des esprits
aussi subtils que ceux de Poliakov ou de Hannah Arendt, aient
été à ce point obnubilés par leurs a
priori, qu'ils n'aient pas mis en cause leurs hypothèses
surréalistes et recouru aux documents et aux faits.
A Auschwitz-Birkenau, se trouvaient des implantations puissantes de
Farben-industrie (chimiques), de Siemens (transports), de Portland
(construction). A Monovitz (l'un des camps annexes d'Auschwitz)
travaillaient 10.000 détenus, 100.000 ouvriers civils, et
1.000 prisonniers de guerre anglais.
Source : "German crimes in Poland" Varsovie, 1946, I. p.
37.
De 1942 à 1944, sur les 39 camps satellites d'Auschwitz,
31 utilisaient les détenus comme main d'oeuvre et 19 d'entre
eux employaient une majorité de juifs.
Le 25 janvier 1942, Himmler adressait la directive suivante à
l'inspecteur général des camps de concentration :
<< Préparez-vous à accueillir 100.000
juifs... D'importantes tâches économiques seront
confiées aux camps de concentration dans les prochaines
semaines. >>
Source : N.O. 020 - a..
En mai 44 Hitler ordonna d'utiliser 200.000 juifs comme ouvriers dans
le programme de construction Jager et de l'organisation Todt.
Un ordre du S.S.W.V.H.A. du 18 novembre 1943 attribuait une prime aux
détenus - même juifs - qui se seraient distingués
au travail.
Source : Centre du Musée d'Auschwitz, 6 - 1962,
p.78.
Il ne s'agit donc là de rien de "fou ou de
chimérique", mais au contraire d'un réalisme
implacable. Mais surtout cela constitue une réfutation
supplémentaire des thèses "exterminationnistes".
Au procès d'Auschwitz, qui eut lieu à Francfort, du 20
décembre 1963 au 20 août 1965, dans un vaste
théâtre, comme il convient à une opération
politique à grand spec- tacle, la formidable mise en
scène judiciaire ne put éviter que dans l'exposé
des motifs de son verdict, la Cour d'Assises fut amenée
à reconnaître qu'elle disposait d'éléments
dérisoires pour étayer son jugement.
<< Il manqua à la Cour presque tous les moyens
d'information dont on dispose dans un procès criminel
ordinaire pour se composer une image fidèle des faits, tels
qu'ils se sont réellement produits au moment du meurtre. Il
manquait les cadavres des victimes, les rapports d'autopsie, les
conclusions des experts sur la cause du décès ; il
manquait les traces laissées par les coupables, les armes du
crime, etc... La vérification des témoignages ne fut
possible que dans de rares cas. >>
Source : Page 109 de l'exposé des motifs du
verdict.
L'arme du crime, c'était pourtant, selon les accusateurs,
les "chambres à gaz". Et voici que les juges n'en trouvaient
pas de "trace"!
Il suffisait sans doute d'un fait de "notoriété
publique". Comme au temps du procès des sorcières, nul
n'aurait osé mettre en doute leur "commerce charnel" avec le
diable sans risquer d'aller soi-même au bûcher.
L'un des juristes envoyés par les États-Unis à
Dachau devenu un camp américain et un centre de "procès
contre les crimes de guerre", Stephen S. Pinter
écrit :
<< J'ai vécu à Dachau pendant 17 mois
après la guerre comme juge militaire des États-Unis, et
je puis témoigner qu'il n'y eut pas de chambre à gaz
à Dachau. Ce que l'on montre aux visiteurs est
présenté de manière erronée comme une
chambre à gaz, étant un four crématoire. Il n'y
eut également aucune chambre à gaz dans les camps de
concentration en Allemagne. On nous a dit qu'il y avait une chambre
à gaz à Auschwitz, mais comme Auschwitz était
dans la zone russe, nous n'avions pas, de la part des Russes, la
permission de visiter... L'on faisait ainsi usage du vieux mythe de
propagande selon lequel des millions de juifs ont été
tués. Je peux affirmer, après 6 ans
d'après-guerre passés en Allemagne et en Autriche,
qu'il y eut beaucoup de juifs tués, mais que le nombre de 1
million ne fut certainement jamais atteint, et je me crois plus
qualifié que quiconque à ce sujet. >>
Source : Lettre de Pinter à l'hebdomadaire
catholique "Our Sunday visitor", 14 juin 1959 p. 15.
A défaut de preuves écrites, de documents
irrécusables, le Tribunal de Nuremberg dut, comme toute la
littérature romancée et les films ultérieurs, se
fonder sur des "témoignages".
Les rescapés, appelés comme témoins, et qui ont
authentifié l'existence de "chambres à gaz", l'ont fait
non d'après ce qu'ils avaient vu, mais d'après ce
qu'ils avaient "entendu dire".
Un exemple typique et illustre est celui du Docteur Benedict
Kautzsky, qui succéda à son père à la
direction du Parti social - démocrate autrichien.
Après avoir déclaré qu'à Auschwitz le
maximum de survie était de trois mois (alors qu'il y fut
détenu lui-même pendant 3 années), il
écrit son livre : "Teufel und Verdammt" ("Le diable et
le damné"), publié en Suisse en 1946, à
propos des "chambres à gaz": << Je ne les ai pas
vues moi-même, mais leur existence m'a été
affirmée par tant de gens dignes de foi. >>
<< Ich will hier noch eine kurze Schilderung der
Gaskammern einflechten, die ich zwar selbst nicht gesehen habe, die
mir aber von so vielen glaubwürdig dargestellt worden
sind...>>
Quelques uns furent tenus pour fondamentaux, notamment celui de
Rudolf Höss, de Sauckel, de Nyiszli ("Médecin à
Auschwitz").
Le témoin-clé, qui se révéla le
témoin parfait pour "prouver" la thèse des vainqueurs
déguisés en toges de juges, fut Rudolf Höss,
ancien commandant du camp d'Auschwitz.
Le résumé qu'il donne, dès son arrestation, et
qui devient le synopsis de ses dépositions à Nuremberg,
répondait à tout ce que le Tribunal attendait de
lui.
Voici sa déclaration, faite sous serment et signée par
Rudolf Höss le 5 avril 1946.
<< J'ai commandé Auschwitz jusqu'au 1er
décembre 1943 et j'estime, qu'au moins 2.500.000 victimes y
ont été exécutées et exterminées
par gazage et crémation, et qu'au moins un autre demi-million
y ont succombé à la faim et à la maladie, ce qui
fait un total de morts d'environ 3.000.000, La "solution finale" de
la question juive signifiait l'extermination de tous les juifs
d'Europe. J'ai reçu l'ordre de préparer l'extermination
à Auschwitz en juin 1941. A cette époque il y avait
déjà trois autres camps d'extermination dans le
gouvernement général : Belzec, Treblinka,
Wolzek. >>
L'on ne saurait imaginer plus parfaite confirmation des
thèses que l'on allait vulgariser dans les médiats
pendant un demi-siècle.
Et pourtant, dans ce texte même se trouvaient
déjà 3 contre-vérités
manifestes :
1 - Le nombre de 3 millions de morts à Auschwitz,
nécessaire pour justifier le nombre total des victimes juives
(6 millions), chiffre officiel proclamé d'entrée
de jeu à Nuremberg et qui n'a cessé d'être le
leitmotiv de l'histoire officielle et des médiats depuis lors,
doit être réduit au moins des 2/3 comme le prouve la
nouvelle plaque commémorative d'Auschwitz-Birkenau qui a
remplacé le chiffre de 4 millions par : un peu plus d'un
million.
2 - Les camps de Belzec et de Treblinka n'existaient pas en 1941. Ils
ne furent ouverts qu'en 1942.
3 - Quant au camp de Wolzek, il n'a jamais existé sur aucune
carte.
Comment a-t-on pu enregistrer, sans vérification
préalable, ce "témoignage capital"?
Höss lui-même l'explique : les premières
déclarations furent écrites sous le contrôle des
autorités polonaises qui l'avaient arrêté.
Le livre intitulé : "Commandant à
Auschwitz : l'autobiographie de Rudolf Höss" indique p.
174 :
<< Lors de mon premier interrogatoire, les aveux ont
été obtenus en me battant. Je ne sais pas ce qu'il y a
dans ce rapport bien que je l'ai signé.>> (5.956).
(Une note en bas de page : un document dactylographié
de 8 pages a été signé par Höss à 2
heures 30 du matin le 14 mars 1946. Il ne diffère pas
essentiellement de ce qu'il a depuis lors dit et écrit
à Nuremberg ou à Cracovie.)
Höss décrit lui-même, dans ses notes manuscrites de
Cracovie, les circonstances du premier interrogatoire que lui fit
subir la police militaire britannique.
<< J'ai été arrêté le 11
mars 1946 à 23 heures... La Field Security
Police m'a fait subir de pénibles traitements. On
m'a traîné jusqu'à Heide, justement dans la
caserne d'où, huit mois auparavant, j'avais été
relâché par les Anglais. C'est là que se place
mon premier interrogatoire, pour lequel on employa des arguments
frappants. Je ne sais pas le contenu du procès-verbal, bien
que je l'ai signé. Tant d'alcool et de coups de cravache,
c'était trop, même pour moi... Quelques jours
après, je fus amené à Minden--sur--Weser,
principal centre d'interrogatoire de la zone britannique. Là,
on me traita plus mal encore, aux mains d'un procureur public, un
commandant. >>
Source : Document NO - 1210.
C'est seulement en 1983 que l'on eut la confirmation des tortures
infligées à Rudolf Höss pour en obtenir les
"preuves" des "2 millions et demi" de juifs exterminés par
lui, donc dès 1943, à Auschwitz.
Le livre est écrit par Ruppert Butler sous le titre :
"Legions of Death" ("Les légions de la mort")
(Ed. Hamlyn Paperbacks). Il y apporte le témoignage de Bernard
Clarke (celui qui a arrêté Rudolf Höss après
avoir obtenu de son épouse, sous menace de mort
d'elle-même et de ses enfants, l'adresse de la ferme où
il se cachait, et où il l'arrêta le 11 mars 1946).
Butler raconte qu'il fallut trois jours de tortures pour obtenir une
"déclaration cohérente" (celle que nous venons de
citer, signée le 14 mars 1946 à 2 heures du matin).
Dès son arrestation il fut battu au point que
<< en fin de compte l'officier de santé
intervint avec insistance auprès du capitaine : dites-lui
d'arrêter ou c'est un cadavre que vous
ramènerez. >>
Il est à noter que Butler, comme son interlocuteur Clarke,
paraissaient très satisfaits de ces actes de torture.
La commission d'enquête américaine composée des
juges Van Roden et Simpson, qui fut envoyée en Allemagne en
1948 pour enquêter sur les irrégularités commises
par le Tribunal militaire américain de Dachau - qui avait
jugé 1.500 prisonniers Allemands, et condamné 420
à mort - établit que les accusés avaient
été soumis à des tortures physiques et
psychiques de toute sorte afin de les forcer à faire les
"confessions" désirées.
Ainsi, dans 137 cas sur les 139 examinés, les prisonniers
allemands avaient reçu, au cours des interrogatoires, des
coups de pied dans les testicules qui leur avaient laissé des
blessures inguérissables.
Source : Interview du Juge Edward L. Van Roden à la
revue "The Progressive" de février 1949.
Procès d'Auschwitz
Le sort du principal accusé, le dernier commandant
d'Aushwitz Richard Baer, qui devait mourir avant le début du
procès, est particulièrement digne
d'intérêt. Il fut arrêté en décembre
1960 aux environs de Hambourg où il vivait comme ouvrier
forestier. En juin 1963, il mourut en prison dans des circonstances
mystérieuses.
Selon plusieurs sources, qui ont elles-mêmes pour origine des
comptes rendus de presse français, Baer, au cours de sa
détention préventive, avait obstinément
refusé de confirmer l'existence de chambres à gaz dans
le secteur placé autrefois sous sa responsabilité.
Source : Hermann Langbein "Der Auschwitz-Prozeß"
Europäische Verlagsanstalt, Francfort. 1965.
Le rapport d'autopsie de l'Institut médico-légal de
l'Université de Francfort dit que << l'ingestion
d'un poison inodore et non corrosif... n'a pu être
exclue >>
L'avocat de Nuremberg, Eberhard Engelhardt, cite ce passage du
rapport d'autopsie dans une lettre adressée au Parquet de
Francfort le 12 novembre 1973 et affirme que Baer a été
empoisonné pendant l'enquête.
Deuxième exemple : le rapport Gerstein,
officier de la Waffen SS, si visiblement aberrant qu'il fut
refusé comme preuve par le Tribunal militaire de Nuremberg
le 30 janvier 1946, mais utilisé au procès d'Eichmam
à Jérusalem en 1961.
Selon ce "témoin" le nombre des victimes (60.000 par jour en 3
camps : Belzec, Treblinka et Sobibor) s'élevait à
25 millions de victimes !
Source : Côte P.S. 1553.
Il a en outre vu 700 à 800 personnes entassées, debout
dans une pièce de 25 mètres carrés (plus de 28
par mètres carrés !).
Roques soutint une thèse démontrant l'inconsistance du
"rapport Gerstein", qui obtint la mention "très bien". Alain
Decaux, dans "Le Matin de Paris", du 13 décembre 1986,
écrivait que << tous les chercheurs devraient
désormais tenir compte de ces travaux >>
ajoutant que le Professeur Roques était
<< l'homme le mieux informé actuellement sur
l'affaire Gerstein. >>
On rechercha donc des motifs administratifs. Ayant
préparé sa thèse à Paris sous la
direction du Professeur Rougeot et la soutenance de thèse
ayant été transférée à Nantes,
sous la direction du professeur Rivière, de façon
parfaitement régulière, il n'aurait pas payé son
inscription à la faculté des lettres de Nantes !
C'est ainsi que Henri Roques se vit retirer le titre de docteur.
Troisième exemple pour nous en tenir aux
"témoins" les plus célèbres: Le Docteur Miklos
Nyiszli, qui écrivit "Médecin à
Auschwitz", (publié dès 1953 par Jean-Paul Sartre
dans "Les Temps Modernes"), médecin hongrois
déporté (traduit par Tibere Kremer, Julliard,
1961).
Exemple : les chambres à gaz, nous dit Miklos Nyiszli ont
200 m. de long et le document produit à Nuremberg nous dit
qu'elles ont, soit 210 m2, soit 400 m2, soit
580 m2 de superficie ; cela fait des largeurs
respectives de 1m. 05, 2 m. ou 2 m. 90. Cela tient d'autant moins que
3.000 personnes y entrent et y circulent aisément, qu'il y a
des colonnes au milieu et des bancs de chaque côté.
Il est significatif que l'"Encyclopædia judaica" (1971) et
l'"Encyclopædia of the Holocauste" (1990) ne mentionnent
même pas cette oeuvre dont elles mesurent sans doute le
discrédit qui y est attaché depuis la critique qu'en
fit Paul Rassinier.
Sa première affirmation est que, lorsqu'il est
arrivé au camp (fin mai 1944) les exterminations par le gaz
duraient depuis 4 ans. Or, le document de Nuremberg (N.O. 4.401)
indique que les commandes des crématoires n'ont
été faites qu'en août 1942 et le document 4.463,
qu'elles n'ont été prêtes que le 20
février 1943.
En août 1960, l'Institut d'Histoire Contemporaine (Institut
für Zeitgeschichte) de Munich communiquait à la
presse :
<< Les chambres à gaz de Dachau n'ont jamais
été terminées ni mises en action... Les
exterminations massives de Juifs par les gaz ont commencé en
1941-42 et seulement en peu d'endroits de la Pologne occupée,
au moyen d'installations techniques prévues à cette
fin, mais en aucun cas sur le territoire allemand >>
Source : "Die Zeit", 19 août 1960.
Autres exemples :
Sauckel (l'un des principaux accusés). Séance du 30 mai
1946 au Tribunal de Nuremberg :
<< Je confirme que ma signature figure dans ce
document. Je demande au tribunal la permission d'expliquer comment
cette signature fut obtenue.
Ce document m'a été présenté dans sa
forme achevée. J'ai demandé la permission de le lire et
de l'étudier afin de décider si je devais le signer.
Ceci me fut refusé... Puis un policier polonais ou russe entra
et demanda : "Où est la feuille de Sauckel ? Nous
prendrons Sauckel avec nous mais sa famille sera livrée en
territoire soviétique". Je suis père de 10 enfants et,
pensant à ma famille, j'ai signé ce
document. >>
*
Parmi les témoignages des criminels, celui du
Général Ohlendorf est particulièrement
révélateur. Il dirigea, de l'été 1941
à l'été 1942, les "Einsatzgruppen"
chargés d'exécuter les commissaires politiques
dirigeant l'activité des partisans dans le Sud de la Russie.
Au procès du I.M.T.[1] il déclara qu'il avait
reçu des ordres oraux pour ajouter à ses fonctions
celle d'exterminer les juifs en utilisant les camions
aménagés pour donner la mort y compris aux femmes et
aux enfants.
Source : I.M.T. Vol IV, p. 311-355 et I.M.T. Vol XXII, p.
478-480 ; 491-494 ; p. 509-510 ; 538.
Le témoignage du Général Ohlendorf lors de
son second procès (N.M.T. case 9) est tout à fait
différent : d'abord, il rétracte ses
déclarations au I.M.T. en ce qui concerne l'ordre oral
d'extermination des juifs : il reconnut avoir tué des
juifs et des gitans mais dans le cadre de la lutte contre les
partisans, mais non pas selon un plan spécifique
d'extermination des juifs et des gitans. Il avoua aussi avoir
tué 40.000 personnes et non 90.000 comme il l'avait dit au
I.M.T. .
Source : N.M.T. Vol IV. p. 223-312.
Aux historiens critiques ne fut opposée aucune
réfutation critique, aucune discussion scientifique
contradictoire : seuls leur furent opposés au mieux le
silence, au pire la répression.
Silence par exemple sur l'oeuvre de Paul Rassinier? historien
et ancien déporté de Buchenwald et de Dora, lorsque ce
père de l'histoire critique des crimes hitlériens
publia : "Le mensonge d'Ulysse", "Le drame des juifs
européens", "Le véritable procès
Eichmann".
Puis silence et persécutions multiples, en Amérique, de
l'ingénieur Leuchter, spécialiste des gazages
dans certains pénitenciers américains, et qui a
donné une expertise purement technique concernant les
"chambres à gaz" d'Auschwitz, au cours du procès
déjà évoqué de Ersnt Zündel à
Toronto.
Répression contre le Professeur Faurisson,
chassé de sa chaire de professeur à l'Université
de Lyon, poursuivi en justice, et finalement victime d'une tentative
d'assassinat d'où il sortit grièvement blessé,
pour avoir mis en question l'existence des "chambres à
gaz".
En mars 1978 assassinat de l'historien français
François Duprat, par un commando, pour avoir publié la
brochure d'un australien mettant en doute le chiffre de 6 millions de
morts.
Répression contre Henri Roques, à qui fut
même refusé le titre de Docteur alors même qu'il
avait passé sa thèse avec mention "très
bien", parce qu'il se livrait à un examen critique du
"Rapport Gerstein"
Répression contre l'éditeur Pierre
Guillaume pour la publication des "Annales d'histoire
révisionniste", l'obligeant à renoncer à sa
revue en l'écrasant financièrement par des amendes et
en brisant les vitrines de sa librairie.
En Allemagne, répression contre le magistrat Wilhelm
Stäglich, pour avoir fait un examen critique des textes,
des témoignages, et de l'arme du crime dans le camp et avoir
relevé un certain nombre de contrevérités, dans
son livre : "Le mythe d'Auschwitz" (1978). Son
titre-même de Docteur en droit lui fut retiré en se
fondant sur la loi hitlérienne du 7 juin 1939. (Code du Reich.
I, p. 1326).
En Amérique contre l'historien Arthur Butz
essayant de distinguer ce qui était réalité et
ce qui était mythologique : "The Hoax of the Twentieth
Century" (1976). La vente du livre est interdite en plusieurs
pays, dont l'Allemagne et le Canada.
Au Canada, le procès de Toronto contre Zündel pour
avoir publié l'ouvrage de Richard Harwood "Did six
millions really died ?" ("Six millions sont-ils morts
réellement ?") alors que la réponse, même
officielle, à cette question, est devenue négative
comme la sienne).
Ces silences, ces persécutions, ces répressions contre
une histoire critique des crimes hitlériens reposaient sur des
prétextes parfaitement diffamatoires et mensongers :
montrer que les crimes immenses de Hitler, à l'égard
des juifs comme de tous ses ennemis, communistes allemands ou slaves
qui allaient lui infliger la défaite, n'avaient besoin d'aucun
mensonge pour révéler leur atrocité,
c'était, selon les adversaires de l'histoire critique (qu'ils
appelaient "révisionnistes"), "innocenter Hitler ou au moins
atténuer ses crimes"!.
Montrer que les crimes nazis ne se réduisaient pas à un
vaste pogrom contre les seuls juifs, mais avaient fait des dizaines
de millions de morts dans la lutte contre le fascisme, c'était
du "racisme" encourageant à la discrimination et à la
haine raciale !
C'est contre une telle orchestration de la haine contre les
chercheurs critiques que nous tenons aujourd'hui à apporter,
avec leurs sources, des éléments à ce dossier
avec l'espoir qu'il servira à engager une discussion
véritable sur les réalités objectives de ce
passé, sans prêter à tel ou tel chercheur
d'arrière pensées politiques, sans le condamner
d'avance à la répression et au silence. On ne
prépare pas l'avenir en perpétuant des haines et en les
nourrissant par le mensonge.
La critique de témoignages historiquement
vérifiés et d'études scientifiques permettant de
donner à l'opinion publique la possibilité de
réfléchir sur les crimes d'hier pour prévenir
ceux de demain, est une obligation morale autant que
scientifique.
*
Jusqu'ici, l'on a donné, même à des artistes d'un
grand talent et d'une parfaite bonne foi, que des chiffres
arbitraires et des faux.
Il n'en sortit pas moins de véritables chefs-d'oeuvre, comme
par exemple, le roman de Robert Merle : "La mort est mon
métier", reconstituant, en première personne,
l'itinéraire de Höss, commandant d'Auschwitz. Même
en citant les chiffres arbitraires du faux témoin, Robert
Merle atteignit parfois un style digne de Stendhal :
<< ... le Procureur s'écria : Vous avez
tué trois millions et demi de personnes !
-- Je reclamai la parole et je dis : Je vous demande pardon, je
n'en ai tué que deux millions et demi !
Il y eut alors des murmures dans la salle.... Je n'avais rien fait
d'autre, pourtant, que rectifier un chiffre
inexact. >>
Source : Robert Merle : "La mort est mon métier"
Ed. Gallimard. 1952. Folio. p. 365 - 366.
Dans le domaine cinématographique, un film artistique
admirable et nuancé d'Alain Resnais, "Nuit et
brouillard", donne une image poignante, inoubliable, de la
barbarie et du martyre, mais il se trouve défiguré et
dénaturé par l'évocation du chiffre arbitraire
de 8 millions de victimes juives, à Auschwitz
seulement !
Mais bientôt toute une littérature, et surtout un raz de
marée cinématographique et télévisuel
sont consacrés à cette inversion du sens du crime
hitlérien. Combien de fois fut projeté, après la
libération, lorsque toute une génération pouvait
témoigner et juger, les exploits de ceux qui ont le plus
efficacement lutté contre les nazis : le film :
"La bataille de l'eau lourde", évoquant l'exploit
décisif de Joliot-Curie et de son équipe pour
soustraire, en Norvège, les stocks d'eau lourde qui auraient
permis à Hitler de construire et d'utiliser le premier, la
bombe atomique ?
"La bataille du rail" montrant comment les cheminots ont
saboté les transports allemands pour paralyser leurs
concentrations de troupes ? Combien de films, comme "Paris
brûle-t-il ?" montrent, malgré la majoration du
rôle des états-majors extérieurs, le
soulèvement du peuple de Paris libérant lui-même
sa ville et capturant le gouverneur allemand Von Choltitz, pour le
contraindre à la capitulation
A l'inverse, combien de fois nous a-t-on repassé
"L'Exodus", "L'Holocauste", la "Shoah", et tant
d'autres bandes romancées dont chaque semaine les visions
larmoyantes inondent nos écrans, comme si la souffrance
"sacrificielle" de quelques-uns était sans commune mesure avec
la souffrance de tous les autres et avec leurs luttes
héroïques.
"Shoah" de Lanzman, pendant 9 heures, nous inflige, avec des
imageries de pierre et d'interminables convois ferroviaires aux
bruitages obsessionnels, des témoignages comme celui du
coiffeur de Treblinka qui plaçait, dans une pièce de 16
mètres carrés, 60 femmes et 16 coiffeurs !
Pour ce "Shoah-business" les commanditaires sont
généreux. Et d'abord l'État d'Israël.
Menahem Beghin avait fait débloquer pour le film
"Shoah" 850.000 dollars pour, disait-il, ce
<< projet d'intérêt
national >>.
Source : "Agence télégraphique juive" 20
juin 1986 "The jewish journal". N.Y. 27 juin 1986 p. 3.
L'une des pellicules qui ont le plus contribué à
manipuler l'opinion mondiale, << le
téléfilm "Holocauste" est un crime
contre la vérité historique. Le thème
général était qu'un événement
aussi massif : l'extermination de 6 millions de
juifs, n'avait pu rester inaperçu du peuple
allemand dans son ensemble. Si donc les Allemands n'avaient pas su,
c'est qu'ils n'avaient pas voulu savoir, ils étaient donc
coupables. >>
Source : "Libération", 7 mars 1979.
Et voici les fruits vénéneux que portent ces
"bréviaires de la haine".
<< Tous ces agents de l'ennemi doivent être
renvoyés du territoire métropolitain. Voici deux ans
que nous demandons la possibilité de le faire. Ce qu'il nous
faut, c'est très simple et c'est très clair :
l'autorisation, et suffisamment de bateaux. Le problème qui
consisterait à faire couler ces bateaux ne relève pas,
hélas ! du conseil municipal de Paris. >>
Source : Bulletin municipal officiel de Paris.
Débat des assemblées, conseil municipal de Paris,
séance du 27 octobre 1962, page 637.
Il s'agissait d'un propos réfléchi. M. Moscovitch
devait le confirmer le 15 janvier 1963, à l'occasion d'un
procès en diffamation intenté par lui-même :
<< J'ai effectivement regretté que les ennemis
de la France ne soient pas exterminés... et je le regrette
encore ! >> (Le Monde, 17 janvier 1963).
Le roman a participé à cette mystification.
Après un premier ouvrage digne et sobre, écrit juste
à sa sortie du camp de Buchenwald : "L'Univers
concentrationnaire" Ed. de Minuit 1946, David Rousset a fourni
sous forme littéraire et subtile, dans "Les jours de notre
mort" la plupart des poncifs qui formèrent le moule de la
littérature concentrationnaire.
Jusqu'à Martin Gray utilisant, dans << Au nom de
tous les miens >>, les services d'un grand écrivain
français pour décrire un camp où il n'avait
jamais mis les pieds. Depuis les fausses archives du Ministère
des Anciens combattants "découvertes" par Serge Klarsfeld,
jusqu'aux faux apocalyptiques d'Élie Wiesel (Prix Nobel) qui a
même vu, "de ses yeux vu", des "flammes gigantesques" monter
d'une fosse de plein air "où l'on jetait de petits enfants",
(des flammes que n'ont "repérées" aucun des avions
américains qui ne cessèrent de survoler le camp). Dans
un crescendo de l'atroce et du délirant, il ajoute :
<< Plus tard j'ai appris par un
témoin que, pendant des mois et des mois, le sol
n'avait cessé de trembler ; et que de temps en temps, des
geysers de sang en avaient giclé. >> (Il s'agit
cette fois, d'un "témoignage" sur Babiyar.)
Source : Elie Wiesel : "Paroles d'étranger", Ed.
du Seuil. 1982, p. 192, p. 86.
L'apothéose de cette littérature romanesque est le
best-seller mondial du "Journal d'Anne Franck". Le roman,
merveilleusement émouvant, se substitue au réel, et une
fois de plus le mythe se déguise en histoire.
L'historien anglais David Irving, intervenant au Procès de
Toronto les 25 et 26 avril 1988 (33.9399-9.400) apporte, sur le
"Journal" d'Anne Frank, ce témoignage :
<< Le père d'Anne Frank, avec qui j'ai
correspondu pendant plusieurs années, a finalement
accepté de donner son accord pour que l'on soumette le
manuscrit du "Journal" à un examen de laboratoire, ce que
j'exige toujours lorsqu'il y a contestation sur un
document. >>
Le laboratoire qui se livra à cette expertise est le
laboratoire de la police criminelle allemande, à Wiesbaden. La
conclusion fut qu'une partie du "Journal" d'Anne Frank était
écrite avec un stylo à bille (ce genre de stylos ne fut
commercialisé qu'en 1951 alors qu'Anne Franck est morte en
1945).
David Irving poursuit : << Ma propre conclusion
sur le "Journal" d'Anne Frank est qu'il est, en grande partie
authentiquement écrit par une juive d'une dizaine
d'années. Les textes ont été pris par son
père, Otto Frank, après la mort tragique par le typhus
de la jeune fille dans un camp de concentration : son
père, et d'autres personnes que je ne connais pas, ont
corrigé ce "Journal" pour lui donner une forme vendable qui
enrichit à la fois le père et la Fondation Anne Frank.
Mais, en tant que document historique l'oeuvre n'a aucune valeur
parce que le texte en a été
altéré. >>
Ce "Shoah-business" n'utilise que des "témoignages"
évoquant diverses manières de "gazer" les victimes,
sans qu'il nous soit jamais montré le fonctionnement d'une
seule "chambre à gaz" (dont Leuchter a démontré
l'impossibilité physique et chimique), ni un seul de ces
innombrables camions qui auraient servi, par l'émanation du
Diesel, de "chambre à gaz ambulantes". Ni les tonnes de
cendres des cadavres enfouis après leur crémation.
<< Il n'existe aucune photographie des chambres
à gaz et les cadavres sont partis en fumée. Il reste
des témoins. >>
Source : "Le Nouvel Observateur", 26 avril 1985.
L'interminable navet de Claude Lanzman est ainsi conçu.
L'auteur lui-même nous dit : << Il fallait
faire ce film avec du rien, sans documents d'archives, tout
inventer. >>
Source : "Libération", 25 avril 1985. p.
22.
Si l'on se place du point de vue de l'objectif assigné
à un procès criminel, il aurait été de la
première importance d'entendre des experts se prononcer sur un
grand nombre de questions, ne serait-ce que pour se faire une
idée de la crédibilité de nombreux
témoins ainsi que de quelques "documents". Que l'on nous
permette de formuler ici quelques-unes de ces questions :
[[perthousand]] Combien de temps fallait-il au gaz "Zyklon B" pour
agir, et comment se manifestaient ses effets ?
[[perthousand]] Pendant combien de temps le gaz restait-il actif dans
un local fermé (soit sans aération, soit avec une
aération immédiatement consécutive à
l'utilisation) ?
[[perthousand]] Était-il possible, comme on l'a
affirmé, de pénétrer sans masque à gaz
dans les locaux imprégnés de gaz "Zyklon B" une
demi-heure seulement après l'utilisation de ce gaz ?
[[perthousand]] Était-il possible de brûler
complètement les cadavres en 20 minutes dans un four
crématoire ?
[[perthousand]] Les fours crématoires peuvent-ils fonctionner
jour et nuit sans interruption ?
[[perthousand]] Est-il possible de brûler des cadavres humains
dans des fosses profondes de plusieurs mètres et dans
l'affirmative, en combien de temps ?
Or, jusqu'ici aucune "pièce à conviction" n'a
été produite.
Nous n'en donnerons que deux exemples :
* celui des "chambres à gaz itinérantes" par
camions ;
* celui du savon fait avec de la graisse humaine. (bobard
utilisé déjà pendant la guerre de 1914-18).
(Tout comme d'ailleurs, le "gazage" est une version recyclée
des "gazages" des Serbes par les Bulgares en 1916.)
Source : "The Daily Telegraph". Londres 22 mars 1916. p.
7.
"The Daily Telegraph". Londres 25 juin 1946. p. 5.
L'histoire des exterminations par de véritables "chambres
à gaz mobiles" constituées par des camions dans
lesquels auraient été exterminés des milliers de
gens par une orientation de l'échappement de Diesel vers
l'intérieur a été répandue pour la
première fois dans l'opinion occidentale dans le "New-York
Times" du 16 juillet 1943,, p. 7. (Jusque là le
thème n'avait été développé que
dans la presse soviétique.)
Là encore, l'arme du crime (les centaines ou les milliers de
camions aménagés pour ces assassinats) a disparu. Pas
un seul d'entre eux n'a pu être produit, à aucun
procès, comme pièce à conviction.
L'on peut noter aussi que si le plan "d'extermination" devait rester
le "secret" le plus absolu dont parle Höss, il serait
étrange qu'il ait été communiqué à
des milliers de chauffeurs de camions et à leurs
funèbres assistants prenant livraison des victimes (sans ordre
de mission) et faisant disparaître magiquement ces milliers de
cadavres, en restant dépositaires du "terrible secret".
Wiesenthal a assuré la promotion de la légende du
"savon humain" dans des articles publiés en 1946 dans le
journal de la communauté juive autrichienne, Der Neue Weg
(La nouvelle voie). Dans un article intitulé "RIF",
il écrivait :
<< Les terribles mots "Transport pour savon" furent
entendus pour la première fois à la fin de 1942.
C'était dans le Gouvernement général (de
Pologne) et l'usine se trouvait en Galicie, à Belzec. D'avril
1942 à mai 1943, 900.000 juifs furent utilisés comme
matière première dans cette
usine. >>
Après la transformation des cadavres en diverses
matières premières, écrivait Wiesenthal,
<< Le reste, les déchets graisseux
résiduels, était employé à la production
de savon. >> Il poursuivait ainsi :
<< Après 1942, les gens dans le Gouvernement
général savaient très bien ce que signifiait le
savon RJF. Le monde civilisé ne peut pas imaginer la joie que
ce savon procurait aux nazis du Gouvernement général et
à leurs femmes. Dans chaque morceau de savon, ils voyaient un
juif qui avait été magiquement mis là et qu'on
avait ainsi empêché de devenir un second Freud, Ehrlich
ou Einstein. >>
Le Mémorial de Yad Vashem répond très
officiellement que les nazis n'avaient pas fabriqué de savon
avec les cadavres des juifs. Pendant la guerre l'Allemagne avait
souffert d'une pénurie de matière grasse et la
production de savon passa sous la supervision du gouvernement. Les
barres de savon furent marquées des initiales RIF, le sigle
allemand qui désigne "Office du Reich pour l'approvisionnement
en matière grasses". Certains, lurent, par erreur RJF, "pure
graisse juive". La rumeur s'étendit rapidement.
*
Il existe trois documents qui permetteraient, s'ils étaient
discutés sérieusement et publiquement, de mettre fin
aux polémiques sur les "chambres à gaz": ce sont le
"Rapport Leuchter" (5 avril 1988), la contre-expertise de
Cracovie du 24 septembre 1990, et celle de Vienne.
Le Zyklon B, à base d'acide cyanhydrique, est tenu pour le
produit qui aurait gazé des multitudes de détenus.
Normalement il est employé pour la désinfection de
linges ou d'instruments risquant de propager des
épidémies, notamment le typhus, dès avant la
Première guerre mondiale. Néanmoins l'acide
cyanhydrique fut utilisé, pour la première fois, pour
l'exécution d'un condamné, en Arizona, en 1920.
D'autres États américains l'utilisèrent pour
leurs condamnés, notamment la Californie, le Colorado, le
Maryland, le Mississippi, le Missouri, le Nevada, le Nouveau-Mexique
et la Caroline du Nord.
Source : Rapport Leuchter (ndeg. 9.004)
L'ingénieur Leuchter a été consultant pour
les États du Missouri, de la Californie et de la Caroline du
Nord. Aujourd'hui plusieurs de ces États ont renoncé
à ce mode d'exécution en raison du coût excessif,
non seulement du gaz HCN mais du matériel de fabrication et
d'entretien qui, en raison des mesures de sécurité
qu'exige son usage, en font le mode d'exécution le plus
coûteux.
En outre, la ventilation nécessaire après la fumigation
par le Zyklon B exige un minimum de 10 heures selon les dimensions du
bâtiment (6.005).
L'étanchéité de la salle exige un
revêtement d'époxy ou d'acier inoxydable, et les portes
doivent être pourvues de joints d'amiante, de
néoprène ou de téflon (7.001).
Après avoir visité et expertisé par
prélèvements les "chambres à gaz"
présumées d'Auschwitz-Birkenau et d'autres camps de
l'Est, Leuchter aboutit aux conclusions suivantes : (12.001
à propos des crématoires 1 et 2 d'Auschwitz) :
<< L'inspection sur place de ces constructions indique
que la conception de ces installations aurait été
extrêmement mauvaise et dangereuse si elles avaient dû
servir en tant que chambres d'exécution. Rien n'y est
prévu...
Le Krema I est adjacent à l'hôpital S.S. d'Auschwitz et
il est doté de drains de canalisations qui se jettent dans le
principal égout du camp, ce qui aurait permis au gaz de
s'infiltrer dans tous les bâtiments du camp. (12.002). Sur
Majdanek : le bâtiment ne pouvait pas être
utilisé dans le but qu'on lui attribue et ne correspond
même pas aux nécessités minimales de la
construction d'une chambre à gaz. >>
Leuchter a conclu qu'aucune des conditions n'était remplie
pour des chambres à gaz homicides. Quiconque y travaillerait
aurait mis en danger sa propre vie et celle de ceux des alentours.
(32.9121). Il n'y avait aucun moyen de ventilation ni de distribution
de l'air, aucun moyen d'ajouter le matériel exigé par
le Zyklon B (33. 145).
<< Après avoir passé en revue tout le
matériel de documentation et inspecté tous les
emplacements à Auschwitz, Birkenau et Majdanek, l'auteur
trouve que les preuves sont écrasantes : en aucun de ces
lieux il n'y a eu de chambre à gaz
d'exécution. >>
Source : Fait à Malden. Massachusetts, le 5 avril
1988. Fred Leuchter Jr. Ingénieur en Chef.
Au procès de Toronto l'avocat Christie a relevé
combien les "témoignages" étaient en contradiction avec
la réalité des possibilités chimiques et
techniques. En voici trois exemples :
a) - Rudolf Höss, dans "Commandant d'Auschwitz",
p. 198, écrit :
<<La porte était ouverte une demie heure après
l'adduction du gaz et après que la ventilation l'ait
renouvelé. Le travail pour l'enlèvement des cadavres
commençait aussitôt>>.
<< On accomplissait cette tâche avec
indifférence comme si elle faisait partie d'un travail
quotidien. Tout en traînant les cadavres ils mangeaient ou
fumaient. >>
Ils ne portaient donc même pas de masques ? demande
l'avocat Christie (5-1123).
Il n'est pas possible de manipuler des cadavres qui viennent
d'être en contact avec du Zyklon B dans la demi-heure qui suit
et moins encore de manger, de boire ou de fumer... Il faut au moins
dix heures de ventilation pour qu'il n'y ait pas de danger.
b) - L'avocat Christie produisit le document PS 1553 de
Nuremberg, avec, en annexe, plusieurs factures. Hilberg dut admettre
que la quantité de Zyklon B envoyée à
Oranienbourg était la même qu'à Auschwitz, et le
même jour.
Or Hilberg indique qu'Oranienbourg était << un
camp de concentration et un centre administratif où
personne, à sa connaissance, ne fut
gazé >>.
Les prélèvements et l'expertise de Leuchter
montrent même que les traces d'acide cyanhydrique du Zyklon B
sont beaucoup plus importantes dans les salles ou l'on est sûr
qu'elles étaient réservées à la
désinfection, que dans celles des présumées
"chambres à gaz".
<< On aurait pu s'attendre à la détection
d'un taux plus élevé de cyanure dans les
échantillons prélevés dans les premières
chambres à gaz (en raison de la plus grande quantité de
gaz utilisé, d'après les sources, dans ces endroits)
que dans l'échantillon de contrôle. Comme c'est le
contraire qui est vrai, force est de conclure {...} que ces
installations n'étaient pas des chambres à gaz
d'exécution. >>
Source : Rapport Leuchter (op. cit.) 14.006.
Cette conclusion est confirmée par la contre-expertise de
Cracovie menée par l'Institut d'expertises
médico-légales de Cracovie du 20 février au 18
juillet 1990, dont les résultats ont été
communiqués au Musée par lettre du 24 septembre 1990,
au moment même ou était enlevée la plaque
commémorative des "4 millions".
Source : Référence de l'Institut. 720.90.
Référence du Musée 1-8523 / 51 / 1860 . 89.
Il est vrai que l'on montre aux touristes, sinon le
fonctionnement, du moins des reconstitutions plus ou moins bien
bricolées de "chambres à gaz", même là
où il est avéré qu'elles n'ont jamais
fonctionné, comme à Dachau.
c) - Leuchter a examiné les lieux qui, selon les cartes
officielles de Birkenau, avaient été utilisées
comme "fosses de crémation" par les nazis pour se
débarrasser des cadavres. La plupart des textes de la
littérature de l'Holocauste les décrivent comme des
fosses d'environ 6 pieds de profondeur... Le plus remarquable,
à leur sujet, c'est que le niveau de l'eau était
à un pied ou un pied et demi de la surface. Leuchter a
souligné qu'il était impossible de brûler des
corps sous l'eau. Et il n'y avait aucune raison de penser que les
choses avaient changé depuis la guerre car la
littérature de l'Holocauste décrit Auschwitz et
Birkenau comme ayant été construits sur un
marécage (32.9100, 9101). Il y a pourtant, dans l'exposition,
des photographies de ces prétendues "fosses de
crémation".
En ce qui concerne les crématoires de plein air, dans des
"fosses de crémation" : <<Birkenau est construit sur
un marais, tous ces emplacements avaient de l'eau à environ 60
cm de la surface. L'opinion de l'auteur de ce rapport est qu'il n'y a
jamais eu de fosses de crémation à
Birkenau. >> (14.008).
Un document précieux pour l'étude objective à
partir de documents incontestables du complexe d'Auschwitz-Birkenau,
et en particulier sur ces fameuses incinérations en plein air
dont la "fumée obscurcissait tout le ciel" d'après de
si nombreux témoignages, aura été la
série des photographies aériennes d'Auschwitz et de
Birkenau prises par l'aviation américaine et publiées
par les Américains Dino A. Brugioni et Robert C. Poirier ("The
Holocaust revisited : A retrospective analysis of the Auschwitz
Birkenau Extermination complex." C.I.A. février 1979.
Washington D.C. 19 pages).
En dépit du commentaire, qui se veut orthodoxe, des analystes
de la C.I.A., on ne retrouve sur ces photos rien qui corresponde
à cet enfer de feu dont les flammes dévoraient, a-t-on
osé nous dire, jusqu'à 25.000 cadavres par jour, entre
mai et août 1944, en raison surtout de la déportation
des juifs hongrois. Les photos aériennes (le 26 juin et le 25
août 1944) ne révèlent pas la moindre trace de
fumée. Ni d'ailleurs de concentration de foules, ou
d'activité particulière.
"L'album d'Auschwitz", recueil de 189 photographies prises dans le
camp même de Birkenau à la même époque,
publié avec une introduction de Serge Klarsfeld et un
commentaire de J.C. Pressac, donne à voir 189 scènes de
la vie concentrationnaire lors de l'arrivée d'un convoi de
déportés venu de Hongrie. Là encore, rien,
rigoureusement rien, qui confirmerait une extermination massive et
systématique.
Tout au contraire, de très multiples photographies, qui
permettent d'avoir une vue d'ensemble du lieu, non seulement ne
comportaient rien qui confirmerait cette extermination, mais excluent
en outre qu'une telle extermination ait pu avoir lieu au même
moment en quelque lieu "secret" du camp. Le commentaire de J.-C.
Pressac, par les extrapolations manifestes auxquelles il se livre,
rend au contraire visible et palpable le mécanisme de la
fabrication.
Source : "l'Album d'Auschwitz". Éditions du Seuil pour
l'édition et la traduction française. Paris, 1983. 221
pages.
Mais c'est le Canadien John C. Ball, spécialiste de
l'interprétation des photos aériennes, qui semble avoir
réuni le plus de documents photographiques originaux et
mené avec compétence une analyse rigoureuse. Ses
conclusions sont en totale contradiction avec l'histoire
officielle.
Source : Air Photo Evidence. Ball Resource limited. Suite
160. 7231 120th street Delta, B.C. Canada. 4C6PS. 1992. 116
pages.
Mais l'ensemble des questions techniques ont été
soulevées lors du procès de Ernst Zündel à
Toronto, où les deux parties ont pu s'exprimer librement et
complètement. Le compte rendu de ce procès est donc une
source exceptionnelle pour tout historien honnête puisqu'il
permet de prendre connaissance des thèses en présence
et de tous les éléments de la controverse. Les
déclarations des uns et des autres sont d'autant plus
précieuses et significatives que chacun parlait sous le
contrôle de la critique immédiate de l'autre partie.
Un détail qui semble bien d'une importance
décisive : le 5 et 6 avril 1988, le directeur du
Crématorium de Calgary (Canada), Yvan Lagacé, dont les
crématoires sont d'un type et d'une conception proche de ceux
de Birkenau, pourtant construits en 1943, put exposer l'ensemble des
contraintes techniques et des nécessités d'entretien de
ce type de moufles d'incinération. Il parla de la
nécessité de pauses de refroidissement entre les
crémations, et lors de l'introduction d'un corps, faute de
quoi on endommage les revêtements ignifuges des fours.
L'on demanda à Lagacé de donner son avis sur le fait
que Raul Hilberg, dans son livre, "La destruction des juifs
européens" (2ème édition, p. 978)
évalue le rendement de 46 fours dans les 4 crématoires
de Birkenau.
Hilberg prétend :
<< Le rendement théorique journalier des 4 fours
de Birkenau était de plus de 4.400, mais avec les arrêts
et les ralentissements, pratiquement la limite était
inférieure. >>
Lagacé déclara que cette affirmation était
"absurde" et "irréaliste". Prétendre que 46 fours
pouvaient brûler plus de 4.400 corps en un jour est grotesque.
Se fondant sur sa propre expérience, Lagacé affirma
qu'il était possible d'incinérer 184 corps par jour
à Birkenau.
Source : 27 - 736 à 738.
Ce n'est certes pas un livre comme celui de Pressac "Les
crématoires d'Auschwitz. La machinerie du meurtre de
masse" (1993) qui ne consacre qu'un chapitre de 20 pages (sur 147)
aux "chambres à gaz", et qui ne cite même pas le Rapport
Leuchter auquel il a consacré, en 1990, (toujours
financé par la Fondation Klarsfeld) une "réfutation"
à laquelle nul n'ose plus se référer, qui
équilibrera les analyses de Leuchter.
Tant que n'aura pas lieu, entre spécialistes de
compétence égale, un débat scientifique et
public sur le rapport de l'ingénieur Fred Leuchter, et sur la
contre-expertise de Cracovie effectuée 1990 à la
demande des autorités du musée d'Auschwitz, et sur
celle de Vienne, qui toutes deux confirmèrent les
constatations du rapport Leuchter, et tant que l'ensemble des
pièces du débat sur les "chambres à gaz" ne
feront pas l'objet d'une discussion libre, le doute existera et
même le scepticisme.
Jusqu'ici, à l'égard des contestataires de l'histoire
officielle, les seuls arguments employés furent le refus de
discuter, l'attentat, la censure et la répression.
<< Génocide : destruction
méthodique d'un groupe ethnique par l'extermination de ses
individus. >>
Dictionnaire Larousse
<< A l'instar de la promesse divine contenue dans
la Bible, le Génocide est un élément de
justification idéologique pour la création de
l'État d'Israël. >>
Source : Tom Segev : "Le septième million".
Ed. Liana Levi. 1993. p. 588.
Trois termes sont souvent employés pour définir le
traitement qui fut infligé aux juifs, par le nazisme :
Génocide, Holocauste, Shoah.
Le terme "Génocide" a un sens précis, de par son
étymologie même : extermination d'une race.
A supposer qu'il existât une "race" juive, comme le
prétendait le racisme hitlérien et comme le soutiennent
encore les dirigeants israéliens.
Y a-t-il eu, au cours de la guerre, un "génocide" des
juifs ?
Le terme de "génocide", dans tous les dictionnaires, a un
sens précis. Le Larousse donne, par exemple, cette
définition : << Génocide :
Destruction méthodique d'un groupe ethnique par
l'extermination de ses individus. >>
Cette définition ne peut s'appliquer à la lettre que
dans le cas de la conquête de Canaan par Josué,
où il nous est dit pour chaque ville conquise :
<< il n'en reste aucun survivant >> (par
exemple dans Nombres XXI, 35).
Le mot a donc été employé à Nuremberg de
manière tout à fait erronée puisqu'il ne s'agit
pas de l'anéantissement de tout un peuple comme ce fut le cas
pour les "exterminations sacrées" des Amalécites, des
Cananéens et d'autres peuples encore dont le livre de
Josué dit par exemple qu'à Eglôn et à
Hébron : << il ne laisse aucun
survivant. >> (Josué X, 37) ou à Hagor:
<< ils passèrent tous les êtres humains au
tranchant de l'épée...ils ne laissèrent aucun
être animé. >> (Josué XI, 14).
Au contraire le judaïsme (sa définition comme "race"
appartenant au vocabulaire hitlérien) a connu un essor
considérable dans le monde depuis 1945).
Sans aucun doute les juifs ont été l'une des cibles
préférées d'Hitler en raison de sa
théorie raciste de la supériorité de la "race
aryenne", et aussi de l'assimilation systématique qu'il fit
entre les juifs et le communisme qui était son ennemi
principal (ce dont témoignent les exécutions de
milliers de communistes allemands, puis, au cours de la guerre, son
acharnement contre les prisonniers "slaves"). Il avait, pour cet
amalgame, créé le terme de
"judéo-bolchevisme".
Dès la création de son parti "national-socialiste", il
avait envisagé non seulement d'extirper le communisme, mais de
chasser tous les juifs, d'Allemagne d'abord, puis de toute l'Europe
lorsqu'il en fut le maître. Et ceci de la façon la plus
inhumaine : d'abord par l'émigration, puis par
l'expulsion, et, pendant la guerre, par l'incarcération dans
des camps de concentration en Allemagne d'abord, puis par la
déportation, envisagée d'abord à Madagascar, qui
eût constitué un vaste ghetto pour les juifs
européens, puis à l'Est dans les territoires
occupés, surtout en Pologne, ou slaves, juifs, tziganes,
furent décimés, d'abord par un travail forcé au
service de la production de guerre, puis par de terribles
épidémies de typhus dont la multiplication des fours
crématoires témoigne de l'ampleur.
Quel fut le bilan atroce de cet acharnement hitlérien contre
ses victimes politiques ou racistes ?
Cette deuxième guerre mondiale fit 50 millions de morts dont
17 millions de soviétiques et 9 millions d'Allemands. La
Pologne, les autres pays occupés d'Europe, et aussi les
millions de soldats d'Afrique ou d'Asie mobilisés pour cette
guerre qui, comme la première, était née de
rivalités occidentales, payèrent un lourd tribut de
morts.
La domination hitlérienne fut donc autre chose qu'un vaste
"pogrom" dont les juifs auraient été, sinon les seules,
du moins les principales victimes, comme une certaine propagande tend
à l'accréditer. Elle fut une catastrophe humaine qui,
malheureusement, n'est pas sans précédent, car Hitler
appliqua à des blancs ce que les colonialistes
européens, depuis cinq siècles, appliquaient aux
"hommes de couleur", depuis les Indiens d'Amérique, dont 60
millions sur 80 furent détruits (eux aussi par le travail
forcé et les épidémies plus encore que par les
armes) jusqu'aux Africains dont dix à vingt millions furent
déportés aux Amériques, et, comme les
négriers obtenaient un esclave pour 10 tués dans la
lutte pour la capture, la "traite" coûta à l'Afrique de
l00 à 200 millions de morts.
Le mythe faisait l'affaire de tout le monde : parler du
<< plus grand génocide de
l'histoire >>, c'était, pour les colonialistes
occidentaux, faire oublier leurs propres crimes : (la
décimation des Indiens d'Amérique et la traite des
esclaves africains), pour Staline, gommer ses répressions
sauvages.
Pour les dirigeants anglo-américains, après le massacre
de Dresde du 13 février 1945, qui fit périr dans les
flammes, par les bombes au phosphore, en quelques heures, 200.000
civils, sans raison militaire puisque l'armée allemande
battait en retraite sur tout le front de l'Est devant l'offensive
foudroyante des soviétiques qui en janvier étaient
déjà sur l'Oder.
Pour les États-Unis, plus encore, qui venaient de lâcher
sur Hiroshima et Nagasaki, les bombes atomiques, faisant
<< plus de 200.000 tués et près de
150.000 blessés condamnés à plus ou moins longue
échéance. >>
Source : Paul-Marie de la Gorce : "1939-1945. Une
guerre inconnue". Ed. Flammarion. Paris, 1995. p. 535.
Les fins n'étaient pas militaires mais politiques.
Churchill écrivait, dès 1948, dans son livre : "La
Deuxième guerre mondiale" (Volume VI) :
<< Il serait faux de supposer que le sort du Japon fut
décidé par la bombe atomique. >>
L'amiral américain William A. Leahy, dans son livre
"I was there" ("J'étais là")
confirme : << A mon avis, l'emploi de cette arme
barbare à Hiroshima et Nagasaki n'a pas été
d'une grande aide dans la guerre contre le Japon. >>
En effet, l'Empereur du Japon Hirohito avait déjà
engagé la négociation pour la reddition de son pays,
des le 21 mai 1945 auprès de l'Union Soviétique (qui
n'était pas encore en guerre contre le Japon), par
l'intermédiaire de son Ministre des Affaires
étrangères et l'ambassadeur soviétique Malik.
<< Le Prince Konoye fut prié de se
préparer à se rendre à Moscou pour
négocier directement avec Molotov. >>
Source : Paul-Marie de la Gorce. op. cit. p. 532.
<< A Washington on connaissait parfaitement les
intentions japonaises : "Magic" rendait compte de la
correspondance entre le Ministre des Affaires
Étrangères et son correspondant à
Moscou. >>
Source : Idem. p. 533.
L'objectif poursuivi n'était donc pas militaire mais
politique, comme l'avouait le ministre américain de l'Air,
Finletter, expliquant que l'emploi des bombes atomiques avait pour
but << de mettre le Japon "Knock-out" avant
l'entrée de la Russie en guerre. >>
Source : "Saturday review of literature" du 5 juin
1944.
L'amiral américain Leahy concluait (op. cit.) :
<< En employant les premiers la bombe atomique, nous
nous sommes abaissés au niveau moral des barbares du Moyen
Age... cette arme nouvelle et terrible, qui sert à une guerre
non civilisée, est une barbarie moderne, indigne des
chrétiens. >>
Ainsi tous ces dirigeants, qu'un véritable "Tribunal
International" composé par des pays neutres eût
placés au banc des criminels de guerre à
côté de Goering et de sa bande, découvrirent avec
les "chambres à gaz", les "génocides" et les
"holocaustes", un alibi inespéré pour "justifier" sinon
pour effacer leurs propres crimes contre l'humanité.
L'historien américain W.F. Albright, qui fut Directeur de
l'"American School of Oriental research" écrit dans son livre
majeur de synthèse, "De l'âge de pierre à la
chrétienté. Le monothéisme et son
évolution." (Trad. française : Ed. Payot,
1951), après avoir justifié les "exterminations
sacrées" de Josué dans son invasion de Canaan,
<< Nous autres, Américains, avons
peut-être... moins le droit de juger les Israélites..
puisque nous avons exterminé... des milliers d'Indiens dans
tous les coins de notre grand pays et avons réuni ceux qui
restaient dans de grands camps de concentration. >>
(p. 205).
Le terme d'Holocauste, appliqué au même drame
depuis les années soixante-dix à partir du livre d'Elie
Wiesel : "La nuit" (1958) et popularisé par le
titre du film : "l'Holocauste", marque mieux encore la
volonté de faire du crime commis contre les juifs un
événement exceptionnel sans comparaison possible avec
les massacres des autres victimes du nazisme ni même avec aucun
autre crime de l'histoire, car leurs souffrances et leurs morts
avaient ainsi un caractère sacral. Le "Larousse universel"
(2 volumes, Paris, 1969, p. 772) définit ainsi
l'"holocauste": << Sacrifice en usage chez les juifs,
et dans lequel la victime était entièrement
consumée par le feu. >>
Le martyre des juifs devenait ainsi irréductible à
tout autre : par son caractère sacrificiel il
était intégré au projet divin à la
manière de la Crucifixion de Jésus dans la
théologie chrétienne, inaugurant ainsi un temps
nouveau. Ce qui permettra à un rabbin de dire :
<< La création de l'État d'Israël,
c'est la réponse de Dieu à
l'Holocauste. >>
Pour justifier le caractère sacral de l'holocause il fallait
qu'il y eût
extermination totale,
crémation.
- a) Extermination totale. Il fallait pour cela que
fût envisagée une "solution finale" du
problème juif qui fut l'extermination.
Or aucun texte n'a jamais pu être produit attestant que la
"solution finale" du problème juif était pour les nazis
l'extermination.
L'antisémitisme d'Hitler est lié, dès ses
premiers discours, à la lutte contre le bolchevisme (il
emploie constamment l'expression "judéo-bolchevisme") ;
les premiers camps de concentration qu'il fit construire
étaient destinés aux communistes allemands dont des
milliers périrent, y compris leur chef Thaelman.
Quant aux juifs ils furent chargés par lui des accusations les
plus contradictoires : d'abord, ils étaient - disait-il -
les acteurs les plus actifs de la révolution bolchevique
(Trotski, Zinoviev, Kamenev, etc..) ; en même temps, ils
étaient, selon lui, les capitalistes les plus exploiteurs du
peuple allemand.
Il importait donc, après avoir liquidé le mouvement
communiste, et préparé l'expansion de l'Allemagne
à l'Est, à la manière des chevaliers
teutoniques, d'écraser l'Union Soviétique, ce qui fut,
du début à la fin de sa carrière, sa
préoccupation centrale, obsessionnelle, et qui se manifesta,
au temps de sa puissance, par sa férocité à
l'égard des prisonniers slaves (polonais et russes). Il
créa même, pendant la guerre contre l'U.R.S.S., des
"Einsatzgruppen", c'est-à-dire des unités
chargées spécialement de lutter contre la guerre des
partisans soviétiques et d'abattre leurs commissaires
politiques, même prisonniers. Parmi eux beaucoup de juifs,
héroïques, comme leurs compagnons slaves, furent
massacrés.
Ce qui prouve les limites de la propagande sur
"l'antisémitisme soviétique". L'on ne peut à la
fois prétendre que les soviétiques écartaient
les juifs des postes importants et affirmer que les juifs
constituaient la majorité des "commissaires politiques" des
partisans que les "Einsatzgruppen" étaient chargés
d'abattre. Car on imagine mal qu'une telle
responsabilité : diriger l'action des partisans
derrière les lignes ennemies (ou la désertion et la
collaboration étaient le plus aisées) eût
été confiée à des juifs dont on se serait
méfié...
Quant à la masse des juifs allemands puis européens
lorsque Hitler devint maître du continent, l'une des
idées les plus monstrueuses des nazis fut d'en vider
l'Allemagne puis l'Europe (judenrein).
Hitler procéda par étapes :
* la première fut d'organiser leur émigration
dans des conditions qui lui permettaient de spolier les plus riches.
(Et nous avons vu que les dirigeants sionistes de la "Haavara"
collaborèrent avec efficacité à cette
entreprise, en promettant, en échange, d'empêcher le
boycott de l'Allemagne hitlérienne et de ne pas participer au
mouvement antifasciste.)
* la deuxième étape fut l'expulsion pure et simple
poursuivant le dessein de les envoyer tous dans un ghetto
mondial : après la capitulation de la France :
l'île de Madagascar, qui devait passer sous contrôle
allemand après avoir fait indemniser par la France les anciens
résidents français. Le projet fut abandonné,
moins du fait des réticences françaises, qu'en raison
de l'importance du tonnage de navires nécessaires pour cette
opération, qu'en temps de guerre l'Allemagne ne pouvait
consacrer à cette tâche.
* L'occupation hitlérienne de l'Est de l'Europe, notamment de
la Pologne, rendit possible d'atteindre la "solution finale" :
vider l'Europe de ses juifs en les déportant massivement dans
ces camps extérieurs. C'est là qu'ils subirent les
pires souffrances, non seulement celles de toutes les populations
civiles en temps de guerre, telles que les bombardements
aériens, la famine et les privations de toutes sortes, les
marches forcées, mortelles pour les plus faibles, pour
évacuer les centres, mais aussi le travail forcé, dans
les conditions les plus inhumaines pour servir l'effort de guerre
allemand (Auschwitz-Birkenau était, par exemple, le centre le
plus actif des industries chimiques de l' I. G. Farben). Enfin
les épidémies, notamment le typhus, firent
d'épouvantables ravages dans une population concentrationnaire
sous-alimentée et réduite à
l'épuisement.
Est-il donc nécessaire de recourir à d'autres
méthodes pour expliquer la terrible mortalité qui
frappa les victimes de tels traitements, et d'exagérer
démesurément les nombres, au risque d'être
obligés ensuite de les réviser en baisse :
* de changer l'inscription de Birkenau-Auschwitz pour réduire
le nombre des morts de 4 millions à 1 ?
* de changer l'inscription de la "chambre à gaz" de Dachau
pour préciser qu'elle n'a jamais fonctionné.
* ou celle du "Vélodrome d'Hiver" à Paris indiquant que
le nombre de juifs qui y furent parqués était de 8.160
et non pas 30.000 comme l'indiquait la plaque d'origine, qui a
été retirée.
Source : "Le Monde", 18 juillet l990, p. 7.
Est-il besoin, dès lors, pour maintenir à tout prix
son caractère d'exceptionnalité à "l'Holocauste"
(extermination sacrificielle par le feu) d'agiter le spectre des
"chambres à gaz" ?
En 1980, pour la première fois le caractère unique du
massacre des juifs fut remis en question par un journaliste
célèbre, Boaz Evron :
<< ... Comme si cela allait de soi, chaque hôte de
marque est emmené en visite obligatoire à Yad Vashem
[...] pour bien lui faire comprendre les sentiments et la
culpabilité que l'on attend de lui. >>
<< En estimant que le monde nous hait et nous
persécute, nous nous croyons exemptés de la
nécessité d'être comptables de nos actes à
son égard.>> L'isolement paranoïaque par
rapport au monde et à ses lois pouvait entraîner
certains Juifs à traiter les non-Juifs comme des sous-hommes,
rivalisant ainsi avec le racisme des nazis. Evron mit en garde contre
la tendance à confondre l'hostilité des Arabes avec
l'antisémitisme nazi. << On ne peut distinguer
la classe dirigeante d'un pays de sa propagande politique, car
celle-ci est présentée comme une part de sa
réalité, écrivait-il. Ainsi, les
gouvernants agissent dans un monde peuplé de mythes et de
monstres qu'ils ont eux-mêmes
créés. >>
Source : Boaz Evron : "Le génocide : un
danger pour la nation" Iton 77 Ndeg. 21. mai - juin 1980. p. 12 et
sqq.
D'abord bien qu'existe dans l'esprit de millions de gens dont la
bonne foi est indiscutable, la confusion entre "four
crématoire" et "chambre à gaz", l'existence, dans les
camps hitlériens d'un nombre important de fours
crématoires pour tenter d'enrayer la diffusion des
épidémies de typhus, le four crématoire n'est
pas un argument suffisant : il existe des fours
crématoires dans toutes les grandes villes, à Paris,
(au Père-Lachaise) à Londres, et dans toutes les
capitales importantes, et ces incinérations ne signifient pas
évidemment une volonté d'exterminer les
populations.
Il fallut donc adjoindre aux fours crématoires des "chambres
à gaz" pour établir le dogme de l'extermination par
le feu.
La première exigence, élémentaire pour en
démontrer l'existence, était de produire l'ordre
prescrivant cette mesure. Or dans les archives si minutieusement
établies par les autorités allemandes, et toutes
saisies par les alliés lors de la défaite d'Hitler, ni
les budgets affectés à cette entreprise, ni les
directives concernant la construction et le fonctionnement de ces
chambres, en un mot, rien de ce qui eût permis l'expertise de
"l'arme du crime", comme dans toute enquête judiciaire normale,
ne fut trouvé. Rien de tel ne fut produit.
Il est remarquable qu'après avoir officiellement reconnu qu'il
n'y avait pas eu de gazage homicide dans le territoire de l'ancien
Reich malgré les attestations innombrables de "témoins
oculaires", le même critère de la subjectivité
des témoignages n'ait plus été accepté en
ce qui concerne les camps de l'Est, de Pologne notamment. Même
lorsque ces "témoignages" sont entachés des plus
légitimes suspicions.
Celui-là même, Mr. Martin Broszat, qui avait
publié en 1958, comme si ce fut un document authentique, le
journal du Commandant d'Auschwitz, Rudolf Höss, écrit,
dans "Die Zeit" du 19 août 1960, p. 16, une lettre disant qu'il
n'y avait pas eu de gazage homicide à Dachau ni, d'une
manière générale, dans tous les camps de
l'Allemagne dans ses frontières de l'ancien Reich.
Martin Broszat, de l'Institut d'histoire contemporaine de Munich
écrit: << Ni à Dachau, ni à
Bergen-Belsen, ni à Buchenwald, des juifs ni d'autres
détenus n'ont été
gazés. >>
(Le Dr Martin Broszat devint, en 1972, Directeur de l'Institut
d'histoire contemporaine de Munich.)
La révélation était d'autant plus importante
qu'une quantité de "témoignages" de "témoins
oculaires" avaient affirmé l'existence de chambres à
gaz dans ces camps et qu'une mise en scène "reconstituant" la
"chambre à gaz" de Dachau était le document qui
impressionnait le plus fortement les visiteurs, en particulier en
Amérique.
Au tribunal de Nuremberg, Sir Harley Shawcross, le 26 juillet 1946,
mentionne << des chambres à gaz non seulement
à Auschwitz et à Treblinka, mais aussi à
Dachau.. >> (T.M.I., tome 19, p. 4563)
La mise en scène du Musée de Dachau permit de tromper,
non seulement des milliers d'enfants que l'on y amenait pour leur
enseigner le dogme de l'Holocauste, mais aussi des adultes, tel le
Père Morelli, dominicain, qui écrit dans "Terre de
détresse" (Ed. Bloud et Gay, 1947, p. 15) :
<< j'ai posé des yeux pleins d'épouvante
sur le sinistre hublot d'où les bourreaux nazis pouvaient
pareillement voir se tordre les gazés
misérables. >>
Il n'est pas jusqu'à des anciens déportés de
Buchenwald ou de Dachau qui se laissèrent suggestionner par la
légende si soigneusement entretenue. Un grand historien
français, Michel de Boüard, doyen honoraire de la
Faculté de Caen, membre de l'Institut et ancien
déporté de Mauthausen, déclarait en
1986 :
<< Dans la monographie sur Mauthausen que j'ai
donnée (...) en 54, à deux reprises je parle de chambre
à gaz. Le temps de la réflexion venu, je me suis
dit : où ai-je acquis la conviction qu'il y avait une
chambre à gaz à Mauthausen ? Ce n'est pas pendant
mon séjour au camp car ni moi ni personne ne
soupçonnait qu'il pouvait y en avoir ; c'est donc un
"bagage" que j'ai reçu après la guerre, c'était
admis. Puis j'ai remarqué que dans mon texte - alors que
j'appuie la plupart de mes affirmations par des
références - il n'y en avait pas concernant la chambre
à gaz... >>
Source : "Ouest-France", 2 et 3 août 1986. p. 6.
Jean Gabriel Cohn-Bendit écrivait
déjà : << Battons-nous pour qu'on
détruise ces chambres à gaz qu'on montre aux touristes
dans les camps où l'on sait maintenant qu'il n'y en avait
point, sous peine qu'on ne nous croie plus sur ce dont nous sommes
sûrs. >>
Source : "Libération" du 5 mars 1979, p. 4.
Dans le film qui fut projeté à Nuremberg au
tribunal et à tous les accusés, la seule chambre
à gaz qui soit présentée est celle de
Dachau.
Le 26 août 1960, M. Broszat, au nom de l'Institut d'histoire
contemporaine de Munich, d'obédience sioniste, écrivait
dans "Die Zeit" (p. 14) : << La chambre à
gaz de Dachau ne fut jamais achevée, et n'a jamais
fonctionné. >>
Depuis l'été 1973, une pancarte, en face des douches,
explique que : <<cette chambre à gaz,
camouflée en salle de douches, n'a jamais été
mise en service. >>ajoutant que les prisonniers
condamnés au gazage étaient transférés
à l'Est.
Mais la "chambre à gaz" de Dachau est la seule qui ait
été présentée en photographie aux
accusés de Nuremberg, comme un des lieux d'extermination
massive, et les accusés y ont cru, à l'exception de
Goering et de Streicher.
"Il n'y a pas de peuple palestinien... Ce n'est pas comme si nous
étions venus les mettre à la porte et leur prendre leur
pays. Ils n'existent pas."
Source: Madame Golda Meir. Déclaration au "Sunday
Times", 15 juin 1969.
L'idéologie sioniste repose sur un postulat très
simple : il est écrit dans la Genèse (XV,
18-21) : << Le Seigneur conclut une Alliance avec
Abraham en ces termes : C'est à ta descendance que je
donne ce pays, du fleuve d'Égypte au grand fleuve, le fleuve
Euphrate. >>
A partir de là, sans se demander en quoi consiste
l'Alliance, à qui a été faite la Promesse, ou si
l'Élection était inconditionnelle, les dirigeants
sionistes, même s'ils sont agnostiques ou athées,
proclament : la Palestine nous a été donnée
par Dieu.
Les statistiques, même du gouvernement israélien,
montrent que 15% des Israéliens sont religieux. Ceci
n'empêche pas 90% d'entre eux d'affirmer que cette terre leur a
été donnée par Dieu... auquel ils ne croient
pas.
L'immense majorité des Israéliens actuels ne partage ni
la pratique, ni la foi, religieuses, et les différents "partis
religieux" qui jouent pourtant un rôle décisif dans
l'État d'Israël, ne rassemblent qu'une infime
minorité des citoyens.
Cet apparent paradoxe est expliqué par Nathan Weinstock dans
son livre : "Le sionisme contre Israël" (Ed.
Maspéro, 1969, p. 315) << Si l'obscurantisme
rabbinique triomphe en Israël, c'est parce que la mystique
sioniste n'a de cohérence que par référence
à la religion mosaïque. Supprimez les concepts de "Peuple
élu" et de "Terre promise", et le fondement du sionisme
s'effondre. C'est pourquoi les partis religieux puisent
paradoxalement leur force dans la complicité des sionistes
agnostiques. La cohérence interne de la structure sioniste
d'Israël a imposé à ses dirigeants le renforcement
de l'autorité du clergé. C'est le parti
social-démocrate "Mapaï", sous l'impulsion de Ben
Gourion, qui a inscrit les cours de religion obligatoires au
programme des écoles, et non les partis
confessionnels. >>
<< Ce pays existe comme accomplissement d'une
promesse faite par Dieu lui-même. Il serait ridicule de lui
demander des comptes sur sa légitimité. Tel est
l'axiome de base formulé par Madame Golda
Meir. >>
Source : "Le Monde" du 15 octobre 1971.
<< Cette terre nous a été promise et
nous avons un droit sur elle. >> redit Beghin.
Source : Déclaration de Beghin à Oslo .
"Davar". 12 décembre 1978.
<< Si l'on possède la Bible, si on se
considère comme le peuple de la Bible, on devrait
posséder également les terres bibliques, celles des
Juges et des Patriarches, de Jérusalem, d'Hébron, de
Jéricho, et d'autres lieux encore.>>
Source : Moshé Dayan. "Jérusalem Post". 10
août 1967.
Très significativement, Ben Gourion évoque le
"précédent" américain où en effet,
pendant un siècle, la frontière demeura mouvante
jusqu'au Pacifique, où fut proclamée la "fermeture de
la frontière" en fonction des succès de la "chasse aux
Indiens" pour les refouler et s'emparer de leurs terres.
Ben Gourion dit très clairement : << Il ne
s'agit pas de maintenir le statu-quo. Nous avons à
créer un État dynamique, orienté vers
l'expansion.>>
La pratique politique correspond à cette singulière
théorie : prendre la terre, et en chasser les habitants,
comme le firent Moïse et son successeur Josué.
Menahem Beghin, le plus profondément imbu de la tradition
biblique, proclamait :
<< ERETZ Israël sera rendue au peuple
d'Israël. Tout entière et pour
toujours .>>
Source : Menahem Beghin : "The revolt : story of
the Irgoun". p. 335.
Ainsi d'emblée, l'État d'Israël se place au dessus
de toute loi internationale.
Imposé à l'O.N.U., le 11 mai 1949 par la volonté
des États-Unis, l'État d'Israël ne fut admis
qu'à trois conditions :
1 - Ne pas toucher au statut de Jérusalem ;
2 - Permettre aux Arabes palestiniens de revenir chez eux ;
3 - Respecter les frontières fixées par la
décision de partition.
Parlant de cette résolution des Nations Unies sur le
"partage", prise bien avant son admission, Ben Gourion
déclare :
<< l'État d'Israël considère que la
résolution des Nations Unies du 29 novembre 1947, est nulle et
non avenue. >>
Source : " New York Times ", 6 décembre 1953.
Faisant écho aux thèses citées plus haut de
l'américain Albright, sur le parallèle entre les
expansions américaines et sionistes, le Général
Moshé Dayan écrit :
<< Prenez la Déclaration américaine de
l'Indépendance. Elle ne contient aucune mention des limites
territoriales. Nous ne sommes pas obligés de fixer les limites
de l'État. >>
Source : " Jerusalem Post " du 10 août 1967.
La politique correspond très exactement à cette loi
de la jungle : la "partition" de la Palestine découlant
de la résolution des Nations Unies ne fut jamais
respectée.
Déjà, la résolution de partage de la Palestine,
adoptée par l'Assemblée Générale des
Nations Unies (composée alors d'une écrasante
majorité d'États Occidentaux) le 29 novembre 1947,
marque les desseins de l'Occident sur leur "bastion
avancé" : à cette date les Juifs constituent 32 %
de la population et possèdent 5,6 % du sol : ils
reçoivent 56 % du territoire, avec les terres les plus
fertiles. Ces décisions avaient été obtenues
sous la pression des États-Unis.
Le Président Truman exerça une pression sans
précédent sur le Département d'État. Le
Sous-Secrétaire d'État Summer Welles
écrit : << Par ordre direct de la
Maison-Blanche les fonctionnaires américains devaient user de
pressions directes ou indirectes... afin d'assurer la majorité
nécessaire au vote final >>.
Source : Summer Welles, "We need not fail". Boston, 1948. p.
63.
Le Ministre de la Défense d'alors, James Forrestal,
confirme : << Les méthodes utilisées
pour faire pression, et pour contraindre les autres nations au sein
des Nations Unies, frôlaient le scandale. >>
Source : " Les Mémoires de Forrestal ". N.Y. The
Viking Press. 1951, p. 363.
La puissance des monopoles privés fut
mobilisée :
Dex Pearson, dans le Chicago-Daily du 9 février 1948,
donne des précisions, dont celle-ci :
<< Harvey Firestone, propriétaire des
plantations de caoutchouc au Libéria, agit auprès du
gouvernement libérien... >>
Dès 1948, même ces décisions partiales furent
violées.
Les Arabes protestant contre une telle injustice et la refusant, les
dirigeants israéliens en profitent pour s'emparer de nouveaux
territoires, notamment Jaffa et Saint Jean d'Acre, si bien qu'en 1949
les sionistes contrôlaient 80% du pays et que 770.000
Palestiniens avaient été chassés.
La méthode employée était celle de la
terreur :
L'exemple le plus éclatant fut celui de Deir Yassin : le
9 avril 1948, par une méthode identique à celle des
nazis à Oradour, les 254 habitants de ce village (hommes,
femmes, enfants, vieillards) furent massacrés par les troupes
de "L'Irgoun", dont le chef était Menahem Beghin.
Dans son livre "La Révolte : Histoire de
l'Irgoun", Beghin écrit qu'il n'y aurait pas eu
d'État d'Israël sans la "Victoire" de Deir Yassin (p. 162
de l'édition anglaise). Il ajoute :
<< La Hagana effectuait des attaques victorieuses sur
d'autres fronts... Pris de panique, les Arabes fuyaient en
criant : Deir Yassin. >> (Idem, p. 162, repris
par l'édition française p. 200.)
Était considéré comme "absent" tout Palestinien
ayant quitté son domicile avant le 1er août 1948.
C'est ainsi que les 2/3 des terres possédées par les
Arabes (70.000 ha sur 110.000) furent confisquées. Lorsqu'en
1953 fut promulguée la loi sur la propriété
foncière, l'indemnité est fixée sur la valeur de
la terre en 1950, mais entre-temps la livre israélienne avait
perdu 5 fois sa valeur.
En outre, depuis le début de l'immigration juive, et là
encore dans le plus pur style colonialiste, les terres étaient
achetées à des féodaux propriétaires (les
"effendi") non résidents ; si bien que les paysans
pauvres, les fellahs, furent chassés de la terre qu'ils
cultivaient, par ces arrangements faits sans eux entre leurs
maîtres anciens et les nouveaux occupants. Privés de
leur terre ils ne leur restait plus qu'à fuir.
Les Nations Unies avaient nommé un médiateur, le Comte
Folke Bernadotte. Dans son premier rapport le Comte Bernadotte
écrivait : << Ce serait offenser les
principes élémentaires que d'empêcher ces
innocentes victimes du conflit de retourner à leur foyer,
alors que les immigrants juifs affluent en Palestine et, de plus,
menacent, de façon permanente, de remplacer les
réfugiés arabes enracinés dans cette terre
depuis des siècles. >> Il décrit
<< le pillage sioniste à grande échelle
et la destruction de villages sans nécessité militaire
apparente. >>
Ce rapport (U.N. Document A. 648, p. 14) a été
déposé le 16 septembre 1948. Le 17 septembre 1948 le
Comte Bernadotte et son assistant français, le Colonel Serot,
étaient assassinés dans la partie de Jérusalem
occupée par les sionistes.
Source : Sur l'assassinat du Comte Bernadotte, voir le
rapport du Général A. Lundstrom (qui se trouvait assis
dans la voiture de Bernadotte), rapport adressé, le jour
même de l'attentat (17 septembre 1948) aux Nations Unies. Puis
le livre publié par ce général pour le
20deg.anniversaire du crime, L'assassinat du Comte Bernadotte,
imprimé à Rome (éd. East. A. Fanelli) en 1970,
sous le titre : Un tributo alla memoria del Comte Folke
Bernadotte. Le livre de Ralph Hewins : Count Bernadotte,
his life and work (Hutchinson, 1948). Et, dans l'hebdomadaire
milanais Europa, les aveux de Baruch Nadel (cités dans
Le Monde du 4 et 5 juillet 1971).
Ce n'était pas le premier crime sioniste contre quiconque
dénonçait leur imposture.
Lord Moyne, Secrétaire d'État anglais au Caire,
déclare, le 9 juin 1942, à la Chambre des Lords, que
les juifs n'étaient pas les descendants des anciens
Hébreux, et qu'ils n'avaient pas de "revendication
légitime" sur la Terre Sainte. Partisan de modérer
l'immigration en Palestine, il est alors accusé d'être
<< un ennemi implacable de l'indépendance
hébreue. >>
Source : Isaac Zaar : "Rescue and liberation :
America's part in the birth of Israël", N.Y. Bloc Publishing Cy.
1954 p. 115.
Le 6 novembre 1944, Lord Moyne est abattu au Caire par 2 membres
du groupe Stern (d'Itzac Shamir)
Des années plus tard, le 2 juillet 1975, l'Evening Star
d'Auckland révèle que les corps des deux assassins
exécutés ont été échangés,
contre 20 prisonniers arabes, pour les enterrer au "Monument des
héros" à Jérusalem. Le gouvernement anglais
déplora qu'Israël honore des assassins et en fasse des
héros.
Le 22 juillet 1946, l'aile de l'hôtel du Roi David, à
Jérusalem, où était installé
l'état-major militaire du Gouvernement anglais, explosait,
entraînant la mort d'environ 100 personnes : Anglais,
Arabes et juifs. C'était l'oeuvre de l'Irgoun, de Menahem
Beghin, qui le revendiqua.
L'État d'Israël se substitua alors aux anciens
colonialistes, et avec les mêmes procédés :
par exemple l'aide agricole permettant l'irrigation fut
distribuée d'une manière discriminatoire, de telle
sorte que les occupants juifs furent systématiquement
favorisés : entre 1948 et 1969, la surface des terres
irriguées est passée, pour le secteur juif, de
20.000 à 164.000 ha, et, pour le secteur arabe de 800 à
4.100 ha. Le système colonial a été ainsi
perpétué et même aggravé : Le Docteur
Rosenfeld, dans son livre : "Les travailleurs arabes
migrants", publié par l'Université
hébraïque de Jérusalem en 1970, reconnaît
que l'agriculture arabe était plus prospère au temps du
mandat britannique qu'aujourd'hui.
La ségrégation s'exprime aussi dans la politique du
logement. Le Président de la Ligue israélienne des
Droits de l'Homme, le docteur Israël Shahak, professeur à
l'Université hébraïque de Jérusalem, dans
son livre, "Le racisme de l'État d'Israël" (p. 57)
nous apprend qu'il existe en Israël des villes entières
(Carmel, Nazareth, Illith, Hatzor, Arad, Mitzphen-Ramen, et d'autres)
où la loi interdit formellement aux non-juifs d'habiter.
Au niveau de la culture règne le même esprit
colonialiste.
<< Le Ministre de l'Éducation Nationale, en
1970, proposa aux lycéens deux versions différentes de
la prière au "Yizkar". L'une déclare que les camps de
la mort avaient été bâtis par le "gouvernement
nazi diabolique et la nation allemande de meurtriers". La seconde
évoque plus globalement "la nation allemande de meurtriers"...
Elles comportent, toutes les deux un paragraphe... appelant DIEU
"à venger sous nos yeux le sang des victimes">>.
Source : "Ce sont mes frères que je cherche".
Ministère de l'éducation et de la culture.
Jérusalem, 1990.
Cette culture de la haine raciale a porté ses
fruits :
<< A la suite de Kahana, des soldats, de plus en plus
nombreux, pénétrés de l'histoire du
Génocide, imaginèrent toutes sortes de scénarios
pour exterminer les Arabes >>, dit se souvenir
l'officier Ehud Praver, responsable du corps enseignant de
l'armée. << Il est très
préoccupant que le Génocide puisse ainsi
légitimer un racisme juif. Nous devons désormais savoir
qu'il n'est pas seulement indispensable de traiter de la question du
Génocide, mais aussi de celle de la montée du fascisme,
d'en expliquer la nature et les dangers pour la
démocratie. >> Selon Praver,
<< trop de soldats se sont mis à croire que le
Génocide peut justifier n'importe quelle action
déshonorante. >>
Source : Tom Segev. op. cit. p. 473.
Le problème a été posé très
clairement, avant même l'existence de l'État
d'Israël. Le Directeur du "Fonds national juif", Yossef Weitz,
écrivait dès 1940 :
<< Il doit être clair pour nous qu'il n'y a pas
de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent,
il nous suffira (...) Il n'existe pas d'autre moyen que de les
déplacer tous ; il ne faut pas laisser un seul village,
une seule tribu... Il faut expliquer à Roosevelt, et à
tous les chefs d'États amis, que la terre d'Israël n'est
pas trop petite si tous les Arabes s'en vont, et si les
frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long
du Litani, et vers l'est, sur les hauteurs du
Golan. >>
Source : Yossef Weitz, "Journal", Tel-Aviv, 1965.
Dans le grand journal israélien Yediot Aharonoth, du 14
juillet 1972, Yoram Ben Porath, rappelait avec force l'objectif
à atteindre : << C'est le devoir des
dirigeants israéliens d'expliquer clairement et courageusement
à l'opinion un certain nombre de faits, que le temps fait
oublier. Le premier de ceux-ci, c'est le fait qu'il n'y a pas de
sionisme, de colonisation, d'État juif, sans l'éviction
des Arabes et l'expropriation de leurs terres. >>
Nous sommes, ici encore, dans la logique la plus rigoureuse du
système sioniste : comment créer une
majorité juive dans un pays peuplé par une
communauté arabe palestinienne autochtone ?
Le sionisme politique a apporté la seule solution
découlant de son programme colonialiste : réaliser
une colonie de peuplement en chassant les Palestiniens, et en
poussant à l'immigration juive.
Chasser les Palestiniens et s'emparer de leur terre fut une
entreprise délibérée et systématique.
Au temps de la Déclaration Balfour les sionistes ne
possédaient que 2,5% de terre, et lors de la décision
de "partage" de la Palestine, 6,5%. En 1982, ils en possèdent
93%.
Les procédés employés, pour
déposséder l'autochtone de sa terre, sont ceux du
colonialisme le plus implacable, avec une coloration raciste encore
plus marquée dans le cas du sionisme.
La première étape avait les caractères d'un
colonialisme classique : il s'agissait d'exploiter la
main-d'oeuvre locale. C'était la méthode du Baron
Édouard de Rothschild : tout comme en Algérie il
exploitait, sur ses vignobles, la main d'oeuvre à bon
marché des fellahs, il avait simplement étendu son
champ d'action en Palestine, exploitant, sur ses vignobles, d'autres
Arabes que les Algériens.
Un tournant s'opéra, aux alentours de 1905, lorsqu'arriva de
Russie une vague nouvelle d'immigrants au lendemain de
l'écrasement de la Révolution de 1905. Au lieu de
continuer le combat sur place, aux côtés des autres
révolutionnaires russes, les déserteurs de la
révolution vaincue importèrent en Palestine un
étrange "socialisme sioniste". Ils créèrent des
coopératives artisanales et des "Kibboutz" paysans en
éliminant les fellahs palestiniens pour créer une
économie s'appuyant sur une classe ouvrière et agricole
juive. Du colonialisme classique (du type anglais ou
français), l'on passait ainsi à une colonie de
peuplement, dans la logique du sionisme politique, impliquant un
afflux d'immigrants "en faveur" desquels, et "contre" personne (comme
dit le Professeur Klein), devaient être réservés
la terre et les emplois. Il s'agit désormais de remplacer le
peuple palestinien par un autre peuple, et, naturellement, de
s'emparer de la terre.
Le point de départ de la grande opération c'est la
création, en 1901, du "Fonds national juif" qui
présente ce caractère original, même par rapport
aux autres colonialismes : la terre acquise par lui ne peut
être revendue, ni même louée, à des
non-juifs.
Deux autres lois concernent le Kéren Kayémet ("Fonds
national juif". Loi adoptée le 23 novembre 1953) et le
Kéren Hayesod ("Fonds de reconstruction". Loi
adoptée le 10 janvier 1956). << Ces deux lois,
écrit le Professeur Klein, ont permis la transformation
de ces sociétés, qui se voient attribuer un certain
nombre de privilèges. >> Sans
énumérer ces privilèges, il introduit, comme une
simple "remarque", le fait que des terres possédées par
le "Fonds national juif" sont déclarées "Terres
d'Israël", et une loi fondamentale est venue proclamer
l'inaliénabilité de ces terres. C'est l'une des quatre
"lois fondamentales" (éléments d'une future
constitution, qui n'existe toujours pas, 50 ans après la
création d'Israël) adoptées en 1960. Il est
fâcheux que le savant juriste, avec son habituel souci de la
précision, ne fasse aucun commentaire sur cette
"inaliénabilité". Il n'en donne même pas la
définition : une terre "sauvée" (Rédemption
de la terre) par le Fonds national juif, est une terre devenue
"juive" : elle ne pourra jamais être vendue à un
"non-juif", ni louée à un "non-juif", ni
travaillée par un "non-juif".
Peut-on nier le caractère de discrimination raciste de cette
loi fondamentale?
La politique agraire des dirigeants israéliens est celle d'une
spoliation méthodique de la paysannerie arabe.
L'ordonnance foncière de 1943, sur l'expropriation
d'intérêt public, est un héritage de la
période du mandat anglais. Cette loi est
détournée de son sens lorsqu'elle est appliquée
de façon discriminatoire, par exemple lorsqu'en 1962 sont
expropriés 500 ha à Deir El-arad, Nabel et Be'neh,
"l'intérêt public" consistant à créer la
ville de Carmel réservée aux seuls Juifs.
Autre procédure : l'utilisation des "lois d'urgence",
décrétées en 1945 par les Anglais contre les
Juifs et les Arabes. La loi 124 donne au Gouverneur militaire, sous
prétexte, cette fois, de "sécurité", la
possibilité de suspendre tous les droits des citoyens, y
compris leurs déplacements : il suffit que l'armée
déclare une zone interdite "pour raison de
sécurité d'État", pour qu'un Arabe ne puisse
se rendre sur ses terres sans autorisation du gouverneur militaire.
Si cette autorisation est refusée, la terre est alors
déclarée "inculte", et le ministère de
l'Agriculture peut << prendre possession de terres non
cultivées afin d'en assurer la
culture >>.
Lorsque les Anglais promulguèrent, en 1945, cette
législation férocement colonialiste, pour lutter contre
le terrorisme juif, le juriste Bernard (Dov) Joseph, protestant
contre ce système de "lettres de cachet" déclara :
<< Serons-nous tous soumis à la terreur
officielle ?... Aucun citoyen n'est à l'abri d'un
emprisonnement à vie sans procès... les pouvoirs de
l'administration d'exiler n'importe qui sont illimités... il
n'est pas besoin de commettre une quelconque infraction, une
décision prise dans quelque bureau
suffit... >>.
Le même Bernard (Dov) Joseph, devenu ministre de la Justice
d'Israël, appliquera ces lois contre les Arabes.
J. Shapira, à propos des mêmes lois, dans le même
meeting de protestation du 7 février 1946, à Tel-Aviv,
(Hapraklit, février 1946, p. 58-64), déclarait
plus fermement encore : << L'ordre établi
par cette législation est sans précédent dans
les pays civilisés. Même en Allemagne nazie il
n'existait pas de pareilles lois. >> Le même J.
Shapira, devenu Procureur général de l'État
d'Israël, puis ministre de la Justice, appliquera ces lois
contre les Arabes. Car pour justifier le maintien de ces lois de
terreur, "l'état d'urgence" n'a jamais été
abrogé, depuis 1948, dans l'État d'Israël.
Shimon Pérès écrivait, dans le journal Davar
du 25 janvier 1972 :
<< L'utilisation de la loi 125, sur laquelle le
gouvernement militaire est fondé, est en continuation directe
de la lutte pour l'implantation juive et l'immigration
juive. >>
L'ordonnance sur la culture des terres en friche, de 1948,
amendée en 1949, va dans le même sens, mais par une voie
plus directe : sans même chercher le prétexte de
"l'utilité publique" ou de la "sécurité
militaire", le ministre de l'Agriculture peut réquisitionner
toute terre abandonnée. Or, l'exode massif des populations
arabes sous la terreur, du genre de Deir Yassin en 1948, de Kafr
Kassem le 29 octobre 1956, ou des "progroms" de "l'unité 101",
créée par Moshé Dayan, et longtemps
commandée par Ariel Sharon, a ainsi "libéré" de
vastes territoires, vidés de leurs propriétaires ou
travailleurs arabes, et donnés aux occupants juifs.
Le mécanisme de la dépossession des fellahs est
complété par l'ordonnance du 30 juin 1948,
l'arrêté d'urgence du 15 novembre 1948 sur les
propriétés des "absents", la loi relative aux terres
des "absents" (14 mars 1950), la loi sur l'acquisition des terres (13
mars 1953), et tout un arsenal de mesures tendant à
légaliser le vol en contraignant les Arabes à quitter
leur terre pour y installer des colonies juives, comme le montre
Nathan Weinstock dans son livre "Le sionisme contre
Israël".
Pour effacer jusqu'au souvenir de l'existence de la population
agricole palestinienne, et accréditer le mythe du "pays
désert", les villages arabes furent détruits, avec
leurs maisons, leurs clôtures, et même leurs
cimetières et leurs tombes. Le Professeur Israël Shahak a
donné, en 1975, district par district, la liste de 385
villages arabes détruits, passés au bulldozer, sur 475
existant en 1948.
<< Pour convaincre qu'avant Israël, la Palestine
était un "désert", des centaines de villages ont
été rasés au bulldozer avec leurs maisons, leurs
clôtures, leurs cimetières et leurs
tombes. >>
Source : Israël Shahak. "Le racisme de l'État
d'Israël", p. 152 et suivantes.
Les colonies israéliennes continuent à s'implanter,
avec un regain depuis 1979, en Cisjordanie, et, toujours selon la
plus classique tradition colonialiste, les colons ont
été armés.
Le résultat global est le suivant : après avoir
chassé un million et demi de Palestiniens, la "terre juive",
comme disent les gens du "Fonds national juif", 6,5% en 1947,
représente aujourd'hui plus de 93% de la Palestine (dont 75%
à l'État, et 14% au Fonds national).
Le bilan de cette opération était d'avance
remarquablement (et significativement) résumé dans le
journal des Afrikaners de l'Afrique du sud, "Die
Transvaler", expert en matière de discrimination raciale
(apartheid) : << quelle est la différence
entre la manière par laquelle le peuple israélien
s'efforce de rester lui-même parmi les populations non-juives,
et celle des Afrikaners pour essayer de rester ce qu'ils
sont ? >>
Source : Henry Katzew, "South Africa : a country
without friends", cité par R. Stevens (Zionism, South Africa,
and Apartheid).
Le même système d'"apartheid" se manifeste dans le
statut personnel comme dans l'appropriation des terres. L'"autonomie"
que veulent octroyer aux Palestiniens les Israéliens, c'est
l'équivalent des "bantoustans" pour les Noirs en Afrique du
sud.
Analysant les conséquences de la loi du "Retour", Klein pose
la question : << Si le peuple juif déborde
largement la population de l'État d'Israël, inversement,
l'on peut dire que toute la population de l'État d'Israël
n'est pas juive, puisque le pays compte une importante
minorité non-juive, essentiellement arabe et druze. La
question qui se pose est de savoir dans quelle mesure l'existence
d'une Loi du Retour, qui favorise l'immigration d'une partie de la
population (définie par son appartenance religieuse et
ethnique) ne peut être considérée comme
discriminatoire. >>
Source : Claude Klein, Directeur de l'Institut de droit
comparé à l'Université hébraïque de
Jérusalem. "Le caractère juif de l'État
d'Israël". Ed. Cujas. Paris, 1977. p. 33.
L'auteur se demande en particulier si la Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination raciales (adoptée le 21 décembre 1965
par l'Assemblée générale des Nations Unies) ne
s'applique pas à la Loi du Retour. Par une dialectique dont
nous laissons juge le lecteur, l'éminent juriste conclut par
ce distinguo subtil : en matière de non-discrimination
<< une mesure ne doit pas être dirigée
contre un groupe particulier. La Loi du Retour est prise en
faveur des Juifs qui veulent s'établir en
Israël, elle n'est dirigée contre
aucun groupe ou nationalité. On ne voit pas dans quelle mesure
cette loi serait discriminatoire. >>.
Source : op. cit. de Klein, p. 35.
Au lecteur qui risquerait d'être dérouté par
cette logique pour le moins audacieuse, qui revient à dire,
selon une boutade célèbre, que tous les citoyens sont
égaux mais certains sont plus égaux que les autres -
illustrons concrètement la situation créée par
cette Loi du Retour. Pour ceux qui n'en bénéficient pas
est prévue une Loi sur la nationalité (5712-1952); elle
concerne (article 3) << tout individu qui,
immédiatement avant la fondation de l'État,
était sujet palestinien, et qui ne devient pas
israélien en vertu de l'article 2 >> (celui qui
concerne les Juifs). Ceux que désigne cette périphrase
(et qui sont considérés comme << n'ayant
jamais eu de nationalité auparavant >>,
c'est-à-dire comme des apatrides par
hérédité) doivent prouver (preuve documentaire
très souvent impossible parce que les papiers ont disparu dans
la guerre et la terreur qui ont accompagné l'instauration de
l'État sioniste), qu'ils habitaient cette terre de telle
à telle époque. Sans quoi reste, pour devenir citoyen,
la voie de la "naturalisation", exigeant par exemple,
<< une certaine connaissance de la langue
hébraïque >>. Après quoi,
<< s'il le juge utile >> le ministre de
l'Intérieur accorde (ou refuse) la nationalité
israélienne. En bref, en vertu de la loi israélienne,
un Juif de Patagonie devient citoyen israélien à
l'instant même où il pose le pied à
l'aéroport de Tel-Aviv ; un Palestinien, né en
Palestine, de parents palestiniens, peut être
considéré comme apatride. Il n'y a là nulle
discrimination raciale contre les Palestiniens;
simplement une mesure en faveur des
Juifs !
Il semble donc difficile de contester la Résolution de
l'Assemblée générale de l'O.N.U., du 10 novembre
1975 (Résolution 3379-xxx) définissant le sionisme
comme << forme de racisme et de discrimination
raciale >>.
En fait, ceux qui s'installent en Israël sont, pour une infime
minorité ceux qui viennent pour accomplir "la promesse". La
"loi du retour" a très peu joué. Il est heureux qu'il
en soit ainsi car, dans tous les pays du monde, des juifs ont
joué un rôle éminent dans tous les domaines de la
culture, de la science et des arts, et il serait navrant que le
sionisme atteigne l'objectif que se sont fixés les
antisémites : arracher les juifs à leurs patries
respectives pour les enfermer dans un ghetto mondial. L'exemple des
juifs français est significatif; après les accords
d'Évian de 1962 et la libération de l'Algérie,
sur 130.000 juifs quittant l'Algérie, 20.000 seulement sont
allés en Israël et 110.000 en France. Ce mouvement
n'était pas la conséquence d'une persécution
antisémite car la proportion de colons français
d'Algérie non-juifs, quittant l'Algérie était la
même. Ce départ avait pour cause non
l'antisémitisme mais le colonialisme français
antérieur et les juifs français d'Algérie ont
connu le même sort que les autres Français
d'Algérie.
En résumé, la quasi totalité des immigrants
juifs en Israël est venue pour échapper aux
persécutions antisémites.
En 1880 il y a 25.000 juifs en Palestine pour une population de
500.000 habitants.
A partir de 1882 commencent les immigrations massives à la
suite des grands pogroms de la Russie tsariste.
De 1882 à 1917 arrivent ainsi 50.000 juifs en Palestine. Puis
viennent, entre les deux guerres, les émigrés polonais
et ceux du Maghreb pour échapper à la
persécution.
Mais la masse la plus importante vint d'Allemagne en raison de
l'ignoble antisémitisme d'Hitler ; près de 400.000
juifs arrivèrent ainsi en Palestine avant 1945.
En 1947, à la veille de la création de l'État
d'Israël, il y avait 600.000 juifs en Palestine sur une
population totale de 1 million 250 mille habitants.
Alors commença le déracinement méthodique des
Palestiniens. Avant la guerre de 1948 environ 650.000 Arabes
habitaient dans les territoires qui allaient devenir l'État
d'Israël. En 1949 il en restait 160.000. En raison d'une forte
natalité leurs descendants étaient 450.000 à la
fin de 1970. La ligue des Droits de l'Homme d'Israël
révèle que du 11 juin 1967 au 15 novembre 1969, plus de
20.000 maisons arabes ont été dynamitées en
Israël et en Cisjordanie.
Il y avait, au recensement anglais du 31 décembre 1922,
757.000 habitants en Palestine, dont 663.000 Arabes (590.000 Arabes
musulmans et 73.000 Arabes chrétiens) et 83.000 juifs
(c'est-à-dire : 88 % d'Arabes et 11 % de juifs). Il
convient de rappeler que ce prétendu
<<désert >>était exportateur de
céréales et d'agrumes.
Dès 1891, un sioniste de la première heure, Asher
Guinsberg (écrivant sous le pseudonyme Ahad Ha'am, "Un du
peuple") visitant la Palestine, apporte ce
témoignage :
<< A l'extérieur, nous sommes habitués
à croire que Eretz-Israël est aujourd'hui quasi
désertique, un désert sans cultures, et que quiconque
désire acquérir des terres peut venir ici s'en procurer
autant que son coeur désire. Mais en vérité il
n'en est rien. Sur toute l'étendue du pays, il est difficile
de trouver des champs non cultivés. Les seuls endroits non
cultivés sont des champs de sable et des montagnes de pierres
où ne peuvent pousser que des arbres fruitiers, et ce,
après un dur labeur et un grand travail de nettoyage et de
récupération >>.
Source : Ahad. Œuvres complètes (en
Hébreu). Tel-Aviv. Devir Publ. House, 8é
édition. p. 23.
En réalité, avant les sionistes, les
"bédouins" (en fait céréaliers) exportent 30.000
tonnes de blé par an; la superficie des vergers arabes triple
de 1921 à 1942, celle des orangeraies et des autres agrumes
est multipliée par sept entre 1922 et 1947, la production est
multipliée par dix entre 1922 et 1938.
Pour ne retenir que l'exemple des agrumes, le Rapport Peel,
présenté au Parlement anglais, par le Secrétaire
d'État aux colonies, en juillet 1937, se fondant sur la rapide
progression des orangeraies en Palestine, estime que, sur les trente
millions de cageots d'oranges d'hiver dont s'accroîtra la
consommation mondiale dans les dix années à venir, les
pays producteurs et exportateurs seront les suivants :
Palestine : 15 millions
États-Unis : 7 millions
Espagne : 5 millions
Autres pays (Chypre, Égypte, Algérie, etc...) : 3
millions.
Source : "Rapport Peel", chapitre 8, [[section]] 19, p.
214.
Selon une étude du Département d'État
américain, remise le 20 mars à une commission du
Congrès << plus de deux cent mille
Israéliens sont maintenant installés dans les
territoires occupés (Golan et Jérusalem-Est compris) Il
constituent "approximativement" 13 % de la population totale de ces
territoires. >>
Quelques 90.000 d'entre eux résident dans les 150
implantations de Cisjordanie, << où les
autorités israéliennes disposent à peu
près de la moitié des terres. >>
A Jérusalem-Est et dans les banlieues arabes
dépendant de la municipalité, poursuit le
Département d'État, près de 120.000
Israéliens sont installés dans quelques douze
quartiers. Dans la bande de Gaza, où l'État
hébreu a confisqué trente pour cent d'un territoire
déjà surpeuplé, 3.000 Israéliens
résident dans une quinzaine d'implantations. Sur le plateau du
Golan, ils sont 12.000 répartis dans une trentaine de
localités. >>
Source : "Le Monde" du 18 avril 1993.
Le quotidien Yedioth Aharonoth, le plus fort tirage de la presse
israélienne, écrivait :
<< Depuis les années soixante-dix, il n'y a
jamais eu pareille accélération de la construction dans
les territoires. Ariel Sharon (le ministre du logement et de la
construction), poursuit Yedioth, est fébrilement occupé
à établir de nouvelles implantations, à
développer celles qui existent déjà, à
faire des routes et préparer de nouveaux terrains à
construire >>.
Source : Ces textes israéliens sont reproduits dans le
"Monde" du 18 avril l991.
(Rappelons qu'Ariel Sharon fut le Général
commandant l'invasion du Liban, qui arma les milices phalangistes qui
exécutèrent les "pogroms" des camps palestiniens de
Sabra et de Chatila. Sharon ferma les yeux sur ces exactions et en
fut complice comme le révéla même la commission
israélienne chargée d'enquêter sur les
massacres.)
Le maintien de ces colonies juives dans les territoires
occupés, et leur protection par l'armée
israélienne, et l'armement des colons, (comme autrefois les
aventuriers du Far West en Amérique), rend illusoire toute
"autonomie" véritable des Palestiniens et rend impossible la
paix tant que subsiste l'occupation de fait.
L'effort principal d'implantation coloniale porte sur
Jérusalem avec le but avoué de rendre
irréversible la décision d'annexion de la
totalité de Jérusalem pourtant unanimement
condamnée par les Nations Unies (y compris par les
États-Unis !).
Les implantations coloniales dans les territoires occupés sont
une violation flagrante des lois internationales et notamment de la
Convention de Genève du 12 août 1949, dont l'article 49
stipule : << La puissance occupante ne pourra
procéder au transfert d'une partie de sa propre population
civile dans le territoire occupé par elle. >>
Même Hitler n'avait pas enfreint cette loi
internationale : il n'a jamais installé de "colons"
civils allemands sur des terres d'où auraient
été chassés des paysans français.
Le prétexte de la "sécurité", comme celui du
"terrorisme" de l'"Intifada", sont dérisoires : les
chiffres sont à cet égard éloquents :
<< 1116 Palestiniens ont été tués
depuis le début de l'Intifada (la révolte des pierres),
le 9 décembre 1987, par les tirs des militaires, des policiers
ou des colons. Soit 626 en 1988 et 1989, 134 en 1990, 93 en 1991, 108
en 1992, et 155 du 1er janvier au 11 septembre 1993. Parmi les
victimes figurent 233 enfants âgés de moins de dix-sept
ans d'après une étude réalisée par
Betselem, l'association israélienne des droits de l'homme.
Des sources militaires chiffrent à près de vingt mille
le nombre des Palestiniens blessés par balles, et l'Office des
Nations Unies pour l'aide aux réfugiés de Palestine
(U.N.R.W.A.), à quatre vingt dix mille.
Trente-trois soldats israéliens ont été
tués depuis le 9 décembre 1987, soit 4 en 1988, 4 en
1989, 1 en 1990, 2 en 1991, 11 en 1992 et 11 en 1993.
Quarante civils, pour la plupart des colons, ont été
tués dans les territoires occupés, selon un
décompte établi par l'armée.
Selon les organisations humanitaires, quinze mille Palestiniens, en
1993, sont détenus dans les prisons de l'administration
pénitentiaire et dans les centres de détention de
l'armée.
Douze Palestiniens sont morts dans les prisons israéliennes
depuis le début de l'Intifada, certains dans des conditions
qui n'ont pas encore été éclaircies, assure
Betselem. Cette organisation humanitaire indique aussi qu'au moins
vingt mille détenus sont torturés, chaque année,
dans les centres de détention militaire, au cours
d'interrogatoires >>.
Source : "Le Monde" du 12 septembre 1993.
Autant de violations de la loi internationale tenue pour un "chiffon
de papier" et, plus encore comme l'écrit le professeur
Israël Shahak : << parce que ces colonies,
par leur nature même, s'inscrivent dans un système de
spoliation, de discrimination et d'apartheid. >>
Source : Israël Shahak : "Le racisme de
l'État d'Israël". p. 263.
Voici le témoignage du Professeur Shahak sur l'idolâtrie
qui consiste à remplacer le Dieu d'Israël par
l'État d'Israël.
<< Je suis un Juif qui vit en Israël. Je me
considère comme un citoyen respectueux des lois. Je fais mes
périodes dans l'armée tous les ans, bien que j'aie plus
de quarante ans. Mais je ne suis pas "dévoué" à
l'État d'Israël ou à quelque autre État, ou
organisation ! Je suis attaché à mes
idéaux. Je crois qu'il faut dire la vérité, et
faire ce qu'il faut pour sauver la justice et l'égalité
pour tous. Je suis attaché à la langue et à la
poésie hébraïques, et j'aime à penser que
je respecte modestement quelques-unes des valeurs de nos anciens
prophètes.
Mais vouer un culte à l'État ? J'imagine bien Amos
ou Isaïe si on leur avait demandé de "vouer" un culte au
royaume d'Israël ou de Judée. !
Les Juifs croient et disent trois fois par jour qu'un Juif doit
être voué à Dieu et à Dieu
seulement : << Tu aimeras Yaveh, ton Dieu, de tout
ton coeur, de toute ton âme, et de tout ton
pouvoir. >> (Deutéronome, ch. VI, verset 5). Une
petite minorité y croit encore. Mais il me semble que la
majorité de son peuple a perdu son Dieu, et lui a
substitué une idole, exactement comme quand ils
adorèrent tant le veau d'or dans le désert qu'ils
donnèrent tout leur or pour lui élever une statue. Le
nom de leur idole moderne est l'État
d'Israël >>
Source : Ibidem p. 93.
Visitez aussi nos pages en 9 autres langues